Critique : Detroit: Become Human

Les androïdes rêvent-ils de jeux vidéo ?

Fiche

TitreDetroit: Become Human
ÉditeurSonyDéveloppeurQuantic Dream
Plate-formePlayStation 4Date de sortie25 / 05 / 2018
Testé surPlayStation 4GenreAventure

Critique

J’ai toujours eu beaucoup d’affinité avec les jeux vidéo de Quantic Dream. Ça a commencé avec Omikron (je n’arrive pas à l’appeler The Nomad Soul – 1999) que je n’ai jamais pu finir à cause d’un bug au pied d’une échelle (impossible d’y monter, or c’est le seul passage pour pouvoir continuer). Cela s’est poursuivi avec Fahrenheit (2005), le chef d’œuvre Heavy Rain (2010) et Beyond: Two Souls (2013). Alors que je me demandais à quoi j’allais bien pouvoir jouer après avoir bouclé Assassin’s Creed Origins, je me suis honteusement rappelé que ça fait presque deux mois que Quantic Dream avait sorti un nouveau jeu.

À la hauteur d’Heavy Rain

Quelle claque. Je suis resté époustouflé de début jusqu’à la fin. Detroit: Become Human est le jeu le plus abouti du studio parisien. Mon préféré ? Ça se joue des coudes avec Heavy Rain. Si ce dernier nous introduisait dans une ambiance rappelant beaucoup David « Se7en » Fincher, le jeu vidéo du jour lorgne du côté de Blade Runner. Point d’humain à contrôler. Cette fois-ci, ce sont des androïdes. Au nombre de trois pour une intrigue à tiroirs digne d’Heavy Rain.

L’histoire est géniale. J’ai été fasciné. Des larmes me sont monté aux yeux. Surtout, j’ai subi un vrai stress. Il faut dire que lorsqu’un personnage meurt ou fait une grosse connerie, c’est définitif. Le must, c’est vraiment de ne jamais revenir dans l’histoire durant la première partie. Tout faire d’une traite. L’ensemble contribue à faire de Detroit: Become Human, le chaînon manquant parfait entre le jeu vidéo et le cinéma. En toute franchise, après l’avoir fini, je n’ai pas pu me résoudre à refaire le jeu pour compléter les trous. Je voulais vraiment garder intacte l’expérience que j’ai vécu.

Le film interactif atteint la perfection

Le gameplay aura été peaufiné au fil des années et on peut clairement voir l’évolution jeu après jeu. Ici, il aura atteint une presque perfection. Seul bémol (mineur), les QTE impliquant un mouvement de manette. Quand on est assis de travers (pour ne pas dire affalé sur le canapé), comme je le suis souvent quand je joue, ça dérègle le capteur. Après, ceux qui connaissent, ça ne change pas. On reste dans le film interactif entre exploration du décor, QTE et dialogues.

Si le jeu a une énorme qualité indéniable, elle concerne la qualité graphique. Que c’est beau. Tout est fait pour favoriser l’immersion et en premier, la motion capture des acteurs et avec quelques têtes bien connues dans le lot : Valorie « Blair Witch » Curry, Jesse « Grey’s Anatomy » Williams, Clancy « Highlander » Brown, Lance « Aliens, le retour » Henriksen et Minka « Friday Night Lights » Kelly. Si on connaît un peu les acteurs, difficile de ne pas être subjugué. On les reconnait INSTANTANÉMENT. Mieux, l’animation faciale et la qualité des yeux sont exceptionnelles. C’est l’avenir, tout simplement. Cela contribue aussi beaucoup à l’immersion.

Par encore bouleversé par l’expérience, le19 juillet 2018.

Conclusion

Detroit: Become Human est le chaînon manquant parfait entre le jeu vidéo et le cinéma. Il s’agit d’un véritable film interactif où le spectateur a la main sur ce qui va suivre. N’a-t-on jamais rêvé d’interagir sur un film ? Alors quand, en plus, il s’agit d’un excellent film reprenant les thèmes de Blade Runner tout en mélangeant enquête policière, drame émouvant et histoire afro-américaine. Je dis combo gagnant !

+

  • Graphiquement sublime
  • Motion capture extraordinaire
  • Histoire à tiroirs immersive
  • QTE maitrisé et dynamique
  • Jouer au policier avec Connor

  • Va falloir encore attendre cinq ans avant un nouveau Quantic Dream ?
10/10

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A propos de l'auteur : (2971 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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