Les chroniques de Coolson : Piège de cristal (1988)

Les amis, l’heure est venue, the time has come comme disait.. euh…

Les amis, l’heure est venue, l’heure de parler de ce que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands films d’action ever, d’introduire deux légendes dans notre petite aventure empreinte de nostalgie et d’absence de talent d’écriture.

Un film qui aura élevé la journée de merde au rang d’art et qui répond à la question que tout le monde se pose : « Est-ce que je possède suffisamment de swag avec un marcel dégueu, un pantalon à pinces et pas de chaussures pour combattre des terroristes allemands ? ». Tiens d’ailleurs, ça ferait un bon thème pour les reines du shopping ça…

Bon, je viens de les appeler, ils sont chauds. Bref.

Z’êtes prêt ? Alors zébarti ! Yippee-ki-yay,

Cette semaine, c’est Piège de cristal !!!!! (Y a pas de point d’exclamation dans le titre, mais PIÈGE DE CRISTAL PUTAIN !!)

Viens m’voir à Los Angeles, on passera Noël en famille, on fera la fête !

Piège de cristal est un film américain sorti le 22 juillet 1988 aux States of murica (en lui souhaitant un merveilleux anniversaire, 33 ans de bonheur sans ombre, xoxo) et le 21 septembre de la même année au pays de Michel Blanc, le Bruce Willis français.

Le film nous montre la jeunesse du professeur Rogue, alors un immigré allemand réfugié aux États-Unis, qui décide, avec quelques camarades patibulaires, de partir en week-end à Los Angeles. Au cours d’une petite fête organisée pour célébrer la Noïel, ils seront interrompus par un policier new-yorkais, en difficulté dans son couple, au swag certain, mais clairement un « party pooper ». J’ai bon ?

John McClane, l’empêcheur de passer Noël en rond, est interprété avec brio par l’immense Walter Bruce Willison, mieux connu sous le nom de Bruce « Goddam » Willis. Que dire de lui ?

Figure iconique des années fin 80/90, que l’on pourrait aisément inclure dans notre sainte trinité de la tatane, mais nan, parce qu’une trinité à quatre, c’est chaud. Il se rêvait chanteur de rock ou acteur de comédie, mais c’est la série télé Clair de Lune qui lui fera connaître le succès et Piège de cristal qui lui ouvrira les portes de la reconnaissance planétaire.

Il connaîtra un second souffle grâce à Tarantino et son Pulp Fiction, qui le replace sur la carte des acteurs bankables. Sa rencontre avec M. Night Shyamalan le consacre comme un acteur complet avant d’enchaîner des films plus confidentiels, mais pas dénués d’intérêts (Mission Évasion, Les larmes du Soleil). Une belle rencontre avec Wes Anderson (REGARDEZ LA VIE AQUATIQUE) dans Moonrise Kingdom, avant de revenir dans le dispensable Die Hard 4, de faire joujou avec ses copains dans Expendables, de les saouler, de commettre l’impardonnable Die Hard 5 et de se lancer à corps perdu dans le direct to DVD fauché, ou de se contenter de poser son nom sur une affiche contre un gros chèque et une demi-journée de tournage, comme dans le caca boudin Sans Issue avec Sigourney Weaver et Henry Cavill (pardonne leur seigneur). Ce qui ne l’empêche pas d’être, à l’heure actuelle, le 8e acteur le plus rentable de l’histoire du cinéma.

Et bien sûr, le sémillant Hans Gruber est incarné par le regretté Alan Rickman, Rogue dans Harry Potter, le shérif de Nottingham dans Robin des Bois, la voix de Marvin, le robot dépressif dans H2G2 et j’en passe. Avec une incroyable carrière au théâtre en sus, il manque cruellement au cinéma.

Ho Ho Ho, i’ve got a machine gun !

Je ne parlerais pas de John McTiernan, le réal, vu que j’en ai parlé ICI et ICI.

En revanche, on peut se caley une petite session genèse/fun fact pas piqué des hannetons, histoire de parler encore plus du film ! Mesdames, Messieurs, LES TIRETS !

  • Le film est une adaptation du roman Nothing Last Forever de Roderick Thorp, qui n’a, mais alors, QUE DALLE à voir avec Die Hard et devant servir, à l’origine, de canevas à la suite de Commando avec Schwarzy. Refusant de reprendre son rôle, le projet est enterré.
  • Contractuellement, Frank Sinatra devait tenir le rôle, mais refuse également.
  • Environ 12 000 acteurs différent ont été envisagés avant que le rôle ne revienne à Bruce Willis.
  • La tour Nakatomi est en réalité la Fox Plaza,le siège de la Fox, producteur du film, et qui est visible encore aujourd’hui sur Google Earth (KLIK). Elle est visible dans Speed de Jan De Bont, directeur de la photographie sur Piège de cristal, cocasse. Mais aussi dans Fight Club, GTA V ou encore Brooklyn 99 (NINE NINE !)
  • Souvent considéré comme un film de Noël (moi-même, je le considère comme un film de Noël), le film a été prévu pour être un divertissement de l’été.
  • Lors d’une confrontation entre les deux protagonistes, Hans ne comprend pas le besoin des américains de jouer les héros solitaires, comme Clint Eastwood ou John Wayne. John McClane lui avouera sa préférence pour Roy Rodgers qui, en 1943, dans le film King Of Cowboys, lancera le célèbre Yippee-Ki-Yay, phrase culte de McClane.

Alors, c’est valable ?

Selon un sondage que je viens d’inventer à l’instant, 187 % de la population mondiale aime John McClane. Les chiffres ne mentent pas ! Donc, c’est probablement vrai.

Piège de cristal est grand, très grand. Le témoin d’une époque d’action décomplexée, mettant en scène des messieurs tout le monde, à l’opposé des Stallone et Schwarzy, capable de déplacer des montagnes en galérant sa race, en se faisant latter, en se prenant des bastos, de se débarrasser d’une vingtaine de terroristes OKLM. Mais de toujours finir ses adversaires en lâchant un puissant calembour.

J’aime.

Bisous.

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