Les chroniques de Coolson : La Vie rêvée de Walter Mitty (2014)

Les petits potes, on ne va pas se mentir, ni jouer du pipeau, on ne vit pas actuellement nos meilleures vies. Alors, j’ai décidé, pour cette semaine exceptionnellement, de mettre un grand coup de boule dans les valseuses du contrat moral qui me lie à Marvelll et de parler d’un film sorti bien après ma période de prédilection, mais qui sonne comme une ode à la vie et comme un joli pansement Tom & Jerry sur une jambe gangrenée.
Alors, on prend son skate, son appareil photo et son âme d’enfant.

Cette semaine, c’est La Vie rêvée de Walter Mitty.

Space Oddity

La Vie rêvée de Walter Mitty est un film américain sorti le 5 octobre 2013 aux États-Unis et le 1er janvier 2014 au pays de Thomas Pesquet (MY MAN). Il retrace l’histoire de Walter Mitty, un doux rêveur, employé au service négatifs du magazine LIFE dont la version papier doit s’arrêter après le prochain numéro. Malheureusement, la photo devant devenir la dernière couverture est manquante dans le colis qu’il reçoit. Il décide alors de partir à la rencontre du photographe, Sean O’Connell, légende de son art, pour lui demander où est passée le précieux négatif. Il s’envole pour le Groenland puis l’Islande, sur les traces de Sean…

Walter Mitty est incarné par un Ben Stiller en état de grâce décidant de vivre sa vie pour lui, comme il l’entend. Souvent bien plus réputé pour ses rôles de comique un peu bébête, Ben Stiller prouve avec ce film qu’il a également ce talent, qui, à l’instar d’un Jim Carrey, est capable d’incarner des personnages et pas seulement de faire le con devant la caméra. Même s’il est extrêmement doué pour ça (White Goodman, je t’aime), il nous prouve sur ce film qu’il sait être sobre et nous arracher une larmichette.

Kristen Wiig incarne de son côté, Cheryl Melhoff, le crush de Walter Mitty qui, lorsqu’elle ne joue pas dans des daubes intersidérales (SOS Fantômes, et parait-il que Wonder Woman 84 est bien caca boudin, je ne juge pas, j’ai pas vu), se révèle être une actrice aussi douée que drôle. Dans le même genre de registre, je vous conseille le charmant Downsizing avec Matt Damon, qui se révèle une bonne surprise pour ma part. N’hésitez pas également à jeter un œil sur Anchorman 2, et sur le 1 également au passage, deux films pas forcément extrêmement connus en France, mais qui mérite d’être vu et revu tant c’est exceptionnellement drôle.

« Les choses les plus belles n’attirent pas forcément l’attention »

Le film est également réalisé par Ben Stiller, pas forcément plus reconnu pour ses talents de réalisateurs que d’acteurs, mais à qui l’on doit Disjoncté (1996) avec Jim Carrey et Matthew Broderick, l’un des films les plus sous coté de la carrière de Jim Carrey, qui arrive à passer de la comédie potache au vrai thriller avec une aisance incroyable. Personnellement, j’adore ce film. Il a également réalisé Zoolander (2001), comédie culte en ce qui me concerne. C’est du délire assumé, sur moi, ça fonctionne. Il a ensuite mis en scène Tonnerre Sous Les Tropiques (2008) avec un Robert Downey Junior en roue libre et qui, à l’instar d’un Zoolander, est bien con de bout en bout et voit Tom Cruise incarner le frère de White Goodman de Dodgeball, Les, et s’en donner à cœur joie tant il a l’air de kiffer faire le con.

Alors, c’est valable ?

J’ai décidé cette semaine de rompre un contrat conclu par le sang, alors, vaut mieux que ce soit valable. Mon cher Marvelll nous avait déjà donné son avis ICI, et, loin de moi l’idée de venir pisser sur ses plates-bandes ni encore moins lui chier dans les bottes, mais j’avais envie de parler de ce film qui met un max de baume au cœur. Et puis ça change des bourrins décérébrés que j’ai tendance à chroniquer, pour une fois, je prouve que sous la cravate, y a un cœur qui bat, mais ne vous égarez pas, semaine prochaine, on repart sur ce qu’on aime tous : le sang, le sexe et la pisse.

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