Nick la critique : La Malédiction Winchester

Sarah, fais-moi peur

Fiche

TitreLa Malédiction WinchesterTitre VOWinchester: The House that Ghosts Built
RéalisateursMichael Spierig, Peter SpierigScénaristesTom Vaughan, Peter Spierig, Michael Spierig
ActeursHelen Mirren, Jason Clarke, Sarah Snook, Eamon Farren, Angus Sampson, Tyler Coppin
Date de sortie VOD10 / 05 / 2018Durée1h 40
GenreFantastique très loin de l’horreurBudget3 500 000 $

Proche de San Francisco se situe la maison la plus hantée au monde : construite par Sarah Winchester, riche héritière de l’entreprise d’armes Winchester, elle est en perpétuelle construction et contient des centaines de pièces. Sarah y construit une prison, un asile pour les centaines d’esprits vengeurs tués par ses armes, et le plus terrifiant d’entre eux veut en découdre avec sa famille…

Docteur Price avec sa défunte femme

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Rappel historique

Nous sommes en pleine période d’esclavage aux États-Unis, Oliver Fisher Winchester est fabricant de chemises lorsqu’il investit son argent dans la société Volcanic Repeating Arms Company de New Haven, spécialisée dans les armes à feu. Il accède à la présidence en 1857 en devenant le principal actionnaire. Il demande que les nouvelles armes soient légères (moins de trois kilogrammes) et ne soient plus à un coup. Il mise également sur la sécurité avec des cartouches métalliques plus fiables que celles en papier. Il introduit également le cran d’arrêt pour éviter les balles perdues.
La société devient ensuite la New Haven Arms Company, Winchester embauche un armurier, Benjamin Tyler Henry, et lui demande d’affiner les mélanges de poudre et de fulminate de mercure pour améliorer la propulsion des projectiles. Il produit des canons à rayures pour affiner la précision des tirs dès 1860.
En 1861, Henry met au point le chargement par la culasse, en intégrant un magasin de 15 cartouches. Il crée ainsi le premier fusil à répétition sans barillet, arme qui portera son nom, le célèbre fusil Henry. Le succès est immédiat auprès des cow-boys et des chercheurs d’or.
La guerre de Sécession ne réussit pas à Winchester car il n’arrive pas à faire valoir ses armes auprès de l’armée. Toutefois, il arrive à vendre 1 731 fusils Henry au gouvernement US, et en plus de quelques centaines directement à des combattants. Cette situation se révélera plutôt une aubaine car elle l’oblige à se tourner vers d’autres marchés (exportation et vente aux particuliers) qui resteront de bons débouchés quand la guerre sera achevée.
Après la guerre, Oliver Winchester prend le contrôle total et nomme la société Winchester Repeating Arms Company. Il fait évoluer le fusil Henry (ou Henry rifle) pour en faire la première carabine Winchester, le célèbre modèle Winchester 1866 surnommé Yellow Boy. Ce modèle utilisait, comme la Henry, des munitions à percussion annulaire et un magasin de chargement efficace. Immense succès avec plus de 118 000 pièces vendues entre 1866 et 1873.

Bla, bla, bla de Wikipédia…

Sarah Winchester façon Dali

Sarah, qui es-tu ?

Sarah Winchester issue d’une famille riche parlait plusieurs langues, jouait du piano et mesurait 1m 47 (1m(1+3+1+3+3)), surnommée la belle de New haven. Après 4 (1+3) ans de bonheur en couple dont naquit son bébé meurt 4 (1+3) jours plus tard après sa naissance d’un marasme, 2 ans plus tard son mari meurt à son tour d’une tuberculose à 43 (1+3+3) ans, alors qu’elle vit son deuil, l’arme qui porte son nom est l’engin de prédilection des voleurs-acheteurs européens de territoires contre les autochtones. Son arme est la première à faire feu à répétition et fait la fortune des Winchester.
Il lègue ainsi à sa femme plus de 20 millions de dollars et 777 actions.
Sarah se sentait coupable du carnage qu’a provoqué son produit et n’arrêtait pas de dire que l’histoire va se répéter d’après la médium Rena Whitestar qui serait entré en contact avec son esprit.

Après la mort de son mari, elle se rend chez un voyant Adam Coons qui lui dit que l’esprit de son défunt mari lui expliquait qu’ils font l’objet d’une malédiction d’où le fait que sa famille fut emportée par la mort et que les esprits qui sont morts sous le coup de la carabine lui veulent du mal et lui a conseillé d’aller vers l’ouest afin de bâtir une maison pour les calmer et si elle fait le malheur d’arrêter de la construire, elle mourra.
En 1884, aux limites de San José à Californie et achète une maison de 6 pièces appartenant au docteur Caldwell qu’elle va agrandir en engageant des ouvriers généreusement payé qui vont travailler pendant 40 ans sans relâche.
Dans son isolement, elle a ainsi conçu une maison par les instructions des esprits avec qui elle rentrait en contacte par la planche oui-ja qui lui ont pondu des plans dignes d’un générateur électrique, en gros, un égrégore, semblable à une prison pour son âme.
Elle aimait beaucoup utiliser les chiffres 7 et 11 dans ses constructions.
Le chiffre 13 est sacré pour elle, partout dans sa maison, on y retrouve ce chiffre. Elle pensait que ce chiffre avait le pouvoir de conjurer les esprits maléfiques.
En 1906, sa maison devient un édifice de 7 étages. Elle ne dormait jamais dans la même pièce deux nuits de suite.
Elle s’éteint en 1922 et est enterrée dans sa maison et la compagnie cesse de faire des profits cette même année. Son testament comporte 13 sections et 13 signatures.

1+3, ça fait 13

Dr. Eric Price vit dans une grande baraque seul depuis la mort de sa famille. Il noie sa dépression dans l’alcool et les filles de joie et la drogue mais devient un personnage fort utile au développement du film.
C’est bien le rappel historique mais pourquoi en faire un film ? Un mea-culpa peut-être. Bref, toujours est-il que Dr la défonce est invité par un employé de la Winchester Company pour évaluer la santé mentale de madame Winchester.
Un défoncé pour soigner une malade mentale, ça fait un beau mariage pour la suite de ce film.
Le plus drôle, c’est que c’est la folle qui l’a choisie.
Eric Price a une particularité, c’est qu’il a reçu une balle dans le cœur et n’en est pas mort. Ce qui lui a valu une expérience de la mort imminente. Il devient tout à coup intéressant pour la suite du film.
Parce qu’à défaut d’être médecin, c’est un con de rationaliste défoncé. Un défoncé qui garde une balle qui l’a touché autour de son cou en souvenir. Cherchez l’erreur.
Ce que je trouve fascinant, c’est la richesse du personnage qu’incarne Helen Mirren qui n’est plus à présenter vu son palmarès. Elle est charismatique et effrayante à la fois. Elle impose le respect aux autres. Force est de constater qu’elle incarne un personnage qui vit dans un contexte où les droits de la femme en Eurasie étaient mis au placard voire guillotiné (ex : Olympe de Gouges).
Quand le chiffre 13 est un chiffre divin, ça change beaucoup de choses pour les plus malchanceux. Dame Winchester nous le définit comme protégeant le cycle de la vie et de la mort. C’est le moment de lancer des paris.
Ce film aborde la passerelle entre le monde physique et le monde spirituel qui sont séparés pour des raisons de guerres dans l’au-delà provoquées par les guerres Africanoeurasiennes. Beaucoup d’africains sont morts sous le coup des armes à feu et quand je parle des africains, j’inclus les natifs américains qui étaient noirs avant d’être fabriqués par les viols et les tortures suivies d’esclavages. Il se pourrait que la famille Winchester ait connue la malédiction en ayant croisé le chemin de puissants sorciers qui sait.

Les réalisateurs Michael Spierig et Peter Spierig.

La réalisation

Michael et Peter Spierig, connus pour leur réalisation de Jigsaw, étaient en clôture de Gérardmer cette année avec ce film. J’avoue que si je n’avais pas croisé Helen Mirren sur l’affiche, je ne me serais pas intéressé à ce film. Car ce n’est pas trop son style à faire des films d’horreur. Par rapport à Jigsaw, j’ai trouvé ce film un peu soft comme réalisation. Les frères Spierig nous font part de leur connaissance de la spiritualité africaine en présentant ce film comme un diplôme nouvellement acquis. Ils ont mis l’accent plus sur la psychologie des personnages que sur la peur. L’exploitation de la peur est plus présentée comme un polar. Du coup, on trouve les fantômes plutôt sympathiques à nos yeux du fait de leur souffrance au point de prendre faits et causes pour eux. Est à regretter toutefois qu’ils n’aient pas montré Dame Winchester tirer sur ses employés s’ils avaient fait le malheur de voir son visage.
Ils ont mis l’accent sur le noir qu’elle porte, qui ne représente en rien la mort mais la vie, la mélanine ou peau noire, moyen de passage pour elle dans le monde l’au-delà.

Par , le18 juillet 2018.

C’est galère quand même sans électricité

Conclusion

Je ne suis pas un grand fan de films d’horreur, mais je dois avouer que ce film a attiré ma curiosité au point que je l’ai vu deux fois. La manière dont est exposé le fait des armes et la mystique ça sonne un peu comme une invention africaine les armes à feu. Après, c’est une hypothèse, rien n’est prouvé historiquement pour le moment. Donc, je me refuse de balancer une info non vérifiée. Winchester ça ne fout pas trop les boules, c’est loin d’être une horreur. Si tu n’aimes pas les fantômes, ce n’est pas pour toi, si t’as des potes parmi les fantômes invite les dans ton salon de préférence car c’est un e-movie. C’est vrai que cette critique tombe à point nommé par rapport à l’événement du 3 juillet 2018 (3+7+2+1+8=2+1=3=1+1+1= 666(carbone)) à Nantes qui aurait causé la mort d’un jeune africain de 22 ans (2+2=4=1+3=13) à qui on a fabriqué un casier surprise. Il serait temps que la justice africaine plus connue sous le nom de Maât ou Meite revienne sur le tapis, comme ça les non-lieux vont disparaître. C’est une justice équitable et spirituelle à l’opposé de la justice cartésienne occidentale. L’aspect numérologie pour caractériser le dégât cosmique que cette mort aurait provoqué, d’où les émeutes et sans oublier que Nantes est un des carrefour du commerce triangulaire bâtit sur le sang des africains, n’est pas sans rappeler l’obsession de Sarah Winchester pour les nombres. On dit en astrologie que Mars est rétrograde et que cette période va engendrer soit des bonnes choses soit des conflits débiles qui sont supposé nous grandir. Sans oublier que Mars est un égrégore de la guerre couleur rouge. Je me joins au blog pour envoyer mes condoléances à la famille car perdre un enfant, c’est perdre l’investissement de toute une vie. Au passage, il reste le foot et les tirailleurs bleus refont le gazon… Hi ! Hi ! Hi !

+

  • Réalisation très calculée
  • Très axé sur la psychologie des personnages

  • La peur a manqué à l’appel
  • Caractère rationnel du docteur trop redondant dans ce genre de films
  • Fin trop romantique, à mon goût, vu la tragédie
7/10

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A propos de l'auteur : (36 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l'atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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