Critique : Gangster Squad

Bienvenue à Gangsterland

Fiche

D’après le livre de Paul Lieberman
Titre:Gangster Squad
Réalisateur(s):Ruben Fleischer
Scénariste(s):Will Beall
Acteurs:Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Nick Nolte, Emma Stone, Anthony Mackie, Giovanni Ribisi, Michael Peña, Josh Pence, Mireille Enos, Robert Patrick
Titre original:Date de sortie:6 février 2013
Pays:Etats-UnisBudget:60 000 000 $
Genre:Action, Drame, Policier, ThrillerDurée:1h53

Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.

Critique

Ruben « Bienvenue à Zombieland, 30 Minutes Maximum » Fleischer derrière un film hollywoodien avec un casting de cet acabit, on ne peut qu’être curieux du résultat final. Encore plus quand on sait qu’il s’agit de l’adaptation du livre écrit par Paul Lieberman, lui-même inspiré d’une histoire vraie (l’argument qui tue même si on se doute que c’est très librement inspiré). Pour parachever le tout, Ryan Gosling y retrouve Emma Stone avec qui il formait un couple glamour dans Crazy, Stupid, Love.

Le tout commence de la meilleure des manières avec une voix off typique de ces années-là (ambiance film noir, mec ténébreux) et sur un plan très stylé où Sean « Mickey Cohen » Penn se défoule sur un sac. Le ralenti laisse transparaître les muscles se déformant au gré des coups, on voit même les veines saillir et toujours cette délicieux voix-off. Ouvrir le film en montrant le méchant dans une telle disposition fait frissonner. On s’attend alors à découvrir un combat épique et un des meilleurs méchants de tous les temps. A ce moment-là, rien que dire « Mickey Cohen » dans sa tête me met en émoi.

La suite ne peut que décevoir par rapport aux attentes initiales, en fait l’ouverture met la barre tellement haute qu’évidemment, ça devient presque mission impossible de la retoucher. En fait, le gros problème de Gangster Squad demeure son scénario prévisible. On enchaîne les péripéties typiques : la présentation du méchant, le héros baroudeur, la formation de l’équipe avec son beau gosse rebelle, l’attaque des héros, la contre-attaque du méchant et le combat final. Toutefois, on connaît des films qui arrivent à surmonter ce handicap pour se sublimer, Gangster Squad n’en fera malheureusement pas partie…

En voyant le film, on a l’impression qu’il a été amputé de plusieurs morceaux. Les personnages secondaires magnifiquement introduits sont finalement… secondaires. Ne trouvant que quelques moments de grâces dans les scènes d’actions. D’ailleurs ces dernières sont fort nombreuses et bien emballées, retrouvant l’esprit très nineties où des milliers de balles déferlent dans chaque fusillade. On ne serait pas étonnés de voir les grands parents de nos Expendables actuels débarquer dans ce Los Angeles-là.

En plus de ça, Ruben Fleischer, le réalisateur, se permet de faire joujou avec la caméra sur ses scènes d’actions et d’offrir quelques ralentis bien sentis notamment sur la fusillade entre le héros et Mickey Cohen. Le seul reproche que je pourrais faire concerne le sang, vraiment trop peu présent, pour ne pas dire invisible (pourtant le film est interdit aux moins de 12 ans). Gangster Squad aurait gagné en efficacité avec plus de réalisme donc de gore, à la manière du récent Le Dernier Rempart.

Pour le casting, rien d’exceptionnel à signaler… Tout le casting tient la route et chacun offre sa marque de fabrique. Tout de même soulignons Sean Penn vraiment excellent dans la première partie du film avant que son personnage se révèle pathétique. Ryan Gosling a toujours autant de charme mais son couple avec Emma Stone est moins efficace (on a l’impression que la phase histoire d’amour a été éclipsée, après tout pourquoi s’attarder dessus, on en a déjà parlé dans Crazy, Stupid, Love). Pour Emma Stone, elle n’est qu’une midinette ici mais difficile de ne pas succomber dans la scène où elle rencontre le personnage de Ryan. Elle affiche une belle robe rouge et le réalisateur en profite pour pondre un plan magnifique où elle est accoudée dos au bar laissant la transparaître dans toute sa longueur. Une longueur qui se brise sur une fente laissant apparaître une magnifique longue jambe. J’avais envie de refaire le Mask devant Cameron Diaz. Un plan fantasme instantané !

Conclusion

Alors qu’on s’attendait à un drame épique sur les années Cohen dans la cité des anges, Gangster Squad est plutôt un film d’action dans la pure tradition des nineties : cliché, bourrin mais furieusement jouissif !

+– des personnages cools
– de l’action à en revendre
– ambiance
– Sean Penn
– trame classique
– seconds rôles délaissés
Trophée7/10

Gangster-Squad-Affiche-France

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