Critique : La fin des Irin (Volume Un)

Fiche

AuteurRob McMillan ArtisteWouter Gort
Site officiellastoftheirin.com

Critique

Il y a quelques semaines, on m’a contacté concernant un webcomic disponible en français, La fin des Irin. Il m’a été vendu avec le pitch suivant :

Si en surface la trilogie [de la La  fin des Irin] suit la querelle intergalactique des deux êtres célestes Baal et Yahweh, la série possède différents niveaux de lecture et remet en question des notions largement acceptées des cultures occidentales sur la religion, notre histoire et la conception de la civilisation moderne.

Du coup, ça m’a bien intrigué… En plus, le titre envoie du rêve épique bien tragique. Dès lors, j’ai accepté d’en faire la critique et on m’a envoyé l’intégralité du Volume Un.

Pour information, le webcomic est lisible gratuitement sur le site officiel (voir lien dans la fiche) donc ça ne vous coûte rien et, en plus, le site est badass.

« La fiction est un voile tissé de vérité. »

Au début, j’ai été surpris de découvrir que ce n’était pas du dessin classique, mais du dessin numérique. Comme si on avait fait des captures d’écran d’un film. J’ai eu du mal à m’y faire, mais finalement, ça offre des très beaux plans. En tout cas, le jour où ils auront besoin de faire des films, ils n’auront pas à chercher loin.

Concernant l’histoire, alors là, c’est une autre affaire. La fin des Irin nous lâche dans un monde en ne nous donnant que très peu de codes. Dès lors, à la lecture des premières pages, j’étais complètement paumé. Aussi, il y a une volonté d’enrichir notre culture historique avec des notes de bas de page. C’est louable, mais ça fait beaucoup d’informations à assimiler. Je conseille de les zapper à la première lecture. Au final, si on se met bien en tête qu’il s’agit d’une histoire où Baal et Yahweh se font la « guerre » et en gardant en mémoire l’arbre généalogique présenté en deuxième page, ça finit par rouler.

Bref, le premier volume m’a donné envie d’en savoir plus, car se terminant sur un cliffhanger plutôt intéressant. Ce que j’ai aimé avec ce roman graphique, c’est que côté sexe et violence, ça envoie (et dès le début, comme pour capter notre attention façon Game of Thrones). De plus, j’aime beaucoup la façon dont ils revisitent certains mystères de l’histoire humaine (la religion, les OVNI, …). Seul vrai bémol à mes yeux, l’action est rarement emballante. La faute au style graphique trop propre et des bulles pas très dynamiques.

6/10

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