Critique : Marvel’s Jessica Jones – Saison 3

Poster de la troisième saison de la série Jessica Jones avec une photo de Krysten Ritter

La fin de l’ère Marvel sur Netflix

Fiche

TitreJessica JonesTitre VO
ShowrunnerMelissa Rosenberg
ActeursKrysten Ritter, Rachael Taylor, Carrie-Anne Moss, Eka Darville, Jeremy Bobb, Benjamin Walker
Saison3Nombre d’épisodes13
Date de sortie14 / 06 / 2019Durée55 mn
GenreAction, Drame, Science fiction, ThrillerChaîne:Netflix

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Avant de commencer cette ultime saison pour Jessica Jones, je ne vais pas dire que j’étais spécialement motivé. Il faut dire que la seconde m’a laissé avec un arrière-goût de déception. Le genre dur à enlever, même en se lavant les dents énergétiquement. Je ne veux pas dire que c’était pourri. C’est juste qu’il y a tellement d’autres séries qui méritent davantage que je passe du temps dessus. Comme Tchernobyl, par exemple. Mais bon, cette troisième saison de Jessica Jones est également l’ultime saison de l’univers Marvel sur Netflix. Je ne pouvais donc pas rater une telle occasion pour faire mes adieux. Surtout après douze saisons.

D’un point de vue qualitatif, cette saison se situe, à mes yeux, entre la première qui reste définitivement la meilleure et la deuxième. Pour résumer, une bonne saison même s’il y a toujours le problème du « ça traîne en longueur » et « épisode bouche-trou ». Bref, du Marvel by Netflix. Personne ne sera surpris.

Du mieux chez les personnages secondaires

Déjà, et j’en suis ravi, les personnages secondaires sont moins agaçants. Attention, ils restent de temps en temps pénibles. Mention spéciale à Jeryn Hogarth (Carrie-Anne Moss) qui semble s’être donnée pour objectif d’établir un record des pires décisions possibles à prendre à la suite. Résultat, même si on essaie de mettre en avant sa maladie, difficile d’avoir une once d’empathie. Du côté de Malcolm (Eka Darville), son parcours est plus intéressant. Toutefois, rien de folichon.

Reste la fameuse Patsy (Rachael Taylor). Alors, celle-là. C’est juste incroyable. Elle a une capacité exceptionnelle à rester constante dans la connerie. À tel point que le chemin qu’elle prend ne fait rapidement aucun doute. Reste au moins, un côté assez cool quand elle vire vilain et quand elle essaie le costume de Captain Marvel et celui classique d’Hellcat.

Manque de bol et malgré ses pouvoirs, son duel avec Jessica n’a aucune saveur. Comme si ça emmerdait l’équipe de show de faire des combats. Pourtant, avec un duel sororicide, il y a moyen de faire quelque chose de puissant. Au moins, émotionnellement parlant. Mais à part un couteau planté dans une main, rien à mettre dans un mouchoir.

Quand les nouveaux venus volent la vedette

Me concernant, les protagonistes les plus intéressants sont les deux nouveaux venus. Pour commencer, un tueur psychopathe. Un gars qui, d’ailleurs, a été le seul à vraiment mettre à mal Jessica Jones avec Kilgrave.

Dommage que le reste du show n’exploite pas plus que ça sa dangerosité. C’est d’ailleurs assez surprenant. Les premiers épisodes mettent Jessica Jones au plus bas en rappelant que l’invincibilité ne fait pas partie de ses pouvoirs. Un simple coup de couteau au ventre l’envoie à l’hosto. Je m’étais alors dit que cette saison allait être un véritable enfer pour la détective. Mais que nenni… Même avec Hellcat, on n’atteint pas ce niveau car Jessica l’humilie à chaque combat. Ce qui est fort étonnant, d’ailleurs… Car l’alcoolique n’est pas ce qu’on appelle un modèle d’agilité. Niveau vitesse, Hellcat aurait dû la surclasser et la battre assez facilement.

Revenons au tueur nommé Gregory Salinger (Jeremy Bobb). Il est plutôt sympa (en tant que personnage de série, j’entends bien – ne commence pas à me dénoncer à la police). Sauf qu’au bout d’un moment, le pathétique du personnage finit par sauter aux yeux. Inévitablement, son intérêt décline au fur et à mesure. Ce n’est pas lui le véritable ennemi de Jessica Jones. Hellcat ? Même pas. Encore une fois, Kilgrave n’a personne qui arrive à sa hauteur. Juste au genou.

Reste alors mon personnage préféré de la saison. Erik Gelden joué par le chasseur de vampires Benjamin Walker. J’aime beaucoup son pouvoir (Mind-Wave) et surtout son côté moralement ambigu. Enfin un personnage plus nuancé que les autres. Bref, un bel ajout.

Bye les Marvel Knights

Pour fermer la parenthèse Marvel sur Netflix. Finalement, il n’y aura pas eu de grands adieux. Quand même, ils auraient pu faire un petit effort avec un shawarma. Juste le plaisir de revoir Luke Cage, une dernière fois. Dommage que ça sonne comme un petit coucou avant la troisième saison dédiée au héros de Harlem.

Au final, le seul truc qui a changé suite à l’annulation. C’est la fin. Au départ, Jessica aurait dû partir au Mexique pour avoir une porte ouverte sur une quatrième saison. Quand le showrunner a su que c’était la fin, ils l’ont modifié pour la faire revenir sur ses pas.

Par triste de ne pas avoir pu faire de vrais adieux.

Conclusion

Pour son ultime saison, Jessica Jones affronte un psychopathe. Encore un. Mais cette fois-ci, tueur en série. Grosso modo, ça reste du classique Marvel by Netflix. Le rythme n’est pas toujours maîtrisé, ça traîne parfois en longueur (ce n’est pas pour rien que ça m’a pris un moment pour finir la saison), mais ça se mate. Surtout que les personnages secondaires sont beaucoup moins pénibles que dans la deuxième saison. Il n’empêche que je retiendrais de cette saison que la séance d’essayage de Patsy.

+

  • Le nouveau, Erik Gelden
  • Personnages secondaires moins pénibles
  • Ça reste sympa à suivre

  • Rien de spécialement transcendant
  • Pas de vrais adieux
6/10

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