Critique : One Punch Man – Saison 1

Pour l’amour du coup-de-poing

Fiche

TitreOne Punch ManTitre VO
RéalisateurShingo NatsumeScénaristeTomohiro Suzuki
Studio d’animationMadhouse
Saison1Nombre d’épisodes12
Date de sortie05 / 10 / 2015Format24 mn
GenreAction, Animation, Comédie, Science fictionChaîne:Netflix

Le super-héros le plus puissant au monde est capable de tuer n’importe qui sans se fatiguer. Et c’est justement ça son problème : l’absence de défi et donc la morosité.

Critique

Depuis un moment, ce cher One Punch Man me faisait de l’œil. Pourtant, je n’ai pas touché à un manga ou vu un anime depuis la fin du lycée. Mais pour le coup, rien à faire, ce chauve avec un des costumes de super-héros les plus ridicules du monde entier continuait toujours à m’intriguer. Faut dire, le net fourmille de mèmes l’impliquant toujours face aux individus les plus puissants que je connaisse. Le tout avec un flegme terrifiant. Puis, la première saison de l’anime a débarqué sur Netflix et qu’est-ce que je vois ? Le studio Madhouse est derrière ! Allez, je tente le coup.

Mème pour le film Avengers: Infinity War avec Saïtama (One Punch Man) bloquant Thanos.

Retour aux sources… sans les aléas

À la différence des animés de Shōnen dont j’étais extrêmement friand dans ma jeunesse (Dragon Ball, Sailor Moon, Naruto, One Piece et j’en passe – cherchez l’intrus), One Punch Man ne souffre aucunement du syndrome « épisodes à rallonge ». Au contraire, le show est incroyablement bien rythmé. Chaque épisode est comme une gorgée d’eau en plein milieu du Sahara. Résultat, j’ai fini les douze épisodes de la première saison en… trois jours. Le tout en regardant en parallèle la quatrième saison de Peaky Blinders.

Avec One Punch Man, on reconnaît aisément le style du studio Madhouse. L’animation est fluide. Les scènes souvent spectaculaires. Bref, on en a pour notre abonnement Netflix. Mais l’attrait du show réside dans le pouvoir et la personnalité atypiques de son héros, Saïtama.

Dérision du Shōnen

Le coup de génie de son créateur est de l’avoir rendu le plus ridicule possible. Une sorte de Krilin qui aurait récupéré son costume chez le même fournisseur que celui du méchant de la première saison de Luke Cage. Dès lors, on use souvent du comique de répétition. Saïtama arrive. Le méchant se fout de sa gueule. Il l’éclate en un seul coup. Si c’est marrant au début, au bout de quelques épisodes, j’avais peur que ça devienne lassant. Fort heureusement, l’histoire bifurque vers quelque chose de plus grand et excellent. Le plus drôle, c’est de voir que de temps en temps, certains épisodes ne s’attardent même plus à attendre l’issue du combat entre le méchant et Saïtama.

L’autre coup de génie est de prendre à contre-pied la formule ultra-éculée (mais efficace, on ne va pas se raconter des conneries) du Shōnen consistant à faire en sorte que le héros surpasse ses limites afin de pouvoir battre le méchant. Au final, ce One Punch Man a quelque chose de rafraîchissant. D’autant plus qu’ils proposent une épatante et étourdissante galerie de personnages secondaires.

Par charmé par Saïtama, le11 avril 2018.

Conclusion

Longtemps intrigué par cet homme qui finissait tous ses combats en un seul coup, j’ai fini par m’y frotter quand j’ai vu son show débarquer sur Netflix. Résultat des courses, totalement sous le charme. Les douze épisodes se dévorent rapidement (j’ai mis seulement trois jours) tant l’humour, l’animation et le dessin sont superbes. Un must-see, assurément. Vivement la deuxième saison.

+

  • Saïtama, un héros qui ne paye pas de mine, mais finalement génial
  • Humour globalement maîtrisé
  • Techniquement, le studio Madhouse maîtrise son sujet
  • Excellent rythme

  • Parfois redondant
8/10

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A propos de l'auteur : (2896 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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