Critique : Le bon apôtre

Poster du film Le bon apôtre (Apostle en VO) écrit et réalisé par Gareth Evans avec Dan Stevens et Michael Sheen

Silent Island

Fiche

Titre Le bon apôtre Titre VO Apostle
Réalisateur Gareth Evans Scénariste Gareth Evans
Acteurs Dan Stevens, Michael Sheen, Kristine Froseth, Lucy Boynton
Date de sortie 12 / 10 / 2018 (Netflix) Durée 2h 09
Genre Horreur, Mystère, Thriller Budget

Un homme se rend sur une île lointaine à la recherche de sa soeur, kidnappée par une dangereuse secte.

Critique

Ça fait un moment que j’avais l’œil sur ce film. Il faut dire que lorsque j’ai vu la bande-annonce, j’ai été sonné en découvrant la magnifique photographie, je suis tombé à genoux quand j’ai aperçu Dan « Legion » Stevens puis Michael Sheen, j’ai commencé à ramper une fois pénétré dans l’ambiance glauque et malsaine puis j’ai fini six pieds sous terre après avoir appris que c’était Gareth « The Raid » Evans qui l’a écrit et réalisé.

Le bon apôtre est sorti sur Netflix aujourd’hui. Normalement, je ne regarde pas ce genre de trucs aussi rapidement. Parce que ma compagne est une âme sensible et un truc interdit aux moins de 18 ans, c’est trop pour elle. Ainsi, je suis obligé de le regarder tout seul. Pas de bol, je ne trouve jamais le temps. Néanmoins, heureux hasard du calendrier, elle est partie en vacances avec mon fils donc je me retrouve tout seul à la maison. L’occasion était trop belle.

L’heure de l’exorcisme

À l’heure où j’écris ces lignes, il est presque minuit. J’aurais dû aller me coucher depuis un moment, mais j’ai fini la séance de Le bon apôtre sur les rotules. Marqué par ce que j’ai vu. Je ne crois pas pouvoir dormir de suite. Dès lors, c’est le moment de procéder à un exorcisme par l’écriture. Pour le bien de mon sommeil.

Gareth Evans a fait fort avec son nouveau bébé. Impossible de ne pas penser au jeu vidéo Silent Hill. Rien que pour le début où le héros reçoit une lettre de sa sœur kidnappée par une secte vivante dans une île isolée. On retrouve même un monstre n’ayant rien à envier à l’iconique Pyramid Head. Par contre, au niveau de l’ambiance, on est plus proche d’un Lovecraft avec un soupçon du récent The Witch. J’avais beaucoup aimé l’atmosphère de ce dernier, mais, quand même, qu’est-ce que je m’étais emmerdé.

Pour Le bon apôtre, durant la première heure, je n’en étais pas loin, mais heureusement Dan Stevens livre une prestation suffisamment époustouflante pour me garder dans l’histoire. Aussi, la superbe photographie associée à une réalisation typiquement Evans flatte la rétine. L’équipe a également fait un super boulot au niveau des décors. C’est glauque à souhait. Donc fascinant. Mon attention était donc intacte…

Une deuxième partie hallucinée

… et c’est tant mieux, car la deuxième heure est tout simplement folle. À partir du moment où les choses s’accélèrent, ça ne s’arrête plus et mes entrailles ont été saisies jusqu’à être relâchées au générique final. C’était vraiment viscéral. Encore une fois, je vais louer Dan Stevens pour sa performance hallucinée. Le mec est vraiment hors-norme dans ce film. Je ne vais pas en dire plus pour ne pas gâcher la séance. Juste que niveau violence, c’est ouf. Il y a des scènes… Ben dis donc…

Au final, je n’aurais qu’un regret. J’aurais aimé que la partie fantastique soit plus approfondie. En soi, elle demeure cool et pour une fois qu’on nous ne file pas une bobine qui nous fait croire à un truc fantastique avant de révéler la supercherie, mais ça reste trop soft à mon goût.

Par qui se sent mieux après avoir écrit ces lignes et qui va se coucher, le 13 octobre 2018.

Conclusion

Ça fait longtemps que je l’attendais celui-là. Le nouveau film Netflix qui serait une bombe. Néanmoins, ce n’est pas pour tout le monde. Le bon apôtre sue le glauque par tous ses pores. C’est aussi très violent. Bref, c’est la meilleure adaptation du jeu vidéo Silent Hill que j’ai vu au cinéma. Un spectacle mémorable où Dan « Legion » Stevens livre une prestation mémorable.

+

  • Dan Stevens
  • Décors magnifiques
  • Réalisation à la Gareth Evans
  • Ambiance glauque
  • La partie fantastique…

  • … même si j’aurais aimé qu’elle soit plus poussée
8/10

6 réflexions au sujet de “Critique : Le bon apôtre”

  1. Gooooddd ^^.

    Très bon film.

    Alors il est vrais, le film a quelque scène au rythme lent (comme c’est autres long métrage), mais trés franchement ce n’est rien tant j’était a fond dans l’intrigue, et que l’univers me fasciner. Plus je regarder, et plus j’avais envie de découvrir tout les secret de cette petite île. L’ambiance est aussi un gros plus je dois dire.

    Et je dois avouez que le film va de surprise en surprise, tout d’abord le genre en lui même. Du Thriller d’horreur a du drame, au séquence purement horrifique (tout droit sortie d’un Silent Hill), a l’action hyper nerveuse (mais TOUJOURS lisible), d’Evans.

    Et de ce point de vu la, Gareth Evans n’a clairement pas perdu la main. La vache le mec te donne toujours des scène visuellement sublime, que ca soit lors de déchaînement de violence (le plan de la croix en feu…whoo, le combat Quinn/Jeremy). Ou bien des plan plus onirique (la fin).

    Le mec a clairement pris du galon depuis les The Raid (niveau technique et en tant que conteur aussi), il maîtrise bien plus de chose.

    Le casting est excellent, rien a jeter de se coter la. Que ca soit l’excellent Dan Stevens (Legion), le toujours trés charismatique Michael Sheen (Masters Of Sex), et la jolie découverte Lucy Boynton, que je connaissait que trés peux.

    L’équipe technique a fait un superbe boulot, que ca soit la photographie ou L’OST, un superbe travaille de se coté la (la même team du réa depuis Merantau).

    Bref trés bonne surprise, un film de genre superbement bien exécuter, et qu’on voudrait voir plus souvent (en tout cas, qui soit d’aussi bonne qualité). Que les portes du cinéma accueille a bras ouvert G.Evans…

    Non car j’aurais cru qu’avec les The Raid il aurait eu sont ticket d’entrée. Et au final, il la pas forcément eu non plus (c’est cool Netflix, mais j’aimerai que les grand studio lui ouvre c’est portes aussi).

    Dans tout les cas, si il préfère restez sur ce terrain, et qu’il continue de faire CE QU’IL LUI PLAIT….AMEN mon pote !

    8/10

    • Quand je vois Le bon apôtre, je n’ai pas envie que les grands studios lui ouvrent les bras. Le mec a un rapport avec le réalisme absolument viscéral. Un truc qui ne passerait pas chez un grand studio. Netflix est l’écrin parfait pour lui ! On sait que le service laisse beaucoup de liberté créative.

  2. Ca bloque quand je veux te répondre…

    Donc

    Effectivement ^^.

    Mais (et la c’est un peux égoïste peut étre…ou pas), j’aimerai que le PLUS de monde possible connaissent ce réalisateur (a part les fan du genre, sont nom dit rien a personne).

    De même je ne pense pas qu’il a acquis un respect avec la presse (en général), même si beaucoup de confrère l’ont déja féliciter pour sont travaille (E.Wright, R.Johnson, ect).

    😉

    • Gareth Evans, c’est quand même un style particulier. Pas vraiment mainstream. Au vu de ses réussites, je préfère qu’il reste comme il est. Et puis bon, c’est quand même oublier le barouf qu’avait fait The Raid à sa sortie.

      Après son projet Deathstroke faisait rêver, mais il aurait été obligé de se censurer et ça, je ne veux pas. D’ailleurs, le mec a dit qu’il était halluciné de voir qu’on parlait de lui comme ça alors qu’il a juste eu une conversation téléphonique. Son post sur Instagram n’a pas aidé non plus XD

      PS: t’es sur quel navigateur ?

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