Critique : Le Chat Potté

Drôlement potté ce film

 
Fiche

Réalisateur(s):Chris Miller (Shrek le troisième et scénariste sur la trilogie Shrek)
Scénariste(s):David H. Steinberg (American pie 2), Tom Wheeler (The Cape), Jon Zack (Shrek le troisième)
Acteurs:Antonio Banderas (Le Chat Potté), Salma Hayek (Kitty Pattes de Velours), Zach Galifianakis (Humpty Alexandre Dumpty), Billy Bob Thornton (Jack), Guillermo del Toro (Comandante)
Titre original:Puss in Boots
Pays:États-UnisDate de sortie:30 novembre 2011
Genre:Animation, Aventure, ComédieDurée:1h37
Budget:130 000 000 $
C’était bien avant que notre mythique Chat Potté ne croise la route de Shrek… Le légendaire félin, et non moins redoutable amant, s’était alors embarqué dans un périple riche en rebondissements, avec la ravissante et rusée Kitty Pattes de Velours et Humpty Alexandre Dumpty, véritable « cerveau » de l’opération. Leur objectif : s’emparer de la fameuse Oie aux Œufs d’Or pour sauver la ville où le Chat Potté a grandi. Voici l’histoire véridique du Chat, du Mythe, de la Légende et… des Bottes !

Critique

On conserve l’équipe gagnante de Shrek à savoir le réalisateur du troisième (qui était aussi scénariste sur les trois premiers Shrek) et on s’oriente vers un personnage secondaire mais pas n’importe lequel, un des seuls points positifs du deuxième Shrek à savoir le Chat Potté. On sera toujours un peu dubitatif car ça sent surtout l’argument marketing au détriment d’une véritable idée créative.

En se basant sur la même démarche créative que Shrek à savoir une dérision des contes, ici l’histoire de Jack et le haricot magique, Le Chat Potté réussit à innover là où Shrek s’était embourbé dans des futilités amoureuses dignes d’un épisode de Les Feux de l’amour. Certes il ne s’agit pas d’une révolution (qu’on accordera au premier Shrek) mais quel plaisir de revoir enfin un nouvel univers avec ses codes et ses personnages. Si Kitty, l’héroïne n’a rien de bien extraordinaire, on sera surpris par le meilleur ami du héros : un œuf ! Cela permettra pleins de jeu de mots réussis.

Le meilleur passage du film reste de loin les origines du Chat Potté, moment de bonheur mêlant humour, drame et mignonnerie. Ah mon dieu, qu’est-ce qu’il est chou ce Chaton Potté ! Encore plus quand il nous sort sa technique spéciale.

L’autre bon point du film concerne aussi sa réalisation multipliant les bons procédés comme ces cases d’images chargés de représenter plusieurs points de vues sur un même plan. Le réalisateur n’oublie pas de faire une blague avec ce même procédé (autodérision jusqu’au bout). Le must du must de la réalisation restera cette scène d’action en vue subjective digne des meilleurs FPS (un avant-goût du prochain Spider-Man?).

Surtout, on commence à voir que les réalisateurs des films en images de synthèse prennent conscience que le fait de bénéficier d’une caméra virtuelle devrait les libérer des limites des caméras physiques (certes dans Le Chat Potté, on n’est pas au niveau de la réalisation exceptionnelle de Tintin mais on s’en approche). Pendant longtemps, on se cantonnait à faire des films en images de synthèses qui singeaient les films live.

Le reste demeure très classique, une histoire de rédemption comme on les aime avec un univers suffisamment riche et surtout dissocié de l’univers de Shrek (aucune apparition des personnages). Ça, c’est un très bon point même si une petite référence n’aurait pas fait de mal. Surtout Le Chat Potté nous régale avec des bon effets spéciaux (encore heureux vu son budget), mention spéciale à l’émergence du haricot magique.

Niveau humour, on reste dans le même acabit que le premier Shrek, répliques ravageuses faisant très souvent mouche (ne manquez pas celle juste après avoir planté les haricots magiques) et personnages loufoques (ah ce chat en arrière-plan à chaque sous-entendu sexuel).

MAIS BEN DIDONC, je ne vous ai pas parlé de la 3D. Eh bien, elle est excellente. Comme quoi la 3D n’est bonne que quand il s’agit de films en images de synthèse. Quoique celle d’Hugo Cabret, présenté en bande annonce avant le film, a l’air de péter.

Conclusion

Après des épisodes décevants de Shrek n’arrivant jamais à rivaliser avec l’excellent premier opus, on tente le pari de se concentrer sur un des personnages secondaires les plus populaires et ça donne une aventure réussie qui régalera tout le monde, petit comme grand.
+– Le Chat Potté
– Un humour adapté pour les gosses et les adultes
– Une réalisation parfois très réussie
– Classique au bout du compte
– Un final décevant
6/10

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