Critique : Almost Human – Saison 1

Presque réussi

Fiche

Titre:Almost Human
Créateur(s):
Showrunner(s):
Acteurs: , , , , ,
Guest-stars: ,
Titre original:Saison:
1
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:13
Genre:Action, Drame, Policier, Science fictionFormat:42 mn
Diffusion d’origine:17 novembre 2013Chaîne:

Dans un futur proche, la police de Los Angeles emploie des androïdes à la plastique semblable aux humains. John Kennex perd un de ses collègues et sa jambe lors d’une mission-piège tendue par la mystérieuse organisation, le Syndicat. Après 17 mois de coma, le policier s’efforce de rassembler ces souvenirs dans l’espoir de pouvoir venger son ami et retrouver sa bien-aimée disparue. Entretemps, il lui faut reprendre du service. Son retour est d’autant plus difficile qu’il lui faut faire équipe avec un de ces robots très attachés au règlement. Lui est alors exceptionnellement assigné un ancien modèle, retiré du marché suite à quelques défaillances…

Critique

Almost Human est une série créée par J.H. Wyman. L’homme a principalement écrit le scénario des films Dead Man Down et Le Mexicain (pas le haut de panier du cinéma, en somme) mais surtout, il a écrit vingt-deux épisodes de la série regrettée, Fringe.

C’est inévitablement la série à laquelle on pense en regardant Almost Human. Le style, l’univers, la photographie, tout semblent faire de cette nouvelle série un spin-off, exception faite que ça se déroule dans le futur (quoique) et que ça parle de robots plutôt de manipulations spatio-temporelles. Là où Fringe s’inspirait d’X-Files, Almost Human semble vouloir axer son histoire vers le buddy movie avec un duo que tout sépare : le flic humain rongé par son passé et un androïde.

Le premier épisode envoie du pâté avec une gunfight plutôt impressionnante pour une série de cet acabit, surtout grâce à la présence en tête d’affiche de Karl Urban (plus habitué au cinéma qu’à la télé). Petit à petit, la trame se dessine et le duo Urban/Ealy fait des étincelles, ils se charrient sans cesse et c’est drôle. Autre point positif, l’univers est convaincant. Bref que d’espoirs pour la suite.

Presque réussi ne signifie pas que c’est réussi.

Plus les épisodes avancent, plus on voit qu’on s’oriente vers le modèle de Fringe malgré le faible nombre d’épisodes commandés (13). À chaque épisode, son enquête sans oublier la trame de fond qui évolue avant d’exploser avec Unbound (le dixième et meilleur épisode de la saison) faisant intervenir John Larroquette et surtout Gina Carano en sosie du T-X (Terminator 3 : Le Soulèvement des machines). Unbound se termine sur un cliffhanger laissant envisager le meilleur pour la suite. Mais plus rien…

En me renseignant sur le net, il semblerait que la série ait eu des audiences peu recommandables et que les épisodes ont été diffusés mélangés. C’était d’ailleurs complètement fou, le dernier épisode de la saison se terminait comme un épisode normal. C’est pour ça que je suis allé me renseigner sur Internet, je n’arrivais pas à croire que c’était le dernier.

Dans l’ensemble, difficile de se montrer pleinement convaincu par Almost Human. Plus on avance, plus la série semble s’essouffler et ne pas trop savoir comment captiver l’attention des spectateurs. Attention, je ne dis pas que c’est mauvais, mais c’est juste qu’on a déjà vu beaucoup mieux dans le style, notamment avec Fringe. Pour les acteurs, dans l’ensemble, ils sont convaincants, mais encore une fois, on a déjà vu mieux. Bref, une série qui tente de reproduire une formule gagnante sans y parvenir.

Conclusion

Probablement créée pour prendre le créneau laissé par Fringe, Almost Human finit par décevoir à force d’empiler les épisodes lambdas malgré deux exceptions (le pilote et Unbound). La diffusion chaotique n’arrange pas les choses. Probablement, une série qui n’ira pas plus loin que la première saison. Et ce ne serait pas une injustice.
+– Le duo à la buddy movie
– L’épisode pilote et Unbound
– Narration chaotique dans les derniers épisodes
– Voué à mourir après sa première saison
– Trop classique
5/10

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A propos de l'auteur : (2920 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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