Critique : Rubicon

Rubicon est une série d’espionnage dans la pure lignée des meilleurs films du genre. Créé par Jason Horwitch et joué par James Badge Dale (The Pacific).

Will Travers (James Badge Dale) est un brillant analyste d’un groupe chargé d’analyser les informatiques pour les organisations gouvernementales américaines (CIA, armée, …). Toutefois, il est rongé par la perte de sa femme et de son enfant. Son supérieur devenu quasiment son beau-père le soutient mais ce dernier meurt dans un incident de train. Toutefois des incohérences font soupçonner Will d’un assassinat. Au fur et à mesure des épisodes, un complot allant jusqu’aux plus hautes sphères se révèle.

Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle ?

Je commence par la bonne, c’est une excellente série un peu lente mais qui installe une excellente atmosphère paranoïaque. La mauvaise, c’est qu’elle a été annulé au terme de sa première saison, nous laissant avec un final on va dire un peu emmerdant.

Toutefois ça vaut le coup de regarder cette unique saison de 13 épisodes de 40 minutes rien que rendre hommage à ce petit bijou de série d’espionnage.

Attention ici point de coup de pied retourné ou de Jack Bauer qui tue 10 terroriste avant de sauver le président avec 5 balles dans le corps. Rubicon est une série réaliste. Le héros est faible, il est certes brillant mais ne peux rien contre un garde du corps. On marche plus à l’intellectuel comme dans The Ghost Writer.

Réflexion sur l’échec de la série

Je pense que la série n’a pas fonctionné car elle était beaucoup trop compliqué. Dur en effet de la suivre au rythme d’un épisode par semaine. De nombreuses subtilités risquent de nous échapper ou tout simplement certaines informations sortent complètement de notre viseur. Du coup, le spectateur lambda fasciné par Glee laisse rapidement tomber la série. C’est vraiment dommage mais pas étonnant.

Les treize épisodes se dévorent rapidement pour ce qui est la première série d’espionnage réaliste (on ne va pas parler d’Alias, de Chuck ou 24, n’est-ce pas ?) puisant ses références dans les meilleurs films du genre.

Son épisode culte : les trois derniers avec les morts qui s’enchaînent et la tension qui monte crescendo via les deux intrigues parallèles.

Son personnage culte : Karl Ingram, un ancien assassin professionnel reconverti en analyste.

Son final : rageant mais pas décevant. L’intrigue de la saison s’achève mais laisse entendre une plus grosse intrigue lors de la deuxième saison.

Note : 7/10


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