Critique : Invincible – Tome 1 à 5

The Flying Superhero

Fiche

Éditeur:Image Comics
Scénariste(s): Robert Kirkman (The Walking Dead)
Dessinateur(s): Cory Walker (épisode 1 à 7), Ryan Ottley (à partir de l’épisode 8 )
Tome:1 – Affaires de famille, 2 – Au nom du père, 3 – La relève, 4 – Super-Héros un jour, 5 – Un autre mondeCollection:Delcourt
Date de sortie:depuis le 1er août 2005Genre:Action, Comédie, Drame, Science-fiction
Mark Grayson est le fils du plus puissant de tous les super-héros : Omni-man. De plus, il semble avoir hérité de ses pouvoirs, ce qui n’est pas pour lui déplaire, car il attendait cela depuis que son père lui avait révélé sa véritable identité et ses véritables origines. Mais, alors que Mark maîtrise à peine ses pouvoirs, la plus grande équipe de super-héros, les Gardiens du Globe, est assassinée.

Critique

Longtemps, j’avais hésité à me procurer la série comic The Walking Dead mais d’un autre côté, lire le comic m’aurait gâché la sérié télévisée. Du coup, quand j’aperçus cette bulle publicitaire sur la couverture d’Invincible : « par l’auteur de The Walking Dead », je n’ai pas hésité.

Malgré le dessin et le look du héros un peu simpliste, Invincible est probablement une des séries comics les plus rafraichissantes du moment. La série se cache derrière un trait et des couleurs mensongères, là on pourrait s’attendre à un simple nouveau super-héros pour enfants se trouve en fait une nouvelle génération de super-héros. Ceux qui ont des parents super-héros…

Le père d’Invincible, Nolan Grayson de son nom civil, est Omni-man un des plus grand capés de la Terre. L’existence de Mark Grayson bascule le jour où il se découvre des pouvoirs et peut enfin marcher sur les traces de son père. Sauf que la vérité n’est pas aussi simple.

Invincible est bourré d’humour (les auteurs n’hésitant pas à s’y moquer d’eux-mêmes notamment via la fameuse utilisation de la même case) et surtout de rebondissements dont certains sont parmi les plus surprenantes de l’histoire du comic. La violence y est aussi accrue: décapitations et éventrement sont légions d’où la fausse identité « comic pour enfants » offerte par le style graphique et c’est probablement une des meilleurs idées car il offre de par sa nature un grand twist. Une fois celui-ci assimilé, les dessinateurs (surtout Ryan Ottley) s’éclatent de plus en plus et offrent des dessins de plus en plus grandioses dont certains resteront cultes comme ce plan où Invincible découvre pour la première fois la Terre depuis l’espace – je vous l’offre à la fin de la critique.

Les personnages d’Invincible sont très nombreux et offre un véritable univers en à peine quelques tomes (point étonnant non plus car le héros et son entourage s’inscrivent dans l’univers d’Image Comics, Savage Dragon, un des personnages les plus populaires de l’éditeur, fait d’ailleurs une apparition remarquée). La meilleure idée est probablement cette caricature de la JLA de DC dont le traitement effectué par l’auteur fera tomber la mâchoire de plus d’un. Notons aussi un personnage culte : Allen, l’alien fonctionnaire.

Il y a une rumeur à propos d’une adaptation de la série au cinéma sur un scénario de Kirkman mais j’avoue être dubitatif, l’humour me paraît difficilement transposable sans oublier cette violence très graphique qui lui vaudra sans peine une interdiction aux moins de 16 ans. M’enfin, on disait pareil de Kick-Ass et vu le résultat.

Conclusion

Pour l’instant, votre serviteur a fini le tome 5 et est sur le cul, comment la série réussit-elle à innover de chapitre en chapitre alors que des milliers de séries retombent dans la même routine? C’est jusqu’ici un sans-faute et Invincible est la série comic à ne pas rater.

Voilà, j’ai tenu à faire une critique alors que je n’ai pas encore fini tous les tomes que j’ai et rendez-vous pour une critique finale à la fin de la série s’il y a.

+– Les rebondissements
– L’humour
– La violence
– Le style graphique (même s’il est déroutant au premier abord)
– Difficile de décrocher une fois la lecture commencée
9/10

Advertisements
A propos de l'auteur : (2883 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.