Critique : Maus

Dans Maus, roman graphique ayant reçu le prix Pulitzer, l’auteur, Art Spiegelman, raconte l’histoire de son père, survivant juif des camps de concentration d’Auschwitz. Le récit alterne entre l’investigation de l’auteur et l’histoire du père durant les années 30 et 40.

Tout au long des deux tomes que font Maus, on est horrifié par le traitement subit par les juifs. Les moult anecdotes font une réelle valeur ajoutée par rapport à un documentaire lambda.

Le zoomorphisme des personnages, souris pour les juifs, chats pour les nazis, cochons pour les polonais et grenouilles pour les français (sic), est agréable et simplifie la lecture du roman graphique. Ce dernier nous noyant parfois sous la multitude de personnages secondaires aux noms peu évident à retenir.

Les dessins sont basiques et sans couleur, rappelant beaucoup les dessinateurs de Fluide Glacial. C’est à dire des dessins très brutes et sombres comme pour illustrer l’obscurantisme de l’époque.

Au niveau de l’histoire, j’ai trouvé ça très intéressant surtout le 2ème tome se déroulant en majeure partie à Auschwitz. Toutefois les états d’âmes de l’auteur m’ont parfois un peu emmerdé même si son point de vue est intéressant.

Note : 8/10

Couvertures Maus

Pages

Advertisements
A propos de l'auteur : (2857 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.