Critique : Captain America: First Avenger

Affiche de Captain America: First Avenger
Une légende est née

Fiche

Phase 1 du Marvel Cinematic Universe
Réalisateur(s):Joe Johnston (Wolfman)
Scénariste(s):Christopher Markus, Stephen McFeely (la trilogie Le Monde de Narnia)
Acteurs:Chris Evans (Steve Rogers / Captain America), Hugo Weaving (Crâne Rouge), Sebastian Stan (Bucky), Hayley Atwell (Peggy Carter), Stanley Tucci (Dr. Abraham Erskine), Toby Jones (Dr Arnim Zola), Tommy Lee Jones (Général Chester Phillips), Neal McDonough (Timothy ‘Dum Dum’ Dugan) et Dominic Cooper (Howard Stark)
Titre originalCaptain America: The First Avenger (ouais, bon y a pas beaucoup de différence)
Pays:États-UnisDate de sortie:17 août 2011
Genre:Action, Aventure, Science fiction, ThrillerDurée:2h03
Budget:140 000 000 $
Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Crâne Rouge.

Critique

L’adaptation que je redoutais le plus !

Les premières photos me faisaient flipper. On y voyait des espèces de moto futuristes : je m’étais alors dit : « C’est bon, ils vont le faire. Ils vont le foirer cette adaptation de Captain America ! Mais pourquoi ils ont filé le film à Joe Johnson. Mais pourquoi ! ». Les premières critiques élogieuses m’ont réconforté un peu mais j’appréhendais toujours beaucoup sans que ça n’empêche mon impatience de grandir au fur et à mesure des jours. Je n’en pouvais plus quand je m’étais installé dans la salle. Et là, le miracle a eu lieu. Tout concordait, tout était bien ancré dans le Marvelverse (univers Marvel). Je peux déjà vous dire que j’ai pris une claque et j’ai déjà noté dans mon agenda sa date de sortie officielle pour le revoir. Captain America is born… La légende est vivante.

Contrairement à ce que beaucoup croient, Captain America n’est pas le premier héros Marvel, Spider-Man non plus, ce sont la Torche Humaine (qu’on voit très brièvement à l’écran, seul les fans de comics le verront) et Namor. Mais Cap (le mignon petit diminutif du héros étoilé) a été le premier à être populaire. Il a fait partie des Invaders (avec justement la Torche Humaine et Namor) mais le film ne retient pas cette partie. Il s’éloigne sensiblement du comic pour forger sa propre légende vivante, j’y reviendrais en détails en fin d’article dans l’œil du Marvelophile.

BMME

Qu’est-ce que ça signifie ce titre ? Tout simplement : Best Marvel Movie Ever (dans la langue de Molière : Meilleur film Marvel de tous les temps). Iron Man avait promulgué une nouvelle ère, nous avait prouvé qu’il était possible de faire un film sur un héros méconnu du grand public et avoir du succès. L’Incroyable Hulk avait suivi (c’était plus facile étant donné que Hulk faisait déjà partie de la culture populaire) mais il avait réussi à réconcilier le géant de jade avec le grand public après le controversé Hulk d’Ang Lee. Iron Man 2 était le suivant. Malgré une perte de qualité, il restait quand même bon et trouvait son public. Puis cette année, le fils d’Odin avait débarqué avec Mjolnir. Le public était enthousiasmé. Mais il en manquait un… Un qui allait tous les réunir pour pouvoir former la plus grande équipe de super-héros : les Vengeurs. La légende vivante, Steve Rogers alias Captain America.

Il lui fallait donc un film à sa hauteur. Mission accomplie de la part de Joe Johnson. On lui dira mille mercis. On avait reproché à Thor une amourette un peu pitoyable (avec le cygne noir), Captain America le supplante avec une belle histoire d’amour inattendue (de ma part du moins) et réellement romantique. Des scènes d’actions, il y en a toujours et des belles. Mais cette fois-ci, on est en pleine seconde guerre mondiale donc se posait la question du réalisme. Allons-nous avoir une version édulcorée ? Oui et non. Oui dans le sens où on ne voit pas de traces de sang et non parce que la guerre, c’est sale et on le voit nettement : Captain America tue. L’histoire ? Basique mais bien rythmé, intelligent et propice à des moments cultes comme la transformation de Steve Rogers en Captain America. L’humour ? Toujours présent, on ne change pas la marque de fabrique de Marvel Studios mais cette fois-ci, elle est plus en retrait que dans Iron Man et Thor, guerre oblige. Un méchant ? L’anti-Captain America tout simplement, le terrifiant Crâne Rouge. C’est là, la différence avec Superman, c’est que Lex Luthor n’est pas au niveau de son ennemi juré contrairement à Crâne Rouge.

Aussi, on pouvait avoir peur d’un gros film patriotique comme World Invasion ou Independence Day nous rappelant ce plan immonde de Spider-Man 3 où l’homme-araignée court devant le drapeau américain sur un gros plan appuyé de plusieurs secondes. Il n’y en a pas dans Captain America et ce n’est que du bonheur, la fibre patriotique de Captain America ayant toujours été de représenter les valeurs de l’Amérique: la liberté et non pas le pays lui-même. La seule scène patriotique est très bien détournée et est drôle.

Captain America est une réussite. La première partie de Marvel au cinéma est close. Rendez-vous à l’année prochaine pour la deuxième fournée de films qui commencera avec le crossover ultime et fantasmé par tous : les Vengeurs (The Avengers).

L’œil du Marvelophile Crâne Rouge

Dans cette partie, Marvelll (dégage, sale français) Crâne Rouge observe tout ce qui concerne l’univers Marvel en comics et vous montre les différences entre les deux Captain America (sale américain!). Attention, partie bourrée de spoilers. A éviter à tout prix si vous n’avez pas vu le film.

Il y aussi des spoilers de comics qui peuvent être préjudiciable si vous ne voulez pas être spoilé des films à venir comme Captain America 2 (déjà prévu).

Spoiler

Dans les comics, cette saleté de Captain Capitaliste fait partie des Invaders (Namor, La Torche Humaine, Bucky, Toro, …) et ensemble, ils mettent à mal l’avancée de mon chef Hitler. Dans le film, il n’y ait fait nulle mention et heureusement pour moi parce que ça fait beaucoup de super-héros mais moi aussi, j’avais des potes.

Par contre, il est bien fait mention de ces satanés Howling Commandos (les Commandos Hurlants en VF) dont fait partie Dum Dum Dogan (au look ridicule inimitable et bien retranscrit dans le film, ah, ah) et dirigé par Nick Fury. Dans le film, Nick Fury disparait (probablement pour éviter de donner des excuses bidons quant à sa longévité parce qu’il flippe).

Bucky, dans le film, est devenu un vrai soldat (m’enfin ça se discute), il a le même âge que Captain America et ils se connaissent déjà avant la guerre. Il n’est pas le vrai Bucky des comics qui était un peu l’équivalent du Robin. Grosse différence, il « meurt » dans le comic en voulant « sauver » (j’insiste sur les guillemets) le monde en déjouant le plan d’un de mes collègues tandis que dans le film, c’est tout simplement en combattant un de mes vulgaire sbires.

Espérons, comme dans les comics, son retour en tant que Soldat de l’Hiver (comme ça, il butera plein de gens). Actuellement dans les comics, il est Captain America, Steve Rogers ayant étant promu commandant.

Peggy Carter étant une combattante de la résistance française. Avec Captain America, ils tombent tous les deux amoureux malgré qu’il n’ait jamais su son nom. Dans le film, le personnage est peu éloigné, seul son statut change un peu.

Actuellement, Captain America est en couple avec sa nièce Sharon Carter.

Moi, Crâne Rouge, je ne change que très peu. Je suis toujours aussi terrifiant, aussi beau gosse et mon plan est terrible (paye ta place pour voir lequel, si tu télécharges, je débarque chez toi et je zigouille toute ta famille). Quant à mon assistant, Arnim Zola, je connais mal le personnage, je me rappelle juste qu’ il est investi dans le corps d’un robot comme le méchant des Tortues Ninjas, tu sais la cervelle là avec des tentacules.

Pour le docteur qui invente le sérum, Abraham Erskine (ce traître!), difficile de le comparer étant donné qu’il n’apparaît que très brièvement dans le comic mais dans le film, il est approfondi et sa mort nous attriste un peu me met en joie. Je reconnais toutefois une belle performance du toujours excellent Stanley Tucci.

Le général Chester Philipps, peut être que je me trompe, mais il n’apparaît pas dans le comics ou alors juste en figurant (oui, il y a des figurants dans les comics, ça me sert de chair à canon. J’en bute un ou deux histoire de remettre mes gars dans le rang). Quant à Howard Stark, il reste proche de la version originelle, on voit de qui tient Tony (quel mauvais père, moi je l’aurais mis dans une prison en Russie pour lui apprendre la vie).

Pour le bouclier (oui, c’est important), celui du début est normalement celui conservé par Captain America durant toute sa période seconde guerre mondiale. Il ne reçoit le rond que dans le futur.

PAF! C’est bon, je l’ai assommé. Je peux reprendre mon clavier. Désolé pour le dérangement, il ne vous a pas trop dérangé? Bon je continue.

La grosse différence entre le film et le comic concerne la mort de Captain America. Dans le comics, Bucky et Captain America « perdent la vie » en même temps en voulant désamorcer une bombe lancée par le maléfique Baron Zemo. Sinon les modifications étaient nécessaires et demeurent efficaces pour signer de belles origines. Un regret, de ne pas avoir eu un débarquement avec Captain America digne de celui du comics Ultimates (un grand moment).

Conclusion

Thor et Iron Man nous avaient mis une claque et comme un signe, le premier et plus grand Vengeur s’impose avec le meilleur film Marvel jamais sorti et LE blockbuster de l’été 2011.

Sa scène culte : la première rencontre entre Captain America et Crâne Rouge

Note : 9/10

3D : ne sert à rien sinon à assombrir l’écran. A éviter si possible.

PS : Restez jusqu’à la fin du générique, vous ne le regretterez pas. Un beau trailer des Vengeurs!

Captain-America-Poster-Français

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A propos de l'auteur : (3045 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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