Critique : Jack of Fables

Deadpool a rencontré son maître

Fiche

Titre:
Jack of Fables
Éditeur: Vertigo (DC Comics)
Scénaristes: Bill Willingham, Matthew Sturges
Dessinateurs: Tony Akins, Andrey Pepoy, Brian Bolland, James Jean (couvertures)

Critique

Après la claque Fables, j’avais bien envie de continuer dans cet univers, mais malheureusement, il faut attendre le prochain album. Mais attends, il n’y avait pas un spin-off pour cette série ? Un truc avec ce sale gosse de Jack ? Bingo. Jack of Fables ! C’est parti mes cocos.

Avant tout chose, il est FORTEMENT conseillé de lire les six premiers albums de Jack of Fables avant d’attaquer la lecture du tome 16 de Fables, La grande alliance. Comme je ne le savais pas, je me suis un peu gâché le suspense étant donné que je savais ce qui allait se passer dans les derniers tomes de Jack of Fables, dommage car c’était complètement imprévisible. Le tome 16 de Fables est la suite directe du tome 6 de Jack of Fables pour un crossover. Plus précisément, The Great Fables Crossover.

Après cet interlude « conseil », revenons à nos moutons, ou plutôt à nos Fables. Le personnage de Jack avait un fort potentiel car dans ses quelques apparitions dans la série régulière, il avait réussi à foutre le boxon et a bien faire marrer. Toutefois, le fait qu’il demeure un individu fort détestable n’est pas préjudiciable pour une série dont il serait le héros ?

Loin du modèle de super-héros charismatique et lisse, Jack se pose là, triomphant ! Le personnage de comic-book avec qui il partage le plus de points communs est probablement le Deadpool de Marvel. Il était donc nécessaire que Jack ait sa série. Surtout, après avoir lu les six tomes, j’ai toujours un petit sourire quand je pense à son passé. Ma partie préféré concerne sa période Jack-o’-lantern.

Le personnage de comic-book avec qui Jack partage le plus de points communs est probablement Deadpool.

Toutefois, à la différence de Deadpool, Jack couche avec pas mal de filles (le prince Charmant a un concurrent de poids). Pauvre Wade, obligé de composer avec un destin à la Benny Hill. Bref, Jack of Fables charme par son ton humoristique très « what’s the fuck » et une galerie de personnages mémorables (même si moins réussis que ceux de Fables) et un des meilleurs sidekicks au monde, Gary… ou Kevin. Il ne s’est pas encore décidé. Je n’oublie pas non plus la vache bleue. Un personnage permettant des blagues récurrentes dont on ne comprend pas bien le sens au premier abord, mais dont on finit par se surprendre à attendre la page lui étant consacré dans l’épisode en cours.

Malgré tout, je trouve ce spin-off inférieur à Fables en terme de plaisir de lecture, toutefois il offre suffisamment d’attrait et surtout se démarque de son illustre paternel pour mériter l’achat. Un spin-off original. Risqué, non ? Rendez-vous compte, il ne se contente pas de refaire la même sauce que la série dont il est dérivé. Pour répondre à cette question, je laisse la parole aux Experts.

Au niveau du dessin, rien de fantastique, mais un style agréable et riche en détails, collant parfaitement à l’esprit perverti de son héros.

Conclusion

Jack of Fables est une sorte de Deadpool dans l’univers de Fables. Misant à fond sur l’humour sans prise de tête et délicieusement sale gosse, le Fable qui n’avait pas sa place à Fableville nous emmène vers des aventures ne ressemblant à rien de connu. On se marre bien.
+ – Une merveille d’anti-héros
– Un délire sans limite
– Les personnages secondaires
– Moins poignant que Fables
– J’ai lu le tome 16 de Fables avant Jack of Fables
7/10

Jack of Fables cover

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