Les chroniques de Coolson : Wayne’s World (1992)

On a tous, surtout dans l’enfance/adolescence, un film dont on ne se lasse pas, qu’on regarde parfois plusieurs fois par jour. Souvent, ce sont des dessins animés, des films “pour enfants”, des films qui forgent nos goûts, nous façonnent, et parfois affirment certains pans de notre personnalité.

Le film dont je veux parler aujourd’hui, c’est ça pour moi. Un film que j’ai regardé jusqu’à ce que la K7 implore ma pitié.

Mais j’écris également sous la menace d’une arme à feu, tenue par un individu incapable de se raisonner dès que la partie de Sea Of Thieves se lance. Il sait, je sais et maintenant, vous savez. Mais je m’égare du sujet initial…

Ce film donc, qui a forgé chez moi mon amour pour l’humour absurde, le rock et le cool. Alors, chwing, mégateuf, excellent,

Aujourd’hui, c’est Wayne’s World.

Un jour elle sera mienne, oh oui, un jour elle sera mienne.

Wayne’s World est un film américain sorti le 14 février 1992 aux États-Unis et le 28 octobre de la même année au pays qui sort en 8e de finale de l’euro (plantez doucement le couteau dans la plaie et touillez).

Vous connaissez le truc, voilà un pitch bien trop sérieux : Wayne’s World ou la confrontation radicale de deux jeunes gens face à la cruauté du monde des médias et l’inexorable réalité de la vie d’adulte. Ils affronteront, ensemble, les terribles épreuves de la vie, de l’amour et de l’inéluctabilité de la rationalisation propositionnelle des décideurs du microcosme médiatico-publicitaire incarné par un jeune requin aux dents longues prêt à tout pour faire valoir sa supériorité alpha, et qui plus est, parle cantonnais (oui, c’est exact, tout ça ne veut rien dire, mais j’ai carte blanche, je m’en sers). Et ils feront des fins à la Scooby-Doo aussi.

Wayne est incarné par Mike Myers, un demi-dieu pour moi et dont c’est là le premier rôle au cinéma. Il explosera quelques années ensuite grâce à la série de films Austin Powers, là aussi, un chef d’œuvre de l’absurde. Il a, comme beaucoup, fait ses premières armes au Saturday Night Live, que je ne saurais que vous conseiller si vous maîtrisez la la langue de Shakespeare, vu que c’est probablement une des émissions les plus drôles de tous les temps, à l’antenne depuis 1975. Regardez la vidéo en dessous siouplé, et après, votre vie aura changé.

C’est également là qu’ils créeront les personnages du film, au travers d’un sketch régulier reprenant l’histoire des deux demeurés présentant une émission depuis la cave des parents de Wayne.

Garth est incarné par Dana Carvey, qui a, de base, un visage rigolo, ce qui est un plus pour être drôle. Il n’a pas eu, selon moi, la carrière qu’il méritait, dû à un arrêt prématuré à cause de problèmes cardiaques mal soignés. Mais je vous conseille tout de même son dernier spectacle où il fait mouche dans le rôle du boomer qui se moque des boomers.

Zébrées pour son plaisir, heeeehouuuu !

Le film est réalisé par Penelope Spheeris, dont je ne peux pas dire grand-chose, vu que je n’ai RIEN vu d’autres de sa part.

Par contre, le film a été adapté pour chez nous par Messieurs A « putain de » lain Cha « The Fuck » bat et Dominique « J’ai pas pris de bagage, pourquoi fallait que j’en prende » Farru « Putain de » Gia. Les deux ne se sont jamais caché de leur amour immense pour le SNL (SI c’est vrai, je l’ai dit ICI !) C’est un rare film où les 2 versions sont tellement différentes, que les blagues ne tombent pas forcément de la même manière au même endroit.

Anecdote cocasse, j’ai discuté du film avec un Américain (ouais, je suis worldwide, je connais des gens), et nos références n’étaient pas du tout les mêmes. Mais je vous conseille vraiment la VF, relevée par des doublages parfaits.

Juste une phrase, une seule, que je trouve divine en français, mais qui se révèle pleinement en V.O :
Si Benjamin était le nom d’un médicament, ce serait un suppositoire !
If Benjamin was an ice cream flavour, it will be praline & dick !
Je vous laisse traduire, pour vos mamans et vos petits frères.

Alors, c’est valable ?

Si vous avez commencé la chronique par ce paragraphe, vous ne connaissez pas mon amour, ma passion, mon fils, ma bataille pour ce film. Et je retoquerai en vous disant que ce n’est pas judicieux de commencer vos lectures n’importe où sur la page. Après, qui suis-je pour juger ? Mais ne venez pas gueuler quand vos armoires IKEA deviendront des bureaux ou des étagères !

Et pour les autres, les 2 lecteurs qui me soutiennent, malgré le fait que, clairement, je perds la carte et mes chroniques ressemblent de plus en plus à un appel à l’aide, je vous en supplie, si vous ne l’avez pas vu, regardez le, c’est du génie, upgradé par deux autres génies et la rencontre marche DE OUF ! Ce film est une bible de répliques culte et d’expression rentrée dans le langage courant (quand on est ringard). Mégateuf !

Bisous.

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