Critique : Le BGG – Le Bon Gros Géant

Entre le merveilleux et l’ennui

Fiche

Titre Le BGG – Le Bon Gros Géant
Réalisateur Steven Spielberg
Scénariste Melissa Mathison
Acteurs Mark Rylance, Ruby Barnhill, Penelope Wilton, Jemaine Clement, Rebecca Hall, Rafe Spall, Bill Hader
Titre original The BFG Date de sortie 20 / 07 / 2016
Pays États-Unis Budget 140 000 000 $
Genre Aventure, Famille, Fantastique Durée 1h 57

Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…

Photo de Le BGG – Le Bon Gros Géant avec Mark Rylance
Tiens ! Daenerys a laissé tomber ses dragons ?

Critique

Avant de commencer la critique du nouveau Steven Spielberg, une information triste. Il s’agit du dernier film écrit par Melissa Mathison, ancienne épouse d’Harrison Ford et scénariste, entre autres, d’E.T. l’extra-terrestre (même s’il existe une grosse polémique de plagiat du roman français L’Enfant des étoiles). Le BGG est une nouvelle adaptation d’un roman de ce génie de Roald Dahl après Les Sorcières de Nicolas Roeg, Matilda de Danny DeVito, James et la Pêche géante d’Henry Selick, Charlie et la chocolaterie de Tim Burton et Fantastic Mr Fox de Wes Anderson.

Mon amour pour Roald Dahl a commencé à l’école primaire où je m’étais régalé en lisant ses œuvres teintées d’humour noir. Au cinéma, j’ai littéralement craqué pour le Matilda de DeVito et l’ait vu un nombre incalculable de fois. À mon goût, c’est le seul à avoir été aussi loin dans ce mélange entre le joyeux et le triste. Quand j’ai appris que Steven Spielberg allait se charger d’adapter Le Bon Gros Géant, j’étais pour le moins impatient.

La réalisation de Spielberg toujours magistrale

Durant l’ouverture de Le BGG, Steven Spielberg montre à nouveau qu’il est un des rares réalisateurs à avoir un vrai talent pour la mise en scène. Cette ouverture est un petit bijou parvenant à installer son héroïne dans une Angleterre au charme certain tout en faisant virevolter la caméra. L’enlèvement de la petite Sophie permet au réalisateur d’offrir de plans pour le moins vertigineux et dont la fluidité est exemplaire.

Malheureusement, la suite du long-métrage a beaucoup de mal à conserver ce rythme au point de le littéralement abandonner pendant une grosse partie du voyage. Un trajet au pays des Géants où j’ai réellement dû lutter pour ne pas m’endormir. La faute à des blablas pour le moins inintéressants et une musique qui donne envie de dormir. Seule la beauté de certains plans m’a encouragé à garder les yeux ouverts.

Au bout de l’ennui, la récompense

Au final, le film se sauve avec une excellente dernière partie dont je ne divulguerais pas la teneur, mais qui m’a bien fait rire. Tout de même quand seules les vingt premières et les vingt dernières valent le coup d’œil pour un film de presque deux heures, on se dit que, quelque part, Steven Spielberg s’est manqué. De plus, j’ai du mal à imaginer les tout petits avoir la patience d’être concentré pendant les deux heures alors que le film est avant tout destiné à eux. Au final, à vouloir jouer sur plusieurs tableaux, Le BGG ne réussit vraiment sur aucun.

La qualité des images de synthèse n’a rien d’épatant (le mélange film live/images de synthèse a parfois du mal à prendre, mais ce n’est pas gênant étant donné le côté cartoon du film) si ce n’est qu’elles permettent de disposer de plans magnifiques, mais j’ai beaucoup apprécié la modélisation du BGG où on peut aisément reconnaitre les traits de Mark « Ça aiderait ? » Rylance (Le Pont des Espions). Particulièrement son regard. Concernant Ruby Barnhill, interprète de l’héroïne, je suis partagé. Parfois, elle est géniale, parfois, elle est très moyenne. Yo-yo humain.

Par Christophe Menat qui commence à s’impatienter à force de voir des films qui ne le font pas kiffer, le 11 juillet 2016.

Photo de Le BGG – Le Bon Gros Géant avec Ruby Barnhill
« Allez Sophie, tape m’en cinq ! »

Conclusion

Le BGG se destine aux enfants, mais ces derniers risquent de ne pas avoir la patience nécessaire pour y adhérer. Concernant les adultes, si on se fie à mon ressenti, ils pourront se régaler avec les vingt premières et dernières minutes. Pour le reste, ils engageront une véritable lutte pour ne pas s’endormir tant c’est lent et bavard.

+

  • Vingt premières et dernières minutes

  • Entre les vingt premières et dernières minutes
5/10

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