Critique : Uncharted 4: A Thief’s End

La fin (rêvée) d’un voleur

Fiche

TitreUncharted 4: A Thief’s End
ÉditeurSony Interactive EntertainmentDéveloppeurNaughty Dog
Plate-formePlayStation 4Date de sortie10 / 05 / 2016
Testé surPlayStation 4GenreAction, Aventure

Une dernière fois…

Critique

Je ne sais pas pourquoi, mais Uncharted 4: A Thief’s End ne me disait rien. Sans doute, me disais-je que Nathan Drake était désormais dépassé par le lifting de Lara Croft. Quoiqu’il en soit, ça ne m’a pas empêché de me le procurer, rien que pour boucler cette saga inaugurée, il y a presque une décennie (déjà ?!).

Je n’ai même pas eu besoin de lancer le jeu pour me sentir dans la peau de Nathan Drake. Il a juste suffi que je me mette à sortir ma Playstation 4 du placard où elle prenait de la poussière. En la tenant entre mes mains, c’était comme si je découvrais un trésor enfoui depuis des siècles et des siècles. Bon, j’exagère, mais à peine, la dernière fois que j’y avais touché, c’était pour Until Dawn. Début septembre 2015 donc… Il faut dire que j’ai un PC suffisamment puissant pour tourner mes jeux favoris au max et sachant qu’acheter un nouveau jeu sur PC coûte moins cher que sur PS4, le calcul est vite fait. Je craignais donc que la puissance de la PS4 me fasse pitié par rapport au PC. J’ai lancé le jeu et…

Une énorme mandale de Mike Tyson direct dans la mâchoire

J’étais hébété. La bave coulait le long de ma mâchoire. Mes yeux brillaient devant la perfection graphique d’Uncharted 4: A Thief’s End. C’est donc à ça que ressemble un jeu entièrement optimisé… Je retire tout ce que j’ai dit au-dessus. Naughty Dog a fait un boulot de malade sur ce jeu. Les animations sont d’une fluidité exceptionnelle. Elles ne respirent presque même plus « animation ». La modélisation des personnages est criante de vérité (je n’en reviens toujours pas de la prouesse). Je me suis (r)attaché instantanément à chacun d’entre eux. Avec d’Uncharted 4: A Thief’s End, Naughty Dog fait un perfect !

Et les qualités ne s’arrêtent pas là. Parce qu’un jeu beau, c’est bien beau (oh, oh, oh), mais ça ne fait pas tout. À peine remis de la mandale d’Iron Mike, voilà que ce dernier se déchaîne sur moi et se met à me mordre l’oreille. L’histoire… Tudieu… L’histoire… Voilà ce à quoi doit aspirer chaque mode solo d’un jeu vidéo. La dernière fois que j’avais pris une claque sur un mode solo, c’était avec The Witcher 3. Et chaque jeu m’a paru fade depuis. Jusqu’à l’ouverture d’Uncharted 4: A Thief’s End. Sans doute, la meilleure ouverture que je n’ai jamais vue dans un jeu vidéo. Oui, même devant celle de Final Fantasy VII. Elle a tout. Elle m’a surpris en m’emmenant là où je ne l’attendais pas (il faut dire que je n’avais rien, mais alors rien suivi sur le jeu avant de l’acheter).

La conclusion parfaite pour Uncharted

Non seulement, le début est un modèle, mais la conclusion aussi. Comme si Naughty Dog avait décidé de montrer à la concurrence comment boucler une saga avec brio. Attention Naughty Dog, à continuer comme ça, tu vas t’attirer des ennemis. Mais le studio de Crash Bandicoot n’en a que cure de mon avertissement, il veut livrer le meilleur jeu possible et il le fait. Car entre le début et la fin du jeu, il y a toute une histoire qui se développe. Une histoire que j’ai trouvée incroyablement passionnante à suivre. Même avec des grosses coupures entre deux sessions de jeu.

Concernant le gameplay. Bon, là, rien de complexe. Pas d’amélioration du personnage à la RPG. Pas de nouvelles compétences au fur et à mesure qu’on débloque le jeu. Si cela simplifie le gameplay, cela renforce l’impression de réalisme (dans la mesure où il n’y a rien de choquant à voir un gars tomber de plusieurs étages sur le coude avant de se relever comme s’il n’en était rien). Par contre, Naughty Dog a eu l’intelligence de diversifier les phases le jeu en ne rendant jamais une phase de gameplay trop redondante. En alternant entre phases d’explorations, de plates-formes, de tirs et d’énigmes, c’est sans essoufflement que le rouleau renfermant l’histoire d’Uncharted 4: A Thief’s End se déroule. On notera quelques bugs lorsqu’on active une action pré-planifiée, mais rien de bien choquant.

Rien à redire de plus, Uncharted 4: A Thief’s End est un jeu indispensable. Ce n’est même pas la peine d’aller plus loin. Il suffit juste de le vivre. La fin rêvée d’un voleur.

Si, il y a un énorme défaut quand même. Ça m’a agacé pas possible. Ça m’a vachement énervé. C’est juste scandaleux. À visiter des paysages aussi magnifiques, je me suis senti incroyablement frustré. J’ai eu envie de vider mon Livret A et partir dans les mêmes endroits paradisiaques que Nathan.

Par euphorique en renfermant le livre sur la vie de Nathan Drake, le17 mai 2016.

« Hé les gars, j’ai vu le Roi Lion ! »

Conclusion

Je n’en attendais rien et la surprise en a été encore plus belle. Il s’agit du jeu qui m’a le plus épaté depuis The Witcher 3. Uncharted 4: A Thief’s End a tout pour lui. Une histoire passionnante et réussie de bout en bout (que ce soit l’introduction ou la conclusion). Une beauté graphique à se damner réussissant à faire oublier que ce sont des bonshommes numériques qui sont face à nous. On ne voit plus que Nathan Drake, ses amis et ses ennemis. Un gameplay ficelé comme un rôti par un boucher et d’une fluidité exemplaire. Avec le dernier Uncharted, Naughty Dog livre un jeu qui vient de rentrer dans mon Top 10 des jeux vidéo préférés de tous les temps. Merci pour ça.

+

  • Incroyablement beau, dans tous les sens du terme
  • Histoire passionnante
  • Superbe conclusion
  • Gameplay impeccable et équilibré
  • Crash !!!

  • C’est un chef d’œuvre et ils sont si rares, du coup, quand ils sont finis, on a… une sensation de vide
  • Il donne TROP envie de partir en vacances
10/10

Advertisements
A propos de l'auteur : (2855 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter, Facebook ou Google+.