Nick la critique : Guardians

Welcome to Russia

Fiche

TitreGuardiansTitre VOZashchitniki
RéalisateurSarik AndreasyanScénaristeAndrei Gavrilov
ActeursStanislav Shkilnyi, Vyacheslav Razbegaev, Sebastien Sisak, Anton Pampushnyy, Sanzhar Madiyev, Alina Lanina, Valeriya Shkirando
Date de sortie24 / 07 / 2017 (VOD)Durée1h 29
GenreAction, Science fictionBudget380 000 000 RUB (5,5 millions d’euros)

Durant la Guerre Froide, l’organisation secrète Patriot réalise des expériences sur des humains pour créer des super-soldats. Seuls quatre guerriers dotés de super-pouvoirs y survivent, mais ils parviennent à s’échapper. 30 ans plus tard, un ennemi surpuissant surgit et menace d’anéantir le monde. Les Guardians décident alors de sortir de l’ombre et d’affronter celui qui les a créés… Le combat ne fait que commencer !

Le soldat de l’hiver est de retour.

Critique

Au secours des Guardians

Au début, quand on regarde ce film, c’est comme croiser une personne bien sexy. On pense tout de suite à manger le menu sans regarder le contenu du sandwich. Guardians m’a fait ce coup-là. Et je t’avoue que si t’aimes pas le poivre, tu vas morfler sur ton canapé.
Le film Guardians a été tourné en avril 2015 et fini en juillet 2015. Aujourd’hui, on ne peut le voir qu’en VOD.

Le début est plutôt marrant et ridicule pour l’armée russe qui fait des essais militaires sur des machines électroniques et boom ! Plus de jus. Qu’est-ce qui se passe ? Eh bien, c’est le méchant EDF tout plein de stéroïdes qui vient réclamer sa facture et qui repart avec le matos.
Comme tu vois, ils se sont fait bouffer le jus, du coup, il faut une cellule de crise. On appelle Papa et Maman quand on a des problèmes de jus. Et Papa et Maman ne sont rien d’autres que les petits enfants du méchant EDF : Les Gardiens.
Le méchant EDF n’est autre que Kuratov qui génère de l’électricité à partir d’un appareil, le « modul-1 ». Même le nom « méchant EDF » a plus de classe. Un truc sympa, c’est que l’on entend beaucoup de ‘tov’ dans le film. On sent que c’est un film russe. Et ça change.

Les personnages

Major Elena Larina est à la tête de l’organisation du nom de code « Patriot ». Elle est la Nick Fury de l’histoire. Un personnage très sensible. Très féminin dans son caractère, ce qui la rend fort intéressante dans le jeu. Une vraie psy pour les gardiens, mais sans cabinet. Elle incarne la figure maternelle de nos fameux gardiens.

Ler l’arménien en référence à l’ermite incarné par le frenchy Sébastien Sisak Grigorian est l’homme de pierre tellement pieux qu’on pourrait lui attribuer la construction des églises pour le Vatican. Il est le chef de file. Il a de la chance d’être charismatique. Il pourrait même postuler pour succéder Hugh Jackman.

Ursus de Sibérie est la créature bicéphale. C’est-à-dire, l’homme ours. Des fois, il devient carrément ours. C’est un personnage très intéressant, mais le regret reste toutefois qu’il ne parle pas en forme bicéphale. Et la transformation totale pour le film d’une telle envergure n’est pas assez spectaculaire. Cepandant, il a le mérite d’avoir des armes de badass.

Les Guardians au complet !

Khan du Kazakhstan est l’un de mes préférés. Il n’a même pas besoin de parler qu’on sait déjà à qui l’on a à affaire. Équipé de sabres lunaires et d’une speedforce, il crève l’écran, les pneus, les gens et puis, et puis… Il n’est pas sans me rappeler le soldat de l’hiver. Hé ho, quand on vient de voir Civil War, on se demande bien ce que sont devenus les soldats qu’il aurait tué. Et hop, on a un bon pastiche de fait, mais purement involontaire. Si Marvel avait cet univers en Russie ? Qui sait ?

Xenia de Moscou est très transparente comme personnage. Et c’est le cas de le dire ! Car elle vit en toute transparence de ses pouvoirs. Son don ou plutôt sa greffe de dons. Elle va dans les moindres recoins et n’est pas sans faire penser à Mme Fantastique.

Il faut reconnaître que ces supers héros sont très musclés. Ce qui est très bien et qui même si ça reflète le caractère OGM des personnages mesdames messieurs vous allez en avoir pour vos yeux. Tous des rats de laboratoires ces super-héros. C’est pas comme les mutants qui sont nés avec leurs facultés.

La réalisation

Sarik Andreasyan d’origine arménienne est connu pour American Heist et à 33 ans nous sort un big movie made in Russia. Un pari risqué qui lui a valu une flopée de critiques négatives. Malgré tout, une suite est prévue et sera tournée en Chine avec des acteurs chinois aussi inclus.
En juillet dernier, Enjoy Movies, producteur de Guardians, a fait banqueroute alors que la Fondation Russe pour le cinéma qui a fourni une partie du budget, a saisi la justice pour réclamer un retour sur investissement.

Par , le18 septembre 2017.

Photo du réalisateur de Guardians, Sarik Andreasyan.

Conclusion

Si j’ai un mot à dire sur ce film, c’est qu’il n’est pas aussi mauvais qu’on le prétend. Mais pour une fois, force est de constater que Snyder aurait pu se racheter s’il avait eu la responsabilité de ce film. Néanmoins, le réalisateur est bon et excelle énormément dans l’action. Le méchant manque tristement de charisme et on a envie qu’il sorte du film tellement il est mauvais. Il est sans émotion et on espère qu’un train lui passe dessus. Le fait d’avoir pris les gardiens en cours de route, sans savoir d’où ils viennent vraiment, est une technique Watchmen difficile. Les images de synthèse, au secours ! C’est trop jeux vidéo. À défaut d’utiliser des maquettes. Brrrr…. Et le pire ! L’absence de figurants type public. Pas dans un film d’une telle envergure. Je peux me tromper, mais, j’ai eu l’impression que le réal avait le final cut. Certains raccords, on se demande ce qu’ils font là. Heureusement qu’il y aura une suite parce que c’est un film prometteur. Et faut qu’ils trouvent un Kevin Feige à décongeler. Ça serait pas mal aussi. Parce que niveau humour les Russes ont quand même des humoristes, ils pourraient les utiliser.

+

  • Enfin un truc différent
  • Les acteurs sont adorables
  • Les plans badass

  • Scènes parfois trop débiles
  • Pas d’humour à part la chute à Ler (il s’est envoyé en l’air)
  • Les images de synthèse PUTAINNNNN !!!!
  • Les raccords
  • Le méchant s’est trompé de film
4/10

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A propos de l'auteur : (33 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l’atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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  • Dreadfox

    Je te trouve bien gentil avec ce film qui, malgré son potentiel et des héros potentiellement charismatiques, arrive à se vautrer sur à peu près tout ce qu’il entreprend. C’est incohérent, cliché à mort, le méchant est ridicule, la Nick Fury ne sert qu’à écouter leur confessions en prenant toujours la même tête de « Ohlala c’est triste ce que tu me racontes là dis donc ».

    Les CGI d’Ursus sont dégueulasses, Khan est cheaté en principe il dézingue le méchant comme il veut, la blonde ne sait même pas utiliser ses pouvoirs correctement, et Lair est affaibli par son upgrade (oui oui passer d’un Maître de la terre à un mec avec un fouet électrique je pige pas trop l’intérêt)

    Et si quelqu’un peut m’expliquer la scène post-générique je suis preneur car j’ai rien compris.