Dossier : Bioshock Infinite – La fin expliquée

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Attention ce qui suit spoile totalement la fin du jeu! En même temps, vous vous en doutez et bien sûr, ce n’est en aucun une vérité absolue. Y a peut-être des points qui sont faux ou à débattre mais cela me semble l’explication la plus plausible.

Le jeu commence en plein milieu d’une histoire dont nous n’avons pas les tenants, les Lutece (dont nous ne voyons pas le visage au début) amènent Booker DeWitt au phare pour qu’il aille sauver sa fille. Ce dernier ne le sait pas encore, il a tout mélangé dans sa mémoire (on ne sait pas comment, un choc? le fait d’avoir changé de lignée temporelle?). Il sait juste qu’il faut sauver la fille et la ramener pour effacer sa dette. Bref, nous bouclons le jeu et seulement à la toute fin, Elizabeth sait tout et le montre à DeWitt à l’aide de la constante, élément indispensable pour comprendre la suite, le baptême de DeWitt.

D’un DeWitt traumatisé par la guerre en naît deux. Deux selon un choix, se faire baptiser ou non:

celui qui a refusé le baptême reste Booker DeWitt. Il aura pleins de dettes et un enfant ==> lignée temporelle A
celui qui a accepté deviendra Comstock. Il créera plus tard Columbia ==> lignée temporelle B

Intéressons-nous à Comstock. Ce denier se marie et devient un leader (légèrement fanatique). Entre parenthèses, on peut aussi voir que Slate s’est complètement planté car Comstock a bien participé aux batailles en question mais en tant que DeWitt. Bref, finalement Comstock est stérile (on ne sait pas pourquoi) et ne peut accomplir sa prophétie (son enfant sauvera le monde).

Toutefois grâce aux Lutece, il peut retourner dans le passé d’un univers alternatif où il découvre le Booker DeWitt de la lignée temporelle A, celui qui a refusé le baptême et donc qui a eu un enfant. Comstock met en place une machination avec les Lutece pour pouvoir récupérer « son enfant ». Cet enfant deviendra celui de la prophétie et détruira Sodome.

Tout change suite à l’intervention des Lutece. Ces derniers, pris par le remord, retournent dans le passé pour aider Booker DeWitt à récupérer sa fille. Ils le ramènent donc dans la lignée temporelle B (c’est là que la mémoire de Booker pète un câble). Mais il arrive un moment où DeWitt n’arrive pas à sauver Elizabeth et où celle-ci devient l’enfant de la prophétie: le fameux passage à l’asile.

Le véritable changement est donc l’aide de l’Elizabeth du futur. Elle donne les moyens à DeWitt de sauver son soi-jeune et de changer le futur. C’est là, la véritable rupture du cycle.

A la fin du jeu, Elizabeth jeune prend conscience de la vérité grâce au mot de son soi futur et dit la vérité à DeWitt (un des plus beaux passages du jeu avec ces milliers de phares, le titre de ce Bioshock prend tout son sens). Tout change désormais.

Durant ce passage, on se retrouve deux fois face à la constante (la scène de baptême). La première où DeWitt refuse, on voit ce qu’il arrive par la suite. Booker perd sa fille par la faute de Comstock. On y revient une deuxième fois et là, Elizabeth nous tue car il s’agit justement de la variante de la scène du baptême, celle de la lignée temporelle B où Comstock nait – Elizabeth nous le dit carrément quand Booker dit qu’il est revenu au début.

Ainsi on comprend qu’Elizabeth/Anna DeWitt (le fameux AD sur la main droite de Booker) laisse la vie sauve à tous les DeWitt qui ont refusé le baptême mais tuent tout ceux qui ont accepté (la vision de toutes les Anna de tous les mondes tuant tous les Comstock à naître).

Le mal est coupé à la racine. Les Elizabeth/Anna interrompent donc cette spirale malsaine. Aucun DeWitt ne deviendra Comstock – Comstock n’est plus.

Bioshock Infinite se finit sur un note optimiste avec une scène post-générique où Booker est avec sa fille.

Pour revoir la fin, voici la vidéo:

A propos de l'auteur : (2004 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.