Critique : Fables

Once Upon a Time chez les adultes

Fiche

Titre:
Fables
Éditeur:Vertigo (DC Comics)
Scénariste:Bill Willingham
Dessinateur(s):Mark Buckingham, Lan Medina, James Jean (couvertures)

Critique

Ma première incursion dans l’univers de Fables s’est faite avec le jeu vidéo de Telltale Games. Charmé, je me suis alors décidé de m’attaquer aux albums.

Je me suis procuré le premier tome, Légendes en exil, et j’ai plutôt apprécié l’univers malgré les traits moyens de Lan Medina, les trouvant trop épurés… J’ai donc décidé de continuer la série et j’ai continué avec le tome 2. Non, sans blague ? Tu aurais pu faire le foufou et prendre le numéro 10, non ? Pour ensuite enchainer avec le 5. Connerie mise à part, le tome 2 sous-titré, La Ferme des animaux, fut un début de coup de cœur, car le dessinateur change avec l’arrivée de Mark Buckingham. Les traits deviennent plus étoffés et j’ai mieux accroché. Surtout l’intrigue délaisse les présentations et met en place un univers plus profond qu’il n’y paraît au premier abord.

Au début, j’ai pensé à la série Once Upon A Time dont le pitch pille totalement celui de Fables (ce n’est pas beau de copier). Seulement à l’inverse de la série d’ABC, l’univers de Fables n’est pas enfantin et ses personnages sont bien plus intéressants, car ils surpassent le conte dont ils proviennent, proposant ainsi des relectures réussies et intelligentes. De plus, les intrigues proposées font froid au dos grâce à un vrai méchant, l’Adversaire n’ayant rien à envier à Sauron, et proposent des moments mémorables. Sans oublier la violence parfois crue. Impensable en série télé… Quoique The Walking Dead.

La série Once Upon A Time pille totalement le pitch de Fables, seulement à l’inverse de la série d’ABC, l’univers de Fables n’est pas enfantin.

Toutefois, le coup de foudre n’est survenu qu’au tome 4 avec la saga Le Dernier Bastion proposant grosso modo l’intrigue du Gouffre de Helm (Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours) à la sauce Fables. J’ai été complètement captivé par le côté épique de l’histoire. Par la suite, la saga enchaîne sur un arc assez énorme avec La Marche des soldats de bois. Dès lors, je me suis décidé à tous me les prendre.

La suite fut une succession, inégale mais toujours d’un très haut niveau, d’aventures épiques, drôles et tellement… fables. Un univers si unique qu’il est difficile de trouver un équivalent (la série Once Upon a Time ne lui arrive même pas à la cheville). Je me suis régalé (pas mon portefeuille) à lire tous les albums à la suite et à être soufflé par les rebondissements souvent légions et rarement prévisibles. Surtout la série ne cesse jamais de recycler intelligemment les personnages les plus légendaires des contes, leur trouvant des rôles parfois surprenants. Là, je n’attends plus qu’une chose : l’album suivant !

Conclusion

Fables est un bijou dont la série télé Once Upon a Time a piqué beaucoup de choses sans en avoir récupéré l’essentiel : sa magie, son ton et son imprévisibilité. Si toi aussi, tu as été déçu par la série qui n’arrive jamais à dynamiter son pitch de départ, je ne peux que te conseiller de t’orienter vers Fables qui le fait à merveille et… Quelle explosion !
+– Le recyclage des contes
– Ton entre humour, thriller et aventure épique
– Les dessins de Mark Buckingham
– Un vrai méchant
– Les rebondissements
– Les dessins de Lan Medina sur le premier tome
Trophée10/10

Pin It on Pinterest