Critique : Heroes Reborn

Poster de la série Heroes Reborn créée par Tim Kring
Retrouver la magie

Fiche

Titre:
Heroes Reborn
Créateurs:Tim Kring
Acteurs:Jack Coleman, Zachary Levi, Robbie Kay, Kiki Sukezane, Ryan Guzman, Rya Kihlstedt, Gatlin Green, Henry Zebrowski, Judith Shekoni, Danika Yarosh
Titre original:Saison:1
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:13
Genre:Drame, Fantastique, Science-fictionFormat:42 mn
Diffusion d’origine:24 / 09 / 2015Chaîne:NBC

Tenues responsables de l’attaque terroriste qui a frappé la ville d’Odessa au Texas un an plus tôt, les personnes dotées de pouvoirs sont désormais des fugitifs, traqués par Luke et Joanne, avides de vengeance depuis une perte tragique. Disparu de la circulation, Noah Bennet va malgré lui devoir sortir de l’ombre lorsque le conspirationniste Quentin Frady lui ouvre les yeux sur les véritables motivations cachées derrière ces événements. Ailleurs, au même moment, d’autres « évolués » doivent se cacher. Ils ne savent pas encore qu’ils vont jouer un rôle crucial dans la plus grande des quêtes : sauver le monde !

Critique

Rendons à César ce qui est à César. Avant Arrow, avant The Flash, avant Agents of SHIELD, il y avait Heroes. La série de Tim Kring avait été la première à proposer une approche crédible des super pouvoirs dans le cadre d’une série télé. Dix ans après, je me rappelle encore du final de l’épisode pilote de la série avec Peter Petrelli qui se jetait dans le vide. C’était l’instant où je m’étais dit : « Wow, je tiens quelque chose, là ! ». Par la suite, la série n’avait cessé de décliner, surtout à partir du troisième volume (Les Traîtres), puis a été annulée (ce fut un vrai soulagement pour votre serviteur). Dès lors, une renaissance était-elle vraiment nécessaire ?

Avec Heroes Reborn, j’ai repris un train sans avoir eu besoin de revenir dans les anciens wagons pour retrouver mes marques, car les personnages de l’ancienne série se comptent des doigts de la main et la seule chose qu’il faut savoir est racontée. Au lieu de se faire une saison retrouvaille, on repart sur une toute nouvelle histoire avec une toute nouvelle menace de fin de monde. On peut regretter cette intrigue finalement similaire à celle du premier volume (Genesis) autant dans l’idée que dans la construction, mais finalement, j’ai réussi à bien accrocher grâce à un vilain génial : Erica Kravid (Rya Kihlstedt). Oh, qu’est-ce que j’ai kiffé la détester. J’aurais donné père et mère (papa, maman, c’est juste une blague, ne me déshéritez pas) pour voir sur son visage un rictus de déception. L’actrice était vraiment géniale. Elle m’était à la fois attirante physiquement et repoussante mentalement, sans oublier ce sourcil magique à la Ancelotti. Le genre de personnage capable de t’envoyer faire un séjour à l’hôpital psychiatrique.

Heroes, pour le pire et pour le meilleur

Pour le reste, j’ai littéralement dévoré cette mini-série, la bouclant très rapidement. C’était simple, à chaque fin d’épisode, j’avais envie de voir la suite. Surtout que tout s’enchaîne de manière fluide et exemplaire. Les diverses intrigues déroulées ont tous un but, mais ça ne surprendra aucunement ceux ayant déjà vu Heroes. Certes, il y a des détails qui font tiquer, mais ça reste cohérent. D’autre part, on peut être effrayé par la monstrueuse galerie de personnages avec plein de super pouvoirs partout, mais chacun offre suffisamment pour s’avérer intéressant (contrairement à une autre série chorale récente, Sense8). Je regrette néanmoins que certains soient désespérément figés. C’est d’autant plus flagrant vers la fin de la saison, où les personnages, surtout les vilains, ne se remettent jamais en question et s’entêtent dans leur objectif alors que la raison demanderait à ce qu’ils présentent un peu de doutes.

Naturellement, on a droit à du bon fan service, mais les fans seront aussi agacés par l’absence d’informations sur la destinée de certains personnages emblématiques de la saga. Parmi mon coup de cœur de la mini-série concerne les passages avec Katana Girl, ce n’est certes pas ce qu’il y a de plus abouti visuellement, mais c’était suffisamment fun et culotté pour m’emballer. Pour terminer, Zachary Levi est la star du show avec même l’émouvant final qui va bien. Tout comme Jack Coleman (Noah Bennet), mais lui, c’est normal, il l’était déjà. Le problème avec ces deux acteurs, c’est qu’ils sont au-dessus de la mêlée, dès lors, les autres ont tendance à paraître fades. Rien de dramatique, tout de même.

Le plus agaçant dans l’histoire, ça reste quand même la fin ouverte, alors que la série est annulée. C’était vraiment la peine de rajouter cette scène à la fin alors que tout était si bien bouclé ? Sachant que la série avait été annulée à cause de mauvaises audiences avant même la diffusion des derniers épisodes, n’était-il pas plus préjudiciable de la retirer vu qu’elle ne sert qu’à ouvrir une nouvelle intrigue ?

Spoiler : qui est le père de Nathan et Malina ?

Super simple, à deviner ! C’est le boxeur légendaire Wladimir Klitschko !

Photo de Wladimir Klitschko et Hayden Panettiere
Claire et le père de Nathan et Malina !

Par Christophe Menat dégoûté par l’annulation, le .

Conclusion

J’ai dévoré Heroes Reborn, y retrouvant ce que la série originelle avait de mieux. Toutefois, on en retrouve quelques défauts comme des personnages pas toujours bien développés (certains sont désespérément figés). On peut aussi pester sur l’intrigue globale finalement proche de la première saison, donnant l’impression de voir un remake/suite. Mais ce serait nier tout le côté fun de l’histoire, car on sent que cette saison a été mûrement réfléchie avec un début, un milieu et une fin. Contrairement justement, aux dernières saisons d’Heroes qui partaient dans tous les sens sans vraiment savoir où aller.

+

  • Le style Heroes dans ce que la série a de mieux
  • Les passages Katana Girl
  • Un rythme fun avec pas mal de rebondissements
  • Des retrouvailles inattendus

  • Fin ouverte
  • Des effets spéciaux pas toujours convaincants
  • Certains personnages sont incohérents
Trophée8/10

Pin It on Pinterest