Critique : Sherlock – Saison 4

« My Baker Street Boys »

Fiche

TitreSherlockTitre VO
Créateurs Mark Gatiss, Steven Moffat
Acteurs Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Amanda Abbington, Mark Gatiss
Saison4Nombre d’épisodes3
Date de sortie01 / 01 / 2017Format90 mn
GenreComédie, Drame, Policier, ThrillerChaîne:BBC One

Avec le retour de Moriarty annoncé à travers Londres, le gouvernement britannique décide de blanchir Sherlock Holmes de la mort de Charles Augustus Magnussen. De retour à Baker Street et alors que John et Mary Watson deviennent parents, le détective attend le prochain coup du criminel. L’affaire étrange de la mort d’un adolescent va mener Sherlock Holmes sur la piste d’un homme traquant une série de bustes de Margaret Thatcher.

« Hey, mais comment ce bébé est arrivé là ? »

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers (et pas des petits) sur la saison 4…

Après avoir été déçu par L’Effroyable Mariée (The Abominable Bride), épisode spécial faisant le lien entre la saison 3 et celle-ci, j’avoue avoir été sur la réserve en abordant cette quatrième saison de Sherlock.

Comme d’habitude, ce qui ressort en premier après avoir terminé la saison, c’est : « Purée, c’est trop court ! ». Puis, encore une fois comme d’habitude, la raison vient ensuite. Avoir un tel rythme sur quatre heures et demie a un coût. Entre nous, j’ai toujours été partisan du « faisons court, mais bien. », donc ça me va.

L’ultime saison ?

Les trois épisodes de cette saison, The Six Thatchers, The Lying Detective et The Final Problem, m’ont totalement bluffé en prenant à contrepied la formule du cliffhanger. En effet, ce dernier survient dès la fin du premier épisode avec la mort de Mary tandis qu’à la fin du troisième (et donc de la saison), la boucle se termine avec, selon les mots du scénariste, les Sherlock et Watson classiques sur leurs enquêtes. Le cliffhanger de cette saison est donc l’absence de cliffhanger. Si, si, c’est logique !

On peut alors se le dire. La saison 4 est-elle l’ultime saison ? Les showrunners du show ne se prononcent pas, tout en reconnaissant que la série pourrait très bien se terminer là sans qu’on ait rien à redire. Effectivement, il s’agit d’une jolie fin, même si elle n’est pas vraiment mémorable. Et puis bon, vu la stature des deux acteurs principaux (surtout Benedict), avoir une telle saison relève presque du miracle. De toute façon, je trouve qu’on a atteint un point culminant avec cette saison. Dès lors, il me semble difficile de faire mieux sans verser dans le gros n’importe quoi.

En passant, la mort de Mary ne m’a pas touché sur le coup, mais lors du deuxième épisode lorsque Watson découvre le message qu’elle avait laissé à Sherlock. Quel moment magnifique. J’en ai laissé quelques larmes. C’est pourquoi The Lying Detective est mon épisode préféré de cette saison. D’autant plus qu’il est accompagné de Culverton Smith, un méchant ô combien fascinant (formidable Toby Jones), et surtout d’un montage subjuguant. J’ai adoré comment ils ont monté les scènes où Culverton Smith passe à la télé. Ça m’a mis mal à l’aise et j’ai kiffé ça. Je m’étais cru devant un film d’horreur.

« East wind is coming Sherlock, it’s coming to get you. »

L’horreur. Difficile de ne pas penser à autre chose tant cette saison est sans aucun doute la plus sombre d’entre tous. En plus du serial killer, on a aussi eu droit à la méchante la plus terrifiante du show avec Jim Moriarty (cool de le revoir) : Eurus Holmes.

Sur The Final Problem, j’ai été crispé tout le long. La succession des chambres et des expériences était un grand moment. Tout comme la découverte d’Eurus en tant que directrice de prison. Excellent, le coup de la vitre. Je n’avais rien vu venir (notamment, à cause de la référence au Silence des Agneaux – la preuve absolue que la suggestion joue beaucoup), tout comme la psychiatre qui est aussi l’ « amante ». C’est si bon de se faire piéger comme ça. Surtout sans ce désagréable arrière-goût de s’être fait flouer.

J’avoue tout de même avoir un peu déçu par la résolution de l’intrigue. Mais bon, j’adore ce passage où Sherlock joue au violon pour communiquer avec sa sœur. C’est si beau. Si émouvant. Donc j’oublie.

Par qui a, bizarrement, envie de revoir Doctor Strange, le25 janvier 2017.

Je prépare le chemin pour mon maître.

Conclusion

Sans doute pas la meilleure des saisons, mais un excellent cru pour la Der des Ders de Sherlock Holmes et John Watson (vraiment ?). Notamment grâce à plusieurs méchants de haut vol et des rebondissements que je n’avais jamais vu venir. Sur cette saison, j’ai rarement eu autant la sensation d’avoir été complètement à côté de la plaque. C’est si fun que ça en devient réellement jouissif.

+

  • Méchants fascinants et charismatiques
  • Sherlock avec un bébé
  • Montage de l’épisode 2
  • Ouverture horrifique de l’épisode 3
  • Multiples rebondissements vraiment surprenants
  • Message vidéo très émouvant
  • Ça pourrait finir comme ça…

  • …mais bordel, je ne veux pas que ça finisse
  • Premier épisode en-deçà
9/10

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A propos de l'auteur : (2869 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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