Critique : Balle perdue

Une vraie proposition pour le genre

Fiche

TitreBalle perdueTitre VO
RéalisateurGuillaume PierretScénaristesGuillaume Pierret, Alban Lenoir, Kamel Guemra
ActeursAlban Lenoir, Nicolas Duvauchelle, Ramzy Bedia, Stéfi Celma, Rod Paradot, Sébastien Lalanne, Pascale Arbillot, Alexandre Philip
Date de sortie19 / 06 / 2020 (Netflix)Durée1h 32
GenreAction, Policier, ThrillerBudget

Petit génie de la mécanique, Lino est réputé pour ses voitures-bélier. Jusqu’au jour où il se fait arrêter pour un braquage qui tourne mal. Repéré par le chef d’une unité de flics de choc, il se voit proposer un marché pour éviter la prison. 9 mois plus tard, Lino a largement fait ses preuves. Mais soudain accusé à tort de meurtre, il n’a d’autre choix que de retrouver l’unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans une voiture disparue.

Critique

Du bon film d’action made in French ? C’est du moins la proposition de Balle perdue. À la caméra, un novice dans le style long-métrage : Guillaume Pierret. IMDb m’apprend qu’il a signé des sketchs pour le Golden Show en 2013 et un court-métrage en 2012. C’est donc cette production Netflix qui va me positionner un peu sur le talent du bonhomme. D’autant plus qu’il signe également le scénario.

Par contre, devant la caméra, il y a du beau monde made in French. Notamment, avec des transfuges de la télévision entre trois séries que j’adore : Hero Corp, Dix pour cent et Lazy Company.

Action : objectif rempli

En tout cas, j’ai cliqué sur lecture avec de grosses espérances et elles sont partiellement remplies. Quand il s’agit de faire éclater les basses, Guillaume Pierret et son équipe cochent pratiquement toutes les cases de la todo list du genre. Pour couronner le tout, on est dans du terre-à-terre et du sale.

Quand ça se pète la gueule, ça se pète la gueule. Même s’il y a un ou deux manqués (les fameux coups arrêtés avant qu’ils ne frappent le cascadeur), les cascades sont jubilatoires. Quand deux bagnoles se fracassent, elles se rentrent vraiment dedans. On en voit de la tôle, du boulon et de l’huile. Les voitures sont littéralement déchiquetées au point que j’ai eu des frissons aux couilles pour elles. Bref, on est dans un monde entre The Raid et Mad Max. Sans évidemment atteindre leurs niveaux.

Narration : objectif manqué

Malheureusement, là où Balle perdue se manque à mes yeux, c’est au niveau de la narration. Déjà le déroulement de l’histoire est beaucoup trop prévisible pour s’avérer réellement captivant. Par exemple, j’ai senti venir chaque twist trop tôt. Si, au début, j’ai trouvé que le film foutait un bon coup de stress en mode « héros seul contre le monde ». Au final, on se rend vite compte qu’il est presque intouchable. Dès lors, je ne me suis plus trop inquiété sur son sort.

Néanmoins, le plus regrettable demeure que le jeu des acteurs sonne, la plupart du temps, faux. Bizarrement, sauf quand Ramzy Bedia est impliqué. C’est peut-être un préjugé de ma part du fait de ses origines dans la comédie et de ma méconnaissance du cinéma français, mais j’ai été surpris de remarquer qu’il apportait de la consistance à son personnage. On y croit, quoi. L’autre qui est vraiment bon, c’est Rod Paradot. Le reste navigue entre cliché et surjeu. Vraiment dommage.

Par qui espère plus de propositions de ce genre du cinéma français.

Conclusion

Chacune des scènes d’action est mémorable et ce n’est pas donné à tous les films du genre. Malheureusement, le reste pêche. N’empêche, je suis bien curieux de découvrir le prochain Guillaume Pierret.

+

  • Quand l’action s’enclenche, on est bien

  • Quand l’action s’arrête, on est moins bien
6/10

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