Test Blu-ray 2D/3D : Prometheus

Découvrez les secrets des Ingénieurs

Fiche

Date de sortie Blu-ray:3 octobre 2012Format vidéo:2.40
Langues:Français (DTS-HD Master Audio 5.1), Anglais (DTS-HD Master Audio 7.1)
Sous-titres:Français, Anglais
Suppléments :La Fureur des Dieux (5h), Les Archives de Weyland Industries (2h), 14 scènes coupées (36 min), Les dossiers de Peter Weyland (19 min) et les commentaires audio du réalisateur, des scénaristes et du producteur délégué

Test

Superbe édition steelbook pour la version 3D de Prometheus, la couverture reprend l’affiche du film avec une nuance verte plus prononcé. On ouvre et à l’intérieur, on découvre quatre disques: le film en blu-ray, en DVD, en 3D et un blu-ray consacré aux suppléments. Notons aussi un petit papier avec un code pour télécharger la copie digitale et une pub pour Homeland (hors-sujet mais comme je regarde ça en ce moment, j’ai trouvé ça drôle).

Commençons avec le film : il n’y a pas à dire, après un deuxième visionnage, le constat ne change pas, le film est magnifique visuellement mais son histoire demeure un peu en retrait (on aimerait tant que ce soit plus poussé) toutefois ça se regarde une deuxième fois sans déplaisir. Et cette fin… Vivement Prometheus 2. Quid de la 3D? Elle m’a nettement moins impressionné que celle de Titanic ou d’Avatar. En fait elle est même en retrait, paraissant presque inexistante mais elle existe bien. Elle met en valeur l’excellent travail de l’équipe du film sur la lumière et les décors. La 3D trouve son point d’orgue pour les séquences dans l’espace.

Abreuvons le lecteur de la galette consacrée aux suppléments, peut-être même que le lecteur aura le droit à une fève. On atterrit sur un menu très classe simulant un ordinateur passant en revue l’équipage du film, les lieux, le bestiaire. Très original. Le plus, c’est que les menus restent lisibles.

La Fureur des Dieux (5h)

Une série de documentaires pour une durée franchement exceptionnelle. En cliquant sur Tout voir, on aboutit à une durée totale de 3h40. Mais, mais, ce n’est pas cinq heures? Et si, car durant le visionnage, il vous est offert la possibilité d’accéder à de minis featurettes permettant d’approfondir certains points en relations avec le passage que vous êtes en train de regarder. Une idée géniale car elle permet de passer ce qui ne vous intéresse pas (un résumé étant offert, vous savez de quoi va parler la featurette). Passons désormais au décryptage de chacun des documentaires:

– La conquête du Paradis: renouveler l’histoire

Très intéressant, ce documentaire revient sur la genèse du film. Les scénaristes sont mis en avant et nous informent sur la façon dont ils ont pris le projet et comment ce dernier à évolué pour passer d’un Alien: les origines vers Prometheus. On y voit aussi des détails de leurs collaborations avec Ridley Scott durant l’étape de préproduction. En tout cas, on y retient une chose, cet « Alien«  est tourné autour du sexe et de la religion.

– Sous la pyramide: LV-223

On se consacre à la recherche visuelle du film, du décor aux créatures et je peux vous dire qu’il y en a eu de la recherche. Sur des dessins magnifiques, chaque intervenant détaille comment le look du film s’est fait, comment ils ont tenté à la fois de se détacher du style culte d’H.R. Giger (l’artiste apparaît quelques minutes dans le documentaire) tout en conservant l’idée générale pour ne pas déstabiliser les fans. On est subjugué et on boit toutes les paroles.

– Rétro-ingénierie: USCSS Prometheus

Après la recherche visuelle, il s’agit de boucler le Prometheus, vaisseau high-tech inspiré du Nostromo d’Alien, le huitième passager, et des véhicules déployés sur Terre. On remarque que le vaisseau est blindé de détails pas forcément ajoutés par images de synthèse mais bien à la main. Pour les véhicules, on voit qu’ils ont réellement été construits pour être fonctionnels et peuvent aller jusqu’à 80hm/h. Un énorme travail de l’équipe du film comme d’habitude qui a fait de Prometheus une performance visuelle aboutie.

– Le manifeste humain: le casting et les costumes

Le casting, gros morceau, est décortiqué ici. Comment les acteurs sont arrivés sur le projet, leurs relations et l’ambiance du travail. On y apprend notamment que Theron est drôle (loin de ce que laisse penser ses personnages, surtout celui qu’elle tient dans Prometheus) et que Fassbender est un génie – mais on le savait déjà. L’autre partie s’intéresse aux costumes et on y récupère quelques détails principalement sur la construction du logo de Weyland. A noter le signalement d’une séquence de rêve avec le vieux Weyland finalement supprimée (très intéressant mais je vois mal comment ils auraient pu l’insérer sans briser le twist).

– Un monde sans verdure: studios Pinewood, 2011

On apprend beaucoup de choses sur ces fameux studios anglais. Notamment qu’il était trop petit pour le film alors que le plateau Bond est un des plus grand au monde… Notons aussi une séquence assez drôle sur la cuisine moléculaire permettant de prendre conscience de la folie des détails entourant le film. Y est aussi abordé les détails visuels comme la photographie, la lumière, les hologrammes et la fameuse 3D (les caméras sont des monstres de câbles digne d’un film de Cronenberg). En voyant cette obsession du détail de Ridley Scott, on comprend pourquoi Prometheus est magnifique visuellement.

– Les démons de l’obscurité: la conception des créatures

Gros point lourd d’une demi-heure, toutes les créatures y passent et on apprend qu’on a surtout voulu privilégier l’animatronique. Ce qui explique pourquoi les créatures sont si impressionnantes dans le film contrairement au remake/préquel de The Thing – quasiment entièrement en images de synthèses. Une anecdote, il semblerait que la créature, le Deacon, qu’on voit à la fin du film est la forme parfaite de l’Alien, elle est même vénérée par les Ingénieurs. Le Xénomorphe n’est qu’une forme bâtarde de cette créature. En tout cas, j’ai été soufflé par l’impressionnant (adjectif souvent utilisé depuis le début de mon test, je sais) travail rendant l’ensemble vraiment réaliste. Il n’y a pas à dire, les images de synthèse ne sont pas encore prêt à supplanter l’ancienne méthode surtout notamment ce qui a trait aux humanoïdes ou pour faire des monstres dégueux.

– Le risque paie: les cascades et l’action

Comme le dit le titre, les gcascades et l’action du film. On apprend encore que Fassbender est un génie, qu’il a fait lui-même 90% des cascades… mais quel homme! Charlize Theron crame vraiment un mec à l’écran et elle est complètement horrifiée. Sinon les décors magnifiques de la séquence d’ouverture avec l’Ingénieur se trouvent en Irlande, d’ailleurs les séquences d’action avec l’Ingénieur et la tempête utilisent un max de câble. Au final, un module dans le même acabit que les autres permettant de savoir beaucoup plus sur le tournage encore une fois.

– Du feu dans le ciel: les effets spéciaux

En regardant ce module, on se rend compte que les effets spéciaux ont été sacrément en retrait, il s’agit notamment des séquences spatiaux et de la séquence d’ouverture où l’ADN de l’Ingénieur se distord pour donner naissance à la vie sur Terre. On peut même voir des extraits de la fameuse séquence avec Harris muté en images de synthèse (dans le film, c’est la séquence avec l’acteur qui a été conservé au détriment d’Harris en images de synthèse et je suis d’accord avec cette décision, ça rend beaucoup mieux) – note: la séquence complète est disponible dans les scènes coupées.

– Prometheus dévoilé: la postproduction et la sortie

Qui dit post-production dit montage, pas grand chose à signaler de ce côté-là car l’équipe du film n’a pas eu de problèmes particuliers. On peut noter un réagencement temporel de scènes clés. On se rend alors compte qu’il est possible de manipuler la bobine pour obtenir le résultat souhaité même si ce n’était pas ce qui était prévu dans le script. Est abordé ensuite la musique, les sons et la sortie (mais avant la vraie sortie – on se consacre surtout autour des attentes des fans).

– Zones d’amélioration

Permet d’accéder à toutes les featurettes accessibles durant le visionnage.

Les Archives de Weyland Industries (2h)

Regroupe: Préproduction, Production et La postproduction et la sortie. En fait, il s’agit tout simplement de galeries de photos, de concept arts, d’affiches et de bandes annonces. Très complet, il permet d’admirer les différents travaux et d’avoir une meilleure idée de la méthode de travail de Ridley Scott.

14 scènes coupées (36 min)

J’ai longtemps galéré pour les trouver et de même pour Les dossiers de Peter Weyland tout simplement parce que ces bonus ne sont pas dans le disque des suppléments mais dans celui du film en 2D. Pour les scènes coupées, elles sont très intéressantes et permettent de mieux remplir certains trous comme la relation entre le pilote et Vickers. Notons aussi des scènes d’actions avec l’ingénieur plus développés (il parle et il se bat contre Elizabeth) et une fin légèrement alternative où est fait la mention du Paradis alias la planète des Ingénieurs.

Les dossiers de Peter Weyland (19 min)

Des suppléments indispensables qui ont servi à faire la promotion du film et l’enrichissant beaucoup. Il est même conseillé de les visionner avant de lancer Promotheus surtout TED avec un Guy Pearce énorme.

Conclusion

Visuellement, c’est magnifique. « Sonoriquement », c’est splendide (VO indispensable). « Bonusiquement », c’est chargé. Le meilleur blu-ray possible pour le nouveau Ridley Scott donc un achat indispensable pour tous les cinéphiles et/ou tous les fans.
Image : 10/10
Son : 10/10
Bonus : 10/10
3D : 8/10
10/10
Advertisements
A propos de l'auteur : (2751 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.