Critique : Nocturnal Animals

A Single Woman

Fiche

D’après le roman d’Austin Wright
Titre Nocturnal Animals Titre VO
Réalisateur Tom Ford Scénariste Tom Ford
Acteurs Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon, Aaron Taylor-Johnson, Isla Fisher, Ellie Bamber, Armie Hammer, Laura Linney, Andrea Riseborough, Michael Sheen
Date de sortie 04 / 01 / 2017 Durée 1h 56
Genre Drame, Thriller Budget 22 500 000 $

Susan, galeriste à Los Angeles (Amy Adams) mène une vie bien rangée à la limite de la monotonie, délaissée par son époux Hutton Morrow (Armie Hammer). Jusqu’au jour où, seule à la maison, elle reçoit un livre : Nocturnal Animals, signé par son ex mari Edward Sheffield (Jake Gyllenhall), dont elle est sans nouvelles depuis des années. Edwards s’y met en scène dans le rôle de Tony Hastings, un père de famille en proie à l’horreur sur les routes du Texas, face à Ray Marcus (Aaron Taylor Johnson), un chef de gang ultraviolent et le lieutenant Bobby Andes (Michael Shannon). Ce roman, d’une violence rare, va bouleverser Susan et réveiller bien des sentiments, que la jeune femme croyait enfouis à jamais… fissurant dangereusement la surface vernie de l’existence qu’elle s’est choisie.

Critique

Tom Ford m’avait ébloui avec son beau et émouvant A Single Man où Colin Firth jouait un homme en deuil. Quel coup de maître pour son premier long-métrage. Malheureusement, depuis, c’était silence radio. Au final, il aura fallu attendre presque huit ans avant qu’il ne daigne de sortir un nouveau film. L’heure de la confirmation ?

Comme sur A Single Man, on retrouve avec Nocturnal Animals des plans de toute beauté avec une mention spéciale pour cette déroutante séquence d’ouverture. Premier constat, la réalisation est toujours autant de qualité. Les plans passent et les images s’impriment sur la rétine. En bonus, Amy Adams n’aura jamais été aussi sexy que dans ce film. Et c’est un mec qui n’en est pas fan physiquement (je fais un petit blocage sur son nez) qui le dit…

Fascinant, mais sans émotions

De plus, Tom Ford passe un palier par rapport à son premier long-métrage qui souffrait de quelques longueurs. Alors que je craignais qu’on s’emmerde avec la déprime du personnage d’Amy Adams, le réalisateur aussi scénariste déploie une passionnante double intrigue où l’une nourrit l’autre. Ainsi, c’est en suivant les deux intrigues en parallèle qu’on comprend mieux les caractéristiques et les motivations des personnages. Intelligent et rare. Cela a aussi le mérite d’offrir un rythme soutenu sans réel temps mort.

Nocturnal Animals m’a surpris, malheureusement négativement, en ayant jamais réussi à m’émouvoir, à l’inverse d’A Single Man. Pourtant, les thèmes abordés ont de quoi. Il y a comme une certaine froideur qui se dégage de l’ensemble. Ce n’est pas l’énorme et très juste casting (quelle prestation du Quicksilver du MCU, Aaron Taylor-Johnson) qui est à remettre en cause, mais plutôt la narration qui ne daigne pas s’arrêter quelques instants sur les émotions de ses personnages sauf celle du protagoniste principal incarné par Amy Adams. Pourtant, c’est, à mes yeux, la moins passionnante, émotionnellement parlant, du lot. Attention, ça n’empêche pas qu’elle reste tout de même intéressante.

Autre déception. Le final. Si la résolution de l’une des deux intrigues est assez jouissive, l’autre est décevante. J’ai fini sur ma faim alors qu’il y avait de quoi finir en apothéose. Dans le style, je me souviendrai davantage de J’ai rencontré le Diable. Foutus coréens, ils ont ridiculisé quasiment tous les thrillers d’Hollywood.

Par Christophe Menat dont les images du générique d’ouverture lui apparaisse encore, le 5 janvier 2017.

Photo de Nocturnal Animals avec Jake Gyllenhaal
L’homme qui était plus beau avec une barbe que sans.

Conclusion

Avec Nocturnal Animals, Tom Ford n’a pas renoué avec l’excellence de son A Single Man. Néanmoins, il confirme tout de même avec un thriller traversé par des images magnifiques, marqué par un bon rythme et offrant une passionnante double intrigue. Bref, un thriller comme j’aimerais en voir plus souvent.

+

  • Amy Adams, plus sexy, tu meurs
  • Nombreux plans flattant la rétine
  • Déroutant générique d’ouverture
  • Combinaison des deux intrigues en parallèle
  • Casting très juste

  • Final décevant
  • Aucune émotion forte
7/10

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