Critique : Agents of SHIELD – Saison 5 (Deuxième partie)

Avant Infinity War

Fiche

Intégré au Marvel Cinematic Universe
TitreLes Agents du SHIELDTitre VOAgents of SHIELD
CréateursJoss Whedon, Jed Whedon, Maurissa Tancharoen
ActeursClark Gregg, Ming-Na Wen, Chloe Bennet, Iain De Caestecker, Elizabeth Henstridge, Henry Simmons, Natalia Cordova-Buckley
Saison5Nombre d’épisodes12
Date de sortie02 / 03 / 2018Format42 mn
GenreAction, Drame, Espionnage, Science-fictionChaîne:ABC

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Continuant une première partie de cinquième saison pour le moins déroutante, la suite est plus classique, mais vaut toujours le détour pour son histoire temporelle et ses ramifications avec Infinity War.

La Blonde de la Générale

Deux personnages m’ont vraiment enthousiasmé dans cette deuxième partie. Tout d’abord, la petite nouvelle, Ruby (Dove Cameron). Assez insupportable à cause de son arrogance, mais ça fait partie du personnage et pour le coup, je trouve ça réussi. En plus, d’une première apparition badass.

Néanmoins, mon véritable coup de cœur va pour le général Talbot (Adrian Pasdar). Jusque-là, je ne l’avais jamais trouvé intéressant. Secondaire au mieux. Mais pour le coup, il m’a bluffé. Le jeu d’acteur de l’ancien d’Heroes en tant que victime de torture et de lavage de cerveau est à la fois flippant et surtout hilarant. Par contre, quand Talbot récupère ses pouvoirs. Quelle classe ! Amusant de voir comment ça part en couilles jusqu’à une empoignade avec Daisy qu’on croirait sorti de Matrix Revolutions.

J’ai aussi beaucoup aimé la violence de cette partie qui frôle parfois l’horreur. Comment oublier les bras coupés de Yo-Yo ? Ou encore, la tête écrasée de Werner von Strucker dans l’épisode All Roads Lead… réalisé par Jennifer Lynch, la fille de David Lynch ? Il y aussi l’égorgement de Ruby. Pour boucler le tour des personnages sur une note plus joyeuse, Deke (Jeff Ward) était vraiment marrant à mes yeux. Notamment pour sa surprenante filiation et pour sa relation avec Quake. C’était certes parfois exagéré, mais peu importe, l’essentiel est que ça fonctionne.

Ramifications légères

Concernant le final, j’avoue avoir été surpris de ne avoir aucun impact d’Avengers: Infinity War si ce n’est pas la mention de Thanos quelques épisodes auparavant. Mais avec le recul, ça semble assez logique. Il parait impensable de spoiler la fin du Marvel Studios aux gens qui ne l’ont pas encore vu. Au bout du compte, ils ont réussi à jouer le coup en bouclant la saison avant que l’attaque éclair de Thanos ne commence. On imaginera nous-mêmes les actions des agents du SHIELD durant l’attaque.

D’ailleurs, c’est amusant d’apprendre que les showrunners du show étaient en galère à cause d’Infinity War. Déjà qu’ils font mourir deux personnages majeurs, il faut en plus se débarrasser la moitié de l’équipe ? Voilà ce qui explique pourquoi la saison 6 ne reviendra pas avant l’été 2019, soit après Avengers 4.

La boucle est bouclée

Je termine cette brève critique avec une petite pensée pour Coulson et Fitz. Très beau final pour les deux. Pour le premier, assez classique, mais un joli retour aux sources et un adieu avec Daisy déchirant. La série pourrait se terminer sur cette image que ça ne me poserait aucun problème. Tandis que Fitz m’a ému par sa mort atypique. Ça m’a fait un peu chialer de voir que le mec ne se rendait pas compte qu’il allait mourir et qu’il était toujours préoccupé par les autres.

C’était le Fitz qu’on aimait.

Par , le29 mai 2018.

Conclusion

Après une première partie emballante, la deuxième moitié de la saison 5 d’Agents of SHIELD est moins réussie à mes yeux, mais réussit toujours à capter mon attention grâce à d’excellentes idées à droite et à gauche comme l’utilisation de Talbot, le comique de répétition avec Deke, des passages étonnamment horrifiques et l’émotion, comme toujours.
7/10
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A propos de l'auteur : (2941 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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