RoboCop Returns : le RoboCop des origines est de retour pour Neill Blomkamp !

Je vous préviens. Résister provoquera… votre mort.

Après un remake décrié, mais que j’ai beaucoup aimé car il prenait des distances avec l’original en s’intéressant davantage à la dualité entre l’homme et la machine. Deadline vient de publier un article où on apprend que la MGM est en train de développer un nouveau RoboCop qui sera réalisé par Neill « District 9 » Blomkamp. Il a même déjà un titre : RoboCop Returns.

Un retour triomphal

Les scénaristes du RoboCop de Paul Verhoeven, Edward Neumeier et Michael Miner, seront de la partie en tant que producteurs exécutifs et c’est la première fois qu’ils reviennent au personnage depuis l’original. Justin Rhodes, co-scénariste du Terminator que Tim Miller est en train de tourner, va reprendre le scénario que Neumeier et Miner ont écrit il y a des années. Ce dernier était prévu pour faire suite au RoboCop de Verhoeven, mais le réalisateur néerlandais n’était pas intéressé par l’idée de pondre une suite puis Frank Miller est arrivé et hop, scénario à la poubelle, puis Edward Neumeier est parti faire Starship Troopers. Particularité de ce scénario ressorti de la poubelle : il fait suite au premier. On n’est donc pas devant un reboot. Le pitch ? Efficace !

L’anarchie règne et le sort de Detroit est en jeu alors que RoboCop fait son retour triomphal pour combattre le crime et la corruption.

Reste à savoir si on est bien des années après le premier (avec un retour de Peter Weller malgré ses 71 ans ?) ou juste après (avec un recasting donc).

Univers concordant

Quant au choix de Neill Blombkamp, au vu de sa filmographie (District 9, Elysium et Chappie) et après une suite d’Aliens (autre actioner culte des années 80) avortée, il me parait excellent. Le style de l’univers de Blombkamp est assez proche de ce qu’on peut voir dans le Détroit de RoboCop. Reste à savoir si la MGM ne lui mettra pas trop de bâtons dans les roues parce que José Padilha, réalisateur du reboot, en avait sacrément souffert. Allez, quelques mots de Blombkamp :

L’original a vraiment eu un effet énorme sur moi quand j’étais enfant. Je l’ai aimé alors et il reste un classique […], avec un sens réel sous la surface. J’espère que c’est quelque chose que nous pouvons approcher en faisant la suite. C’est mon objectif ici. Ce à quoi je me suis connecté en tant qu’enfant a évolué avec le temps. Au début, le consumérisme, le matérialisme et la Reaganomics, le thème de l’Amérique sur les stéroïdes dans les années 80, ont été les plus vifs. Mais au fur et à mesure que je vieillis, la partie qui m’a le plus marqué est l’identité et la quête d’identité. Tant que la composante humaine est là, une bonne histoire peut fonctionner à n’importe quelle période, elle n’est pas enfermée dans un endroit précis de l’histoire. Ce qui est génial avec RoboCop, c’est que comme les bons Western, les films de science-fiction et les drames, le lien humain est vraiment important pour une histoire bien racontée. Ce qui m’anime maintenant, c’est quelqu’un qui cherche son identité perdue, emporté par les gens qui en profitent, et qui voit sa mémoire secouée par les événements. C’est le plus captivant. L’autre chose qui me passionne est la chance de travailler à nouveau avec Justin Rhodes. Il a ajouté des éléments qui sont assez impressionnants à une suite de ce qui s’est déroulée dans le monde de Verhoeven. C’est un film que j’adorerais regarder.

En tout cas, les mecs ! Du R, hein ! Du vrai R ! Faut que ça gicle !

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A propos de l'auteur : (2915 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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