Critique : Control (avec son extension La Fondation)

Remedy revient à son top

Fiche

Titre Control
Éditeur 505 Games Développeur Remedy Entertainment
Plate-forme Microsoft Windows, PlayStation 4, Xbox One Date de sortie 27 / 08 / 2019
Joué sur Microsoft WindowsGame Genre Action, Aventure, Fantastique

Critique

Après A Plague Tale, encore un nouveau kif sur un des jeux de ma pile. Même si je n’ai pas eu un coup de cœur comme sur le jeu d’Asobo Studio, j’ai néanmoins beaucoup apprécié Control.

Par le studio qui vous a offert Max Payne et Alan Wake

Il faut dire que j’ai le profil du joueur demandé. Quand même, on parle du nouveau jeu du studio finlandais Remedy Entertainment. Soit ceux qui nous ont offert Max Payne (2001) et sa suite Max Payne 2: The Fall of Max Payne (2003), Alan Wake (2010) et Quantum Break (2016).

Sur ces quatre jeux, j’en considère un comme un chef d’œuvre et en ai adoré deux. Je vous laisse deviner qui est qui. Premier indice, Quantum Break est l’intrus. Malgré ses qualités, le jeu où le héros était joué par le mutant Bobby Drake alias Iceberg partait d’une volonté de combiner jeu vidéo et mini-série donnant malheureusement un style expérimental parfois trop bancal.

Ça, combiné avec les images ne me donnant pas du tout envie de Control (ça avait l’air vide), voilà pourquoi j’ai mis autant de temps à m’y mettre. De plus, l’héroïne ne me semblait pas charismatique.

Graphiquement « avancé »

Pour commencer, j’ai galéré sévère avec la configuration des graphismes. Déjà, j’avais lancé le jeu avec DirectX 12. Or comme ma carte graphique n’était pas compatible, je me tapais des graphismes réduits au niveau le plus bas. J’ai joué plusieurs heures comme ça avant de me rendre compte que ce n’était pas possible que le jeu soit aussi moche. Bref, j’ai finalement réussi à avoir les graphismes en qualité haute en passant en DirectX 11. Pour le coup, c’est bien plus beau sans atteindre, le niveau des vidéos officielles, c’est-à-dire avec DirectX 12 et RTX.

En l’état, Control reste tout de même sexy grâce à un level design assez sympathique du fait de son ambiance. Pour résumer, on est piégé dans la Vieille Maison. Impossible d’en sortir car cette dernière a été confinée afin d’empêcher un espèce de truc checlou et contagieux comme le Coronavirus appelé le Hiss de se répandre sur la planète. Je vous rassure, la Vieille Maison, ce n’est pas une maison de banlieue, mais un bâtiment gigantesque donnant accès à des dimensions astrales. Pour tout parcourir, il faudra plus d’une dizaine d’heures.

Entre X-Files et Alan Wake

La particularité du jeu réside dans son histoire et son ambiance. Comme sur Alan Wake et Quantum Break, Remedy s’est amusé à enrichir sa trame principale en foutant des documents à lire ou à regarder partout. J’insiste, ces documents ne sont pas à négliger, car ils apportent beaucoup de profondeur au background de Control allant jusqu’à faire un lien direct avec… Alan Wake. Bref, pour résumer, tu zappes les documents, tu passes à côté du jeu et ses mystères. Pour le coup, j’ai beaucoup aimé. C’est assez tortueux et bizarre. Le tout avec un style visuel marqué. Surtout, dissiper le brouillard autour des mystères est agréable. Reste une fin m’ayant laissé sur ma faim.

Reste le dernier point : le gameplay. Alors là, ça a été un gros, gros kif. On sent l’expertise du studio depuis les aventures du dépressif aux deux flingues. Les gunfights sont mouvementés. Je ressentais l’impact des balles sur les ennemis. Ça m’a marqué, car il y a moins d’un mois, j’ai bouclé Gears of War 5 et clairement, il y a un monde dans le ressenti. L’héroïne Jesse Faden (un nom qu’on n’oublie pas facilement, je ne sais pas pourquoi) a également des pouvoirs. Ceux-ci s’intègrent au pistolet avec une fluidité et maniabilité exemplaire. Il y a eu du progrès depuis Quantum Break, loin d’être une réussite sur ce côté d’après mes souvenirs.

Cerise sur le gâteau, tout est fait pour éviter la pénibilité des allers-retours via des nombreux portails permettant d’aller très rapidement d’un point à un autre.

Fondation… solide ?

Concernant l’extension La Fondation, je l’ai trouvé plutôt sympa, notamment grâce à son level design qui marque une rupture avec le jeu principal et pour les deux nouveaux pouvoirs. Malgré tout, j’ai regretté que l’histoire n’avance pas des masses. En gros, ça sonne vraiment comme une petite histoire à part en mode épilogue donc sans réel impact. Reste un boss final qui m’a donné du challenge.

En tout cas, j’espère plus de la deuxième extension nommée AWE qui, si on se fie à son poster, propose un crossover avec l’écrivain Alan Wake !

Par ravi de voir cette pile de jeu diminuer à vue d’œil.

Conclusion

Comme à son habitude, le studio Remedy livre avec Control, un jeu où une captivante narration enrobée de mystère et des gunfights addictifs forment un mélange détonnant.

+

  • Gameplay addictif entre gunfight, exploration et égnime
  • Ambiance à la X-Files
  • Level design de la Vieille Maison

  • Sentiment d’inachevé en finissant le jeu
8/10

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