Critique : Pan

Poster de Pan
The One : Year One

Fiche

Titre:Pan
Réalisateur(s):Joe Wright
Scénariste(s):Jason Fuchs
Acteurs:Levi Miller, Hugh Jackman, Garrett Hedlund, Rooney Mara, Adeel Akhtar, Nonso Anozie, Amanda Seyfried, Cara Delevingne
Titre original:Date de sortie:21 / 10 / 2015
Pays:États-UnisBudget:150 000 000 $
Genre:Aventure, Famille, FantastiqueDurée:1h 51

Proposant un nouveau regard sur l’origine des personnages légendaires créés par J.M. Barrie, le film s’attache à l’histoire d’un orphelin enlevé au Pays Imaginaire. Là-bas, il vivra une aventure palpitante et bravera maints dangers, tout en découvrant son destin : devenir le héros connu dans le monde entier sous le nom de Peter Pan.

Photo de Pan
« T’es sérieux ? C’est elle, Lily la Tigresse ? Mais, mais… Elle est blanche… »

Critique

Même si ce n’est pas la première fois que Peter Pan débarque au cinéma, cette fois-ci, on prend le chemin inverse du Hook de Steven Spielberg avec le regretté Robin Williams. Au lieu de découvrir un Peter Pan cougar, on découvre le Peter avant qu’il ne soit Pan.

Ce parti-pris a au moins le mérite d’être original, même si d’un autre côté, il devient difficile de l’estimer comme un véritable préquel étant donné qu’il ne colle pas vraiment avec le Peter Pan que j’ai en mémoire, celui du dessin animé Disney. Comme, par exemple, avec un Capitaine Crochet en mode Indiana Jones/Han Solo (avec le même chapeau et un retour en sauveur digne de La Guerre des Étoiles) ou un Lily la Tigresse blanche. Bon, la couleur de peau n’est pas vraiment problématique vu le traitement des Indiens dans le film de Joe Wright. Par contre, l’âge… Déjà, 30 aspirateurs.

Si Peter est In, Barbe Noire est Out

Fort heureusement, le film a un gros atout : son acteur principal, Levi Miller. S’il a quelques bémols dans son jeu d’acteur, le gamin a beaucoup de présence et de charme. Il est un Peter vraiment convainpan. De l’autre côté de la balance, dans le rôle du grand méchant, on retrouve Hugh Jackman. Comme pour Chappie, il débarque avec un look ridicule. Sauf que là, on touche le fond. L’idée de base est intéressante : retrouver plusieurs époques dans son costume et son maquillage. Sauf que le melting-pot est absolument désastreux. Personnellement, le personnage n’a aucune crédibilité en tant que bad guy, malgré toutes les tentatives de l’acteur australien. Pour sa première apparition, le personnage prononce un discours. J’étais tellement obnubilé par le costume que je n’ai rien suivi du discours.

Autre raté, les effets spéciaux. Pourtant doté d’un budget confortable de 150 millions de dollars, Pan se plante dans les grandes largeurs avec la représentation de ses personnages en images de synthèse. Je ne crois pas qu’un jour, on arrive à modéliser des humains de façon à faire oublier un véritable acteur. Soit, on fait avec. Mais là, l’effet est tant de fois utilisé que ça finit par devenir lourd. Je ne comprends pas bien l’intérêt de mettre en avant de tels effets spéciaux. Les autres réalisateurs ont même plutôt tendance à masquer de tels effets pour ne pas ruiner l’immersion.

Quoiqu’il en soit, je ne pense pas que Pan mérite son énorme flop. À l’heure actuelle, aux États-Unis, il s’est méchamment ramassé la gueule avec seulement 30 millions de recettes. Pour le reste du monde, c’est à peine mieux avec 63,8 millions. Ça va être dur de rembourser le budget du film. Le long-métrage a le mérite d’être dynamique en nous faisant parcourir quatre lieux distincts, le tout dans un rythme soutenu. Par contre, je n’aurais pas craché pour avoir une durée un peu plus resserrée.

Par Christophe Menat qui se demande ce qui a bien pu se passer par la tête d’Hugh Jackman, le .

Photo de Pan
La preuve absolue que le ridicule ne tue pas. Quel courage, quand même.

Conclusion

Pan m’a beaucoup rappelé Matrix. On pourrait même le considérer comme un Matrix pour les enfants. Un Matrix où le résultat de la fusion entre Indiana Jones et Han Solo traîne sous le nom de James Crochet. Un Matrix où l’Agent Smith devient un travesti coincé entre l’époque de Louis XIV et celle des Shogun. En bref, une aventure tout à fait correcte, mais bien loin des ambitions de départ.

+

  • Le jeune Levi Miller est un excellent Peter Pan
  • Une aventure agréable

  • Pourquoi avoir mis autant en avant les modèles humains en images de synthèse ?
  • Hugh Jackman au sommet du ridicule
  • Très (trop) classique
5/10

Poster de Pan
Poster de Pan

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