Critique : Evasion

Stallone feat. Schwarzy

Fiche

Titre:
Evasion
Réalisateur(s):Mikael Hafstrom
Scénariste(s):Miles Chapman, Jason Keller
Acteurs:Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, Faran Tahir, Amy Ryan, Sam Neill, Vincent D’Onofrio, Vinnie Jones, Matt Gerald, Curtis ’50 Cent’ Jackson
Titre original:Escape PlanDate de sortie:13 novembre 2013
Pays:États-UnisBudget:70 000 000 $
Genre:Action, ThrillerDurée:1h 56

Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Critique

N’allons pas par quatre chemins, Evasion, si on va le voir, c’est pour le tandem Stallone/Schwarzenegger. Et ces deux-là font le boulot !

J’étais autant excité par ce projet de réunir les deux plus grands monstres du cinéma d’action des années 80/90 qu’inquiet en voyant Mikael Hafstrom derrière la caméra. On parle du mec qui a pondu l’immense bouse Le Rite. Et comme j’ai la mémoire courte, je n’ai retenu que ça pourtant, il avait bien fait les corrects Chambre 1408 et Dérapage. M’enfin, ce n’est pas non plus Expendables !

« Toi, t’as pas une gueule de porte-bonheur ! » – Predator

Finalement le résultat est un film d’action à l’ancienne, sans prise de tête, avec de l’action, de l’humour pince-sans-rire du style « Toi, t’as pas une gueule de porte-bonheur ! » (Predator), un peu de suspense et quelques bonnes idées. Un cocktail qui fait son effet en nous enivrant sans nous donner envie de dormir et/ou de vomir… Mais c’est loin d’être la biture la plus mémorable de notre vie, même pas dans le top 10, ni le top 100.

Je me suis bien éclaté à voir ce duo hors du commun nous faire une Prison Break. Dans le style, ça y ressemble beaucoup. En plus, je me suis souvent marré avec une mention spéciale pour la scène où Arnold semble gagner au moins 20 ans. Vous la reconnaitrez sans peine, elle commence par un gros plan sur ses yeux. Pour preuve que je n’ai pas été le seul, toute la salle a hurlé de joie ! En plus, le T-800 balance une scène où il est presque méconnaissable en jouant le fou. Le must ? Il ne le fait pas d’une façon embarrassante comme un mec qui essaye de jouer en foot alors qu’il n’a jamais touché un ballon des pieds de sa vie. Arnold y va à fond et fait rire après une phase de transition où on écarte gros les yeux avec un « What’s the fuck » sur le bord des lèvres.

Mention spéciale pour la scène où Arnold semble gagner au moins 20 ans.

Malgré tout, le film manque de beaucoup de choses. D’un, Vinnie Jones est tellement sous-exploité que j’ai été déçu. Merde, on parle du malade mental de Snatch, de 60 secondes chrono et du génial Midnight Meat Train (probablement, son meilleur rôle). Bref, ce n’est pas avec Evasion que l’ancien footballeur va revenir sur le devant de la scène. De deux, ça manque de punch au niveau du montage. De trois, ben en fait, il manque ce petit quelque chose pour qu’Evasion devienne plus ce qu’il n’est. Cette petite touche de folie faisant des séries B des films cultes.

La réalisation a aussi du mal, sauf furtivement par-ci et par-là, à rendre ses scènes d’action jouissives. Les gunfights sont mollassonnes, un comble quand on sait qui sont les héros. Purée, si seulement un réalisateur plus talentueux avait pris la main.

Conclusion

Une série B efficace réunissant deux monstres sacrés. Mais j’en voulais plus !

+– Stallone et Schwarzy
– L’humour pince-sans-rire
– Quelques fulgurances
– Ça manque d’inspiration
– Réalisation et montage bof
6/10

affiche Evasion

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