Critique : Everest

« À la fin, la montagne gagne »

Fiche

Titre:Everest
Réalisateur(s):Baltasar Kormákur
Scénariste(s):William Nicholson, Simon Beaufoy
Acteurs:Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin, John Hawkes, Robin Wright, Emily Watson, Michael Kelly, Keira Knightley, Sam Worthington, Martin Henderson, Elizabeth Debicki
Titre original:Date de sortie:23 / 09 / 2015
Pays:Royaume-Uni, États-Unis, IslandeBudget:65 000 000 $
Genre:Aventure, Drame, ThrillerDurée:2h 01

Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

« C’est bizarre, on m’avait dit de tourner à droite au prochain croisement. Ça fait deux jours que je marche et toujours pas de croisement en vue. »

Critique

La montagne n’a jamais été ma tasse de thé. Celui du cinéma non plus, semble-t-il. Car à part Cliffhanger avec Stallone ou le mauvais Vertical Limit, je n’ai pas souvenir d’autres films. Euh, ça compte Les Bronzés font du ski ? Malgré tout, Everest me faisait de l’œil grâce à son casting regroupant beaucoup d’acteurs que j’apprécie.

Bon point déjà, la 3D. Après, comme ça fait longtemps que je n’y ai pas touché, je me dis que peut-être, c’est moi qui ai perdu l’habitude. Le plaisir de la redécouverte ? Quoi qu’il en soit, au début, je m’éclatais avec la profondeur de champ, notamment sur les magnifiques plans de paysage comme avec ce pont en bois qui relie deux montagnes. Après, comme d’habitude, on finit par s’y habituer et on ne remarque même plus la 3D (à contrario des lunettes, évidemment, quand on est obligé de cumuler deux paires de lunettes pour regarder en 3D…).

Pour le reste, j’ai eu beaucoup de mal à m’emballer pour Everest. Heureusement qu’il y a une foule d’acteurs connus, ça permet de jouer au « Ah, mais oui, elle est connue celle-là. Lui aussi, il est connu. » Avec Everest, on peut jouer à ça pendant toute la première demi-heure.

Je me suis ennuyé pendant la majorité du film, mais ça ne m’a pas empêché d’être ému à la fin

Par la suite, on a droit à l’entraînement, à la phase « le groupe apprend à se connaître » puis enfin à la grimpée du sommet. Il va sans dire que j’ai trouvé uniquement la dernière partie intéressante avec notamment pas mal de moments d’émotion. Les larmes me sont arrivées aux yeux plusieurs fois, mais j’ai réussi à les retenir, ces petites vicieuses !

Hum… Je ne sais pas trop quoi dire d’autre… L’image que je me fais du film, c’est un truc pas trop chiant, mais pas trop kiffant non plus. Avec une bonne 3D et une fin correctement emballée. On se rend compte aussi que grimper l’Everest, ce n’est pas comme une petite balade en forêt, c’est une vraie aventure humaine.

Spoiler

Je me suis bien marré quand même à la fin. Quand Josh Brolin se relève d’entre les morts. Je me suis juste dit : « Keuf, c’est normal. Personne ne peut tuer Thanos. Pas même la Mort. ». Par contre, sans mains, ça risque d’être compliqué pour porter le Gant d’infini en 2018.

Par Christophe Menat, le , en direct depuis l’Everest.

« Pfft, c’est galère quand même pour trouver une Gemme de l’Infini… »

Conclusion

En toute franchise, je m’attendais à mieux, à plus éprouvant, à plus impressionnant. Si je ne me suis pas ennuyé, j’ai tout de même suivi les évènements sans trop de passion, presque par politesse. Seule la dernière partie trouve grâce à mes yeux, grâce à des moments sincèrement émouvants.

+

  • Bonne 3D
  • Dernière partie
  • Prendre conscience de l’aventure que représente de grimper l’Everest

  • La montagne, ce n’est pas mon trip
  • Prend beaucoup de temps avant de devenir intéressant
5/10
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A propos de l'auteur : (2915 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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