Quand le serpent s’emmêle
Fiche
| Titre | Anaconda | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Tom Gormican | Scénaristes | Tom Gormican & Kevin Etten |
| Acteurs | Jack Black, Paul Rudd, Steve Zahn, Thandiwe Newton, Daniela Melchior, Selton Mello | ||
| Date de sortie | 31 / 12 / 2025 | Durée | 1h 39 |
| Genre | Action, Aventure, Comédie | Budget | 45 000 000 $ |
Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un objectif un peu fou : réaliser leur propre remake d’Anaconda en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable serpent géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un piège mortel.
Critique
J’aurais vraiment voulu kiffer cette cuvée 2025 d’Anaconda. Sur le papier, le projet avait tout pour me plaire : un reboot méta du nanar culte de 1997, Anaconda, le prédateur, où un serpent géant venait emmerder un casting plus que royal (Jennifer Lopez, Ice Cube, Jon Voight, Eric Stoltz, Owen Wilson et Danny Trejo). Le tout porté par une réunion de stars salivante : Jack Black et Paul Rudd.
On ne va pas se mentir : Anaconda, le prédateur n’était pas un grand film, mais c’est un nanar très jouissif. Le genre de plaisir coupable où l’on passe un bon moment devant des scènes marquantes, comme lorsque Jon Voight (et son accent improbable, si mes souvenirs sont bons) se fait avaler vivant par le reptile.
Pour ce cru 2025, le réalisateur Tom Gormican a tenté de réunir les têtes d’affiche de son précédent film, Un talent en or massif (2022). Sans succès : Pedro Pascal avait des conflits de calendrier, tandis que Nicolas Cage trouvait que le projet ressemblait trop à leur précédente collaboration.
Jack Black et Paul Rudd dans la jungle du cartoon
Mais alors, quel est le problème ? Tout d’abord, le film semble hésiter sur le genre à adopter et finit par essayer de tous les englober. Si le premier tiers, qui présente les personnages et leurs motivations, est plutôt réussi, le film perd tout intérêt dès qu’il bascule en mode survival. C’est d’autant plus frustrant que c’est précisément ce que l’on attendait – en tout cas, perso, j’avais hâte de découvrir le duo Black/Rudd face à un anaconda géant.
Le souci, c’est que tout est traité sur le ton de la comédie. Si cela fonctionne au début, quand arrive la confrontation à l’anaconda, les héros réagissent comme des personnages de cartoon, ce qui évacue toute la tension propre au genre. Il n’y a plus aucun suspense : juste des acteurs qui jouent façon Jumanji (Jack Black n’est pas dépaysé), le fun en moins. Il faut aussi composer avec des serpents numériques trop visibles et des mises à mort sans aucune inspiration.
Au final, je ne retiendrai que quelques blagues, comme le titre du scénario de Doug, The Anaconda — qui se moque avec brio du cliché consistant à rajouter un « The » pour faire genre (The Wolverine, The Predator, The Suicide Squad ou The Batman) — et surtout, de gros regrets.
Par Christophe Menat dégoûté, car il en espérait beaucoup.
Conclusion
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Une occasion manquée qui me laisse un goût amer. Le duo Black/Rudd pour un reboot méta d’un nanar culte était, sur le papier, une sacrée promesse, mais elle est ici étouffée par des CGI discutables et un ton cartoon épuisant. |
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| 4/10 | |