Critique : Les Minions

Affiche du film Les Minions réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda, d’après un scénario de Brian Lynch
Moi, petit et jaune

Fiche

Titre:Les Minions
Réalisateur(s):Kyle Balda, Pierre Coffin
Scénariste(s):Brian Lynch
Voix VO:Sandra Bullock, Jon Hamm, Michael Keaton, Allison Janney, Steve Coogan
Voix VF:Marion Cotillard, Guillaume Canet
Titre original:MinionsDate de sortie:08 / 07 / 2015
Pays:États-UnisBudget:
Genre:Animation, Comédie, FamilleDurée:1h 31

A l’origine de simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges au service de maîtres plus abjectes les une que les autres. Les disparitions répétitives de ceux-ci, des tyrannosaures à Napoléon, ont plongé les Minions dans une profonde dépression. Mais l’un d’eux, prénommé Kevin, a une idée. Flanqué de Stuart, l’adolescent rebelle et de l’adorable petit Bob, Kevin part à la recherche d’un nouveau patron malfaisant pour guider les siens.

Photo du film Les Minions réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda, d’après un scénario de Brian Lynch
Il n’y a pas à dire. Partir en vacances avec une belle femme, c’est autre chose qu’avec un gros bossu chauve doté du même pif que Cyrano de Bergerac.

Critique

Vu le succès de ces Lemmings jaunes qu’on appelle Minions, l’officialisation d’un film leur étant entièrement consacré était à peine une surprise. Par contre, c’était une chose que j’attendais particulièrement. Ne restait plus qu’à vérifier si passer de sidekick à héros n’était pas une marche trop haute pour ces créatures hautes comme trois pommes.

Si Moi, moche et méchant a cartonné, il le doit principalement à son armée jaune. Pareil pour la suite. Au point que désormais, on aperçoit de plus en plus de clones dans les animations concurrentes. Mais, on est d’accord, rien ne vaut l’original (euh, sauf s’ils sont calqués sur les lapins crétins).

Que la Banane soit avec toi

Une de mes particularités, c’est que je vais beaucoup au cinéma et la particularité de Les Minions, c’est que la bande-annonce y tourne non-stop depuis des mois. Du coup, j’ai dû la voir 20 fois, au bas mot. Malgré tout, j’avais beau l’avoir vu un paquet de fois, je ne m’en lassais jamais. Heureusement, car le début du film est quasiment la version longue de la bande-annonce. Aucune surprise, mais un vrai moment fun, notamment avec le générique d’ouverture qui narre la genèse des Minions et leur obsession de servir le plus grand méchant avec beaucoup d’humour. Ça a aussi l’avantage de m’avoir laissé dans le noir total pour la suite. Ah si seulement, les autres films pouvaient en prendre de la graine au lieu de montrer (même furtivement) tous les moments forts.

Évidemment, la suite est moins efficace que la première partie du film. Tout d’abord, je n’ai pas trop apprécié Scarlet Overkill, encore moins son mari. Faut dire qu’ils sont sous-exploités, se contentant juste de servir de détonateur pour la suite de l’aventure. Des deux, je ne retiendrais que le récit d’avant de dormir et la séquence dans la chambre de torture. Fort heureusement, le trio Kevin, Bob et Stuart est un délice de tout instant, notamment grâce à des caractères différents, mais équilibrés. Bob (et Tim) est mon petit préféré. Il m’a fait mourir de rire en disant au revoir au cousin anglais de Ratatouille.

J’avais peur de tomber dans l’overdose de Minions, mais que nenni. Cet opus s’éloigne suffisamment des deux Moi, moche et méchant tout en conservant l’esprit. Ainsi, pas d’impression de déjà-vu. Le changement d’époque y contribue aussi. Tout comme la durée.

Par Christophe Menat, le , en direct depuis Banana Land.

Photo du film Les Minions réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda, d’après un scénario de Brian Lynch
Un message subliminal destiné aux enfants pour qu’ils mangent plus de fruits et légumes.

Conclusion

Les Minions se retrouvent en solo et ça reste aussi bien qu’un épisode de Moi, moche et méchant. Comme d’habitude, attendez-vous à rire beaucoup. A part ça, pas grand-chose à dire, sinon un peu déçu par Scarlet Overkill.

+

  • Les Minions sont toujours aussi drôles
  • Première partie exceptionnelle (même si déjà vue dans la BA)

  • Scarlet Overkill et son mari m’ont vaguement intéressés
Trophée7/10

5 réflexions au sujet de “Critique : Les Minions”

  1. Je trouve les minions meilleurs en accessoires qu’en film centré sur eux…
    Car c’est vrai que c’était la limite de ce film au départ car faire un film d’animation d’1h30 avec des créatures ne parlant pas, ça s’annoncait difficile niveau scénario.
    Ils ont intégré Scarlett Overkill pour ajouter une trame à l’histoire. Cette trame tient la route mais je te rejoins totalement sur le côté non attachant à ce « méchant ».
    Les moments hyper forts du film pour moi sont la première partie vraiment géniale (version longue de la BA comme tu as dit – tout à fait d’accord), et la fin du film (fin du film en lui même et générique de fin hilarant).
    Il m’a manqué de l’émotion qu’Agnès apporte en temps normal (comme tu l’as bien dit, l’adieu au rat est le seul moment émotion).
    Il y a des moments dans le film où je me disais « c’est vraiment pour enfants » et ça me gêne de me dire ça. En même temps j’avais vu Vice-Versa dans la semaine alors je manquais peut-être d’objectivité.
    Au final, c’est un bon divertissement, je suis trop content d’avoir pu déconner avec les minions mais je reste sur ma faim…

    • Ah, ah, tu veux la guerre Pixar/Universal, tu l’auras!

      En toute franchise, je préfère Les Minions à Vice Versa, d’une courte tête, mais d’une tête quand même. Après, c’est vrai que Vice Versa ne me paraît ne pas être un film pour enfants tant les concepts utilisés sont un poil trop poussés pour eux. Malheureusement, si tu les enlèves, le film est très moyen. Dans le sens où niveau fun, ce n’est pas trop ça alors que Les Minions, je me régale toujours en repensant à la fin qui part loin dans le délire.

      De plus, un truc avec des super-vilains, ça me parle plus qu’un film où on nous dit que la tristesse, c’est important dans la vie. Merci Jean-Pierre Lamorale ! Les films qui font des raccourcis comme ça m’ont toujours agacé. C’est sûrement pour ça que j’ai du mal avec les Pixar dans l’ensemble (sauf Wall-E et Là-Haut).

      Après, c’est vrai que c’est moins bon que Moi, moche et méchant 2, la faute à Scarlet. Il n’empêche que le meilleur film d’animation de l’année jusque là, c’est Les Nouveaux Héros ! Na.

      • Ouuhhh tu touches à mon Vice-Versa 😉 Mon film d’animation de l’année !!!
        J’ai une autre lecture de la tristesse sans le film.
        C’est à la suite de certains moments de tristesse qu’on peut avoir des moments de joie grâce au réconfort de ses proches.
        La vie est pas aussi simple, un seul sentiment ne nous domine pas à un instant précis. Au début de la vie, ce ne sont uniquement que des moments de joie, ou de tristesse, ou de colère… soit un ensemble de souvenirs monocouleurs.
        A la fin, l’ensemble des souvenirs étaient nuancés, bi-couleur.
        C’est un des messages du film, c’est ma vision en tout cas.
        J’ai trouvé dans Vice-Versa totu ce que j’aime : un film archi drole, de l’émotion, une maturité affichée. Pour moi, y’avait pas de fausses notes….

        Après je dis une chose : Vivement Moi, Moche et Méchant 3 !!! Qu’on retouve Gru et Agnès 😀

    • Idem. De faibles apparitions toutes en concentré de bêtises, comme dans les « Moi moche et méchant » c’était parfait. Là, je n’ai personnellement pas forcément ris tout le temps. Mais pas déçu pour autant, ils sont tellement attendrissants.
      Vive Stuart, Stuart, Stuart !!!

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