Critique : Minuit à Paris

Woody débarque dans la ville lumière

 
Titre original: Midnight in Paris

Écrit et réalisé par Woody Allen

Avec Owen Wilson (le grand blond sans chaussure noire), Rachel McAdams (pétillante, toujours), Michael Sheen (un acteur britannique que j’adore), Marion Cotillard (une de nos meilleurs produits), Kathy Bates (inoubliable fan de Misery), Carla Bruni (je ne dirais rien, je n’ai pas envie que mon blog soit censuré), Nina Arianda, Tom Hiddleston (Loki, le frère maudit de Thor), Alison Pill (la Kim « We are Sex Bomb-omb ! » de Scott Pilgrim), Corey Stoll, Kurt Fuller, Mimi Kennedy, Léa Seydoux, Adrien Brody et Gad Elmaleh.

Date de sortie cinéma : 11 mai 2011
Long-métrage américain
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h34
Distributeur : Mars Distribution

Gil (Owen Wilson) et Inez (Rachel McAdams), un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière. Au détour d’une balade, il est transposé dans l’ancien Paris et y rencontre ses idoles mais surtout la muse Adriana (Marion Cotillard).

Quelle sorte de Woody Allen est-il ? Un majeur ou un mineur ?

Avec un Woody Allen, on sait toujours à quoi s’attendre : une comédie dramatique touchant nos mœurs. Ce qu’on sait moins, c’est s’il s’agit d’une de ses œuvres majeures comme Match Point et Vicky Cristina Barcelona ou mineure comme Whatever Works et Melinda et Melinda ou carrément ratée comme Le Rêve de Cassandre, Scoop et Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu pour ne citer que les plus récentes.

Alors quid de Minuit à Paris ? Trêve de badinage, oui, Minuit à Paris est réussi, oui, il s’agit d’une œuvre majeure du génie hypocondriaque alors âgé de 75 ans et d’une prolifération à faire pâlir tout réalisateur. Et il avait plutôt intérêt à réussir ce film se déroulant dans notre capitale.

Une délicieuse aventure dans Paris

Le pitch est très sympathique nous proposant de visiter le Paris des années 20 au côté d’un écrivain dont le rôle est tenu par Owen Wilson (qui trouve ici un des meilleurs rôles) pour y rencontrer pèle mêle : Ernest Hemingway, Scott et Zelda Fitzgerald, Pablo Picasso, Dalí, Luis Buñuel et j’en passe.

Mais avant de commencer ce voyage dans le temps, il faudrait peut-être citer les acteurs de notre ère. On y trouve une Rachel McAdams en blonde et superbement horripilante et un Michael Sheen absolument génial en intello pédant, ça fait plaisir de le voir tourner de tels films plutôt que des blockbusters mous (cf. Tron l’héritage). Les scènes avec Michael Sheen sont un pur régal surtout niveau dialogues sans compter l’apparition de notre première femme, Carla Bruni, au détour d’une de ces scènes.

Voyageons dans le temps, arrêtons-nous dans les années 20. Ce sera l’occasion pour y rencontrer une Marion Cotillard envoutante sans oublier des acteurs extraordinaires dans la peau des plus grand génies de cette époque. Je me suis bien amusé à voir le couple Loki (Thor)/Kim (Scott Pilgrim).

Sinon on retiendra surtout deux sketches hilarant : un avec un Salvador Dalí, joué par l’excellent Adrian Brody, obsédé par les rhinocéros et un autre avec un détective joué par notre Gad Elmaleh national dont je vous laisse la surprise de découvrir.

Au niveau des défauts

Je n’ai pas grand-chose à redire. Certains lui ont reproché une profusion de clichés français mais j’ai trouvé ça extrêmement sympathique dans la mesure où ça permet de connaître la vision des américains sur notre capitale et notre mode de vie (difficile à assimiler dans la mesure où on vit en plein dedans).

Par contre, il y en a un défaut (subjectif) qui m’a bien énervé, c’est cette trompette qui revient assez souvent.

Quel plaisir de voir un Woody Allen majeur, encore plus quand celui-ci se déroule dans notre capitale.
De plus, il est servi par un casting de pure beauté qui n’oublie pas d’engager des acteurs francophones.
A voir et à revoir (en tout cas, dès qu’il sort en Blu-ray, je me le procure fissa pour pouvoir revivre cette délicieuse aventure parisienne).

Sa scène culte : le sketch avec Gad Elmaleh (je n’arrive pas à me le sortir de la tête).

Note : 8/10

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