Nick la critique : Assassin’s Creed

Assassin’s Creed Le Film

Fiche

TitreAssassin’s CreedTitre VO
RéalisateurJustin KurzelScénaristes Michael Lesslie, Adam Cooper, Bill Collage
Acteurs Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons, Brendan Gleeson, Charlotte Rampling, Michael Kenneth Williams, Denis Ménochet, Ariane Labed
Date de sortie21 / 12 / 2017Durée1h 48
GenreAction, Aventure, Fantastique, Science FictionBudget130 000 000 $

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

Critique

125 Feet Leap of Faith

Je préfère commencer par cette vidéo avant d’aller plus loin. Histoire de dire pourquoi j’ai pris la peine de foutre des euros en l’air. Tiens donc ! Foutre des euros en l’air.
En effet, c’est le cas de le dire.

Un petit cours d’histoire

Le commencement bien sûr. Si seulement, il y avait eu un commencement. Je me rappelle avoir débuté Assassin’s Creed dans un contexte arabe avec Altaïr/Desmond. Et ça paraît plus logique dans le fait que l’histoire tire son origine de la secte des Hachichiyoun.
En effet, cette secte est créée par Hassan as-Sabbah. Il est né dans une famille chiite en 1034, en Iran. Nizar, héritier du calife fatimide (NdM : gros et timide ?), partage les espérances de Hassan. Ils s’allieront pour que celui-ci retrouve la gloire fatimide d’antan. Hassan part alors en plein cœur de l’empire Seldjoukides pour préparer le terrain. Celui-ci s’empare de la forteresse d’Alamout et y met place une organisation politico-religieuse. Les adeptes sont classés selon leur niveau d’instruction et suivent des cours intensifs et un entraînement physique. Leur arme redoutable est l’assassinat. Les préparatifs se déroulent toujours dans le plus grand secret, mais l’exécution d’une personnalité doit toujours se faire en public, c’est pourquoi les plus grandes actions ont lieu le vendredi à la mosquée.
La manière dont les adeptes allaient au « combat » a fait penser qu’ils étaient drogués au haschich, c’est pourquoi ils étaient surnommés hachichiyoun, mot déformé ensuite en assassin et importé dans de nombreuses langues, notamment latines par le biais des croisades. Cependant, la théorie de la drogue n’a jamais été prouvée. Hassan est le pilier de ce mouvement, cependant à sa mort, il ne cesse pas, et connaît un nouvel élan, notamment sous le commandement de Nizar.
La secte est anéantie en 1258, par les Mongoles lors de leur invasion.
Au passage, cette histoire me rappelle le film Ninja Assassin de James McTeigue (2009).

Retour au film

Callum est un jeune gamin comme les autres qui vit dans un secteur retiré de la Californie et son destin bascule après la mort de sa mère et le débarquement fréquent de ces fameuses 4×4 noirs. On y a droit à chaque film. Y en a marre des 4×4 noires. Rien que cette séquence, à elle seule tue le film. Et pour tout tuer, un illuminé de père tue sa femme.

Le destin ou le festin ?

Au choix ! Callum est devenu adulte et est un parfait loser qui va être condamné à mort pour avoir mis fin au calvaire de gagner de l’argent pour un proxénète en lui ôtant la vie. La Belle Sofia (Marion Cotillard) vient chercher la Bête. Elle vient changer son destin pour en faire un festin pour son père, un pauvre riche templier dépassé par les événements.
Par contre, un sujet qui me titille, c’est celui de la prédisposition par le code génétique. En gros, con tu es, con tu resteras. En tant que gamer, comment suis-je censé recevoir ce film ? À coup de tomates ? Je laisse ça à Rotten Tomatoes qui a noté 20 %.

Callum utilise l’Animus.

L’Animus

C’est le passage plutôt réussi du film. La régression dans l’inquisition pour récupérer la pomme d’Éden. Le motif fait sourire. Les templiers, les méchants mal intentionnés veulent enlever le libre-arbitre aux inoffensifs violents être humains pour mieux les contrôler. De l’autre côté, les assassins héroïques sont censés la protéger. Ça rend le fond de l’histoire ridicule d’un coup. Tu veux me dire que deux sectes s’entretuent pour une putain de pomme que personne ne peut bouffer ? Ah oui ! Et d’ajouter que la pomme, c’est le thème dominant de la table dans le film. Et ça fait des siècles que ça dure ?!

Les décors

Les décors sont somptueux et l’Espagne de l’Inquisition est drôlement pollué. Au point qu’on devrait faire des chevaux pairs et impairs pour y accéder.
Cependant, les figurants sont trop passifs et laissés pour compte contrairement au jeu.

Par , le23 décembre 2016.

Conclusion

Marion Cotillard joue un rôle très ambigu. La naïveté de son personnage est très bien exploitée. Fassbender a évoqué que ce film fait l’objet d’une trilogie. Mais moi, je dis pitié non. Arrêtez pendant qu’il est encore temps. Ce film se regarde. Mais quand on est gamer, on ressort fracturé tant la chute du saut de la foi est mortelle. La pomme tombée trop près de l’arbre nous fait tomber dans les pommes.

+

  • Plans réussis
  • Les scènes d’action sont très bonnes
  • Quelques touches d’humour

  • Mise en scène pas très réussie
  • L’univers est trop flou
  • L’effet de surprise est raté
5/10

La partie la plus importante du film reste Damien Walters :

Il y a aussi le Behind the Scenes pour les passionnés :

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A propos de l'auteur : (33 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l’atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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