Critique : Bored to Death – Saison 3

Un petit chocolat dans le monde des séries

 
Fiche

Créateur:Jonathan Ames
Acteurs:Jason Schwartzman (Scott Pilgrim), Ted Danson (Damages), Zach Galifianakis (Very Bad Trip)
Pays:États-UnisFormat:26mn
Genre:Comédie, Drame, PolicierChaîne:HBO
Nombre d’épisodes:8
Après une rupture sentimentale, un écrivain trentenaire, alcoolique et fumeur de marijuana, en panne d’inspiration et vivant à Brooklyn, va s’improviser détective privé à l’image des héros de Raymond Chandler en inscrivant une annonce sur internet, afin de stimuler son imagination.

Critique

Bored to Death est une série assez bizarre, elle mélange avec brio l’humour pince sans rire et le vieux film policier. C’est surtout l’humour qui surprend dans la série car elle semble tellement européenne, bien loin des standards scatologiques américains.

Réunissant un excellent casting : Jason Schwartzman, Zach Galifianakis et Ted Danson, la série est aussi doté de très courtes saisons (seulement 8 épisodes de 25 minutes). Surement pour palier à son audience très faible qui lui vaudra d’ailleurs sa tête (le 20 décembre 2011, HBO annonce son annulation au terme de la saison 3 à cause d’audiences qui ont effroyablement chuté entre la saison 2 et 3 – cause? Changement de case horaire à un emplacement suicidaire).

Pourtant la saison 3 est peut-être la saison la plus aboutie des trois. La première avait bien du mal à trouver son rythme en oscillant entre des épisodes on va dire nuls et d’autres géniaux. La deuxième saison arrivait à s’installer et à trouver ses marques.

La saison 3 quant à elle démarre en fanfare en nous refaisant un remake d’Hugo Cabret à la fin du premier épisode. Les épisodes qui suivent sont géniaux et arrivent parfaitement à équilibrer le temps d’apparition entre les trois protagonistes (plus de prédominance de Jason Schwartzman).

L’humour est toujours aussi barrée avec des situations complètement loufoques (encore pire que la boîte sadomasochiste de la deuxième saison) et ses personnages toujours décalés quelque soit la situation où ils se trouvent. Et puis comment ne pas tomber raide dingue de Zach quand il nous fait sa moue d’enfant gâté avec un superbe « Mais je veux dessiner moi!« .

Que dire aussi des enquêtes bizarres, totalement bizarres, limite surréaliste. Quand même, une filature pour prendre en flagrant délit un homme en train de tromper son petit ami avec un peluchophile (c’est quoi ça ? C’est faire l’amour avec quelqu’un qui se déguise en peluche). Tout simplement imparable.

La déception concernera le final avec pour guest-star la pétillante Isla Fisher (Confessions d’une accro du shopping) qui nous laisse, comme tout bon final de saison, avec une question en suspens et qui malheureusement ne sera jamais résolue vu que la série a été annulée.

Conclusion

Bored to Death est passé comme une comète distillant un sentiment d’euphorie et nous offre au final 24 épisodes qui respirait la nouveauté avec ce looser qui s’improvise détective. Chaque épisode se savoure un peu comme un petit chocolat d’une grande boîte. Probablement une série qui deviendra culte avec les années à la manière de The Big Lebowski (auquel il fait penser).
+– un trio génial
– loufoque
– annulé
– assez space quand même
7/10

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