Les chroniques de Coolson : Fortress (1993)

Cette semaine, c’était l’anniversaire de notre Christophe Lambert (64 ans) national. Un acteur qui, bien qu’ayant accumulé autant de navet qu’un maraîcher (spécialisé dans le navet bien entendu), a fait rayonner la France à l’international, et ce, depuis pas mal d’années maintenant. Malheureusement pour lui, il se contente maintenant d’être Christophe Lambert et d’apparaître dans pas mal de productions, souvent des séries, où il se montre rarement bien plus longtemps que le temps d’un caméo.

Mais c’était aussi l’annonce que nous redoutions tous, un énième confinement. Donc, on fusionne l’actualité, on synthétise et Boom ! Alors on prend sa tenue de prisonnier, son phaser du futur et on va prouver que finalement, notre confinement, il est plutôt sympa comparé à celui de Christophe.

Cette semaine, c’est Fortress.

La « forteresse »

Fortress est un film australo-américain, sorti le 21 janvier 1993 en Australie, le 3 septembre 1993 aux États-Unis et le 17 mars de la même année au pays de Patrick Topaloff. Il nous raconte l’histoire du Capitaine John Brennick et de sa femme, Karen, décidant d’avoir un 2e enfant dans une société où les naissances sont régulées. Ils vont se faire griller et envoyer en prison. Une prison, la « Forteresse », dont on ne peut pas s’évader sous peine de choper une gastro aussi fulgurante que fatale. Spoiler Alert : ils vont quand même essayer.

John Brennick, vous devez vous en douter, enfin, je l’espère, est incarné par Christophe Lambert. Malgré une carrière en dents de scie, il possède une incroyable cote de sympathie, et a réussi à créer son gimmick, que l’on attend désormais impatiemment, son rire !. Il a commencé sa carrière et s’est révélé au grand public dans Greystoke où il incarne le rôle de Tarzan. Puis il confirme avec le chelou, mais néanmoins excellent, Subway de Luc Besson (à l’époque où Luc Besson était un excellent réalisateur) pour lequel il remporte le César du meilleur acteur et finira par exploser avec le cultissime Highlander, une merveille de BO, de scénario et d’ambiance qui a connu une douloureuse et lente descente aux enfers à chacune de ses suites.

Le directeur de la prison est interprété par Kurtwood Smith, une bonne tête de méchant des années 90, mais aussi et surtout, Red dans la série That’s 70’s Show, que je vous conseille trèèèèèèès vivement.

Chérie, j’ai réanimé Fortress

Le film est réalisé par Stuart Gordon, surtout connu pour avoir mis en scène Re-Animator avec Jeffrey Combs. Une tête de fou qui ne sortira jamais de ce rôle, on le retrouve d’ailleurs dans Fortress où il joue le rôle du petit fragile prêt à péter les plombs. À noter que Fortress sera nominé au dernier festival d’Avoriaz (une référence) en cette même année et au prix du meilleur film de SF par l’académie des films de science fiction, fantastique et horreur en 1994. Gordon aura également écrit le scénario de Chérie, j’ai rétréci les gosses, au panthéon des films de notre enfance (quand on est vieux). Je ne me prononcerais pas sur le reste, je n’ai pas vu, je ne suis pas compétent.

Alors, c’est valable ?

Perso, je trouve que, pour une série B, c’est plus qu’honorable. Certes, le film n’est peut-être pas à la hauteur de ses ambitions, n’a pas les moyens d’aller aussi loin qu’il le souhaite, mais il fourmille de bonnes idées de scénarios, une ambiance 80/90 vraiment cool et puis y’a Christophe. Rien que pour ça (tant qu’on m’oblige pas à regarder Beowulf), ça vaut le coup et ça se laisse franchement regarder (en faisant abstraction du fait que ça a peut être un chouia mal vieilli). Mais si on reprend l’idée de base de cette chronique, regardez-le et vous verrez que, effectivement, on n’a pas tous le même confinement.

PS : Une suite à vu le jour en 2000, Fortress 2 Réincarcération. On va pas se mentir, c’est une daube. Ce qui, d’ailleurs, caractérise bien la carrière de notre cri-cri national. Il est capable de passer du tout au tout en l’espace de deux films.

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