Nick la Critique : Power Rangers (2017)

Une histoire de Branleurs

Fiche

TitrePower RangersTitre VOSaban’s Power Rangers
RéalisateurDean IsraeliteScénaristes John Gatins
Acteurs Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G, Ludi Lin, Bryan Cranston, Elizabeth Banks, Bill Hader
Date de sortie05 / 04 / 2017Durée2h 04
GenreAction, Aventure, Science-FictionBudget150 000 000 $

Cinq lycéens ordinaires qui sont dans l’obligation de devenir extraordinaires lorsqu’ils apprennent que leur petite ville d’Angel Grove est sur le point d’être annihilée par une menace venue d’ailleurs. Choisis par le destin, nos héros découvriront rapidement qu’ils sont les seuls qui peuvent sauver la planète. Mais pour ce faire, ils devront d’abord surmonter leurs problèmes du quotidien et regrouper les Power Rangers avant qu’il ne soit trop tard.

La team sans le costume Iron Man.

Critique

Rappel historique : d’où viennent les Power Rangers ?

Power Rangers est une franchise de médias américaine basée sur une équipe de super-héros. Les Power Rangers sont adaptées des séries japonaises Super sentai, les producteurs américains rachetant les droits d’utilisation des images et les costumes aux producteurs japonais.

La série (par convention, Power Rangers est considéré comme une seule série à saisons multiples, malgré les titres différents) a été produite par Saban Entertainment, par BVS Entertainment, et actuellement par SCG Power Rangers LLC. Netflix diffuse l’intégralité de toutes les saisons en version française et originale sous-titrée.

Elle a été la propriété de la Walt Disney Company de 2001 à 2010 avant de revenir dans le giron d’Haim Saban.

Cette franchise a fait l’objet de critiques, en particulier pour sa violence ciblant les jeunes téléspectateurs, mais a malgré cela prolongé sa vie sur plusieurs décennies. En 2017, la série diffuse sa 24e saison, alors qu’un reboot sort au cinéma (deux précédents films étaient sortis au cinéma : Power Rangers, le film reprenait les acteurs de la série sans s’y insérer complètement, Power Rangers Turbo, le film était un prologue à la cinquième saison).

Source : Wikipédia.

Mes impressions

Quand je me suis rendu au ciné, c’est comme un inculte et un geek en fusion. Je croyais que c’était une production Marvel/Michael Bay. Comme quoi, les deux entités ont fait un deal du type Marvel/Sony.
Le film démarre très bien avec une vache et deux pseudo adolescents qui se font pourchasser par la police en pleine nuit.
Un dénominateur commun dans ce film, c’est que tous les pseudo ados ont des problèmes avec leurs parents. C’est tout juste…chiant.
Le caractère du type, je me sens incompris, les parents, c’est des nuls et tout d’un coup, la phrase clé du script : il faut que ça change.

La team issue de la fosse.

Les personnages

Et tout ça porté par cinq personnages que l’on va se charger de suivre pendant deux longues heures : Jason, Billy, Kimberly, Trini, Zack.
Ça commence bien, c’est des prénoms ringards.
Le brave Jason vient sauver le pauvre Billy de la violence gratuite d’une pauvre silhouette qui finit par goûter à la baffe Jason Scott’s.
Kimberly se fait larguer par ses copines pour avoir cassé les dents à son mec.
Trini qui a du mal à se faire des amis et que je trouve très drôle quant à son rapport avec ses parents.
Et Zack qui a sa mère mourante, qui sèche les cours et s’expertise en voyeurisme.

Tout cela qui les conduit à partager un destin commun, devenir des rangers. Ça fait penser un peu à Chuck Norris et ses bottes en 4×4.

L’enjeu du film

Quand j’ai poursuivi ce supplice de 2″04″00, j’ai eu l’impression de retourner à l’église dans les salles obscures.
Les pseudo ados découvrent leur vaisseau spatial et le visage messianique de Zordon.
N’est-il pas mignon tout cela. Tu passes ta vie à être un loser, t’es désespéré et subitement, un vaisseau spatial sorti de nulle part vient te dire que ça fait 65 millions d’années qu’on t’attend. Et que tu dois sauver la planète en danger.
Que fait l’Armée dans ce cas-là ? Grande absente de l’histoire.
Et attend, tu ne deviens pas ranger comme ça. Le visage christique met la chicotte et hop dans la fosse !
Et Rita Repulsa s’impatiente, si tu n’enfiles pas ton costume pour la messe, elle te fouette.
Elle veut à tout prix récupérer son cristal, son Saint Graal si tu préfères, tant convoité par les autres planètes. Si c’était le cas, pourquoi il n’y a pas d’autre ET ? Problème de budget qui conduit à des incohérences scénaristiques ?
Petit(e) Marvelll, tu auras bien compris que l’enjeu ne vaut pas un film Marvel Studio.
Si Stan Lee avait fait un caméo, ça aurait pu sauver le film.
J’oubliais la séquence de campement qui prend une tournure de confessions intimes.
Et puis, les combats se passent de commentaire.

Par , le7 avril 2017.

L’hystérique de l’espace

Conclusion

Je t’avoue que vraiment, j’étais pressé de sortir de cette salle. Ce film aurait pu être un succès si le côté teenage avait été abandonné pour un aspect plus adulte. Même Transformers à qui ils font un petit clin d’œil est plus réussi. Prendre une place pour voir ça, c’est de l’argent jeté par la fenêtre. Il faut que Saban’s Power Rangers comprenne qu’aujourd’hui, on veut du Marvel et que ce n’est pas parce qu’on tolère DC qu’on va forcément bouffer du Power Rangers au p’tit déj’.

+

  • Le design est bien fait
  • Rita se prend une baffe Jason Scott’s de l’espace à la fin

  • Il y a beaucoup de scènes surréalistes
  • L’enjeu ne justifie pas l’utilité du film
  • Ambiance que même un teenage fuirait pour un Marvel
1/10

Le making of :

Pour t’épargner ce supplice petit(e) Marvelll, je te propose la version dark avec Katee Sakoff (Battlestar Galactica) qui est mieux que la version actuelle:

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A propos de l'auteur : (34 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l'atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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