Les chroniques de Coolson : Dune (1984)

Profitons de l’actualité, et par actualité, je parle juste d’aller voir Dune, parce qu’il faut voir Dune pour plusieurs raisons. Déjà, c’est Denis Villeneuve, le réal’ le plus visionnaire que l’on ait vu depuis bien longtemps. Également parce que, depuis Le Seigneur des Anneaux, on n’avait pas assisté à la naissance d’une nouvelle saga appelée à devenir cultissime. Ensuite, parce que j’ai un besoin vital de voir la 2ème partie qui est conditionnée à la réussite du premier. Donc, ALLEZ VOIR DUNE, MERDE !!!

Profitons de l’actualité pour parler de la première fois où l’on a tenté une adaptation de l’œuvre de Frank Herbert. Alors, on prend son marteleur, son distille et son krys.

Cette semaine, c’est Dune.

Le dormeur doit se réveiller

Dune est un film américano-mexicain sorti le 14 décembre 1984 aux États-Unis et le 6 février 1985 au pays de Pascal Obispo. Le film est très compliqué à pitcher, je vais donc tenter de le rendre bien plus confus, juste pour être relou.

L’empereur Padishah Shaddam IV décide de retirer le contrôle de la planète Arrakis à la maison Harkonnen, dirigée par le comte Vladimir Harkonnen, une bien austère personne qui devrait rapidement consulter pour ses problèmes de peau.

L’empereur, donc, décide de confier la gestion d’Arrakis à la maison Atréides, dirigée par le duc Leto Atréides, père de Paul, notre héros.

Arrakis est une planète riche en Épice, mais pas de l’épice genre du curry ou du piment d’Espelette non. L’Épice, c’est le popo des Shai-Hulud, des vers des sables géants, qui ressemblent à des vers de terre au visage en anus. Mais ils ont quand même la classe.

L’Épice, c’est, et je cite M. Herbert : « une sorte de drogue qui prolonge la vie, renforce les défenses immunitaires et permet d’éveiller la conscience des navigateurs de la Guilde spatiale en améliorant leurs facultés de prescience, sans laquelle toute navigation interstellaire longue distance est impossible ». Et ça fait les yeux tout bleus aussi.

Les Fremen, un peuple qui vit dans le désert, s’en sert pour le côté “récréatif”. Parce qu’ils sont comme ça les Fremen, ils dansent dans le désert avec une paille dans le nez et eux aussi, ils ont la classe.

Les Atréides doivent donc prendre le contrôle d’Arrakis, nettoyer derrière les Harkonnen qui n’ont même pas fait l’effort de nettoyer leurs détritus derrière eux ces cradingues, et fournir l’Imperium (l’empire quoi) en Épice (mais pas du paprika).

Et puis aussi, Paul, c’est genre un messie (pas Lionel), le Kwisatz Haderach qui a des visions parce que sa mère, Dame Jessica, c’est une Bene Gesserit, un ordre de sorcières/nonnes/conseillères d’orientation, qui essaie de placer ses gars qui sont des filles.

Et y a plein d’autres persos, comme Duncan Idaho, le maître d’arme, mon pref perso (avant même Jason Momoa, mais encore plus maintenant), Thufir Hawat qui a des sourcils bien cocasses ou encore Gurney Halleck, lieutenant de l’armée du Duc.

Et après, il se passe plein de trucs ultra cool avec Toto (pas les blagues, le groupe) qui fait des solos sur les vers géants, la boîte de la diseuse de vérité, les boucliers personnels, Sting en slip en cuir…

Celui qui contrôle l’Épice, contrôle l’univers

Le film réunit un bien beau casting avec notamment Kyle Maclachlan, dans le rôle de Paul Atréides. Acteur à la carrière riche et éclectique, j’adore ce gars. Il fait partie de cette race d’acteurs que l’on est toujours très content de voir. Légendaire Dale Cooper de Twin Peaks, vu dans Blue Velvet, dans Showgirls, dans How I Met Your Mother plus récemment ou encore Agents of SHIELD.

Ou bien encore Sean Young vu dans Blade Runner (ça clique ICI), Sting, le chanteur, en slibard pendant une partie du film, no jokes. Un jeune Patrick Stewart, qui voyagera à nouveau bien des années plus tard dans l’espace dans Star Trek dans la peau de Jean-Luc Picard ou lira dans les pensées en Charles Xavier dans la saga X-Men. Mais encore Jürgen Prochnow en duc Leto, vu notamment dans Le Flic de Beverly Hills 2, ou aussi Dean Stockwell, Al dans Code Quantum, les vrais savent.

Le film est mis en scène par David Lynch, réalisateur un chouia particulier, à qui l’on doit bon nombre de classiques, pour peu que l’on adhère à son univers. Le genre de films que l’on pense avoir tout bien compris, mais qu’en fait non, reste tranquille, ce n’est pas le cas. Pour moi, c’est un peu le Picasso du cinéma. Si on adhère, c’est un génie. Sinon, c’est incompréhensible.

Alors, c’est valable ?

C’est un sujet bien épineux, surtout après avoir vu la nouvelle version, de donner un avis 100 % positif sur le Dune de David Lynch. J’adore ce film, sincèrement, mais putain, c’est le bordel ! Dune est réputé pour être impossible à adapter correctement. C’est un film de SF politique et il est difficile de faire tenir sa densité sur un format de 2 h. Il a connu plusieurs montages, dont un qui le rend plus digeste, mais c’est quand même chaud si on n’adhère pas à son univers. Le roman brasse extrêmement large en termes d’influence : c’est de la SF, mais qui emprunte énormément à la culture nomade, tout en mettant des monstres géants, de la religion, de la politique, des vaisseaux spatiaux. C’est le bordel, vous dis-je. Du coup, le film est monté à la serpette, tant il est obligé de passer du coq à l’âne en permanence. Les ellipses sont incroyables. On sent qu’il manque 20 minutes de film par-ci par-là, ne serait-ce que pour justifier comment ils arrivent à faire ça ou ça.

Le problème (si problème il y a bien sûr), c’est d’avoir confié un film déjà si complexe à un réalisateur également bien complexe. La réunion des deux rend un ensemble foutraque, mais diablement bien fait, si l’on adhère à tout ça bien entendu.

Quoi qu’il en soit, regardez-le, il est dispo sur Netflix et puis, il est dans la liste des films à avoir vu dans sa vie. Et allez voir le nouveau aussi, JE VEUX LA 2ÈME PARTIE !!

Bisous.

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