Critique : The Leftovers – Saison 1

Lost in Twin Peaks

Fiche

D’après le roman de Les Disparus de Mapleton de Tom Perrotta
Titre:
The Leftovers
Créateur(s): Damon Lindelof, Tom Perrotta
Acteurs: Justin Theroux, Amy Brenneman, Christopher Eccleston, Margaret Qualley, Liv Tyler, Carrie Coon, Amanda Warren, Ann Dowd, Chris Zylka, Emily Meade, Max Carver, Charlie Carver
Titre original:Saison:1
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:10
Genre:Drame, FantastiqueFormat:52 mn
Diffusion d’origine:29 juin 2014Chaîne:HBO

Du jour au lendemain, un 14 octobre en apparence ordinaire, 2% de la population disparaît mystérieusement de la surface de la terre. Ces gens, de tout âge, se sont évanouis dans la nature, sans explication, laissant leurs proches dans l’angoisse, voire le désespoir. Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgarde de Mapleton, une petit ville près de New York, mais rien n’est plus comme avant. Personne n’a oublié ce qui s’est passé, ni ceux qui ont disparu. A l’approche des cérémonies de commémoration, le chef de la police locale, Kevin Garvey, est en état d’alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule comparable à une secte…

Photo de la saison 1 de The Leftovers

Nouvelle étape du plan maléfique de Jennifer Aniston pour séparer le couple Brad Pitt/Angelina Jolie : demander à son fiancé de devenir un flic pour noyer Brad de PV.

Critique

Quand HBO sort une série, la première chose à faire, c’est se foutre sur son fauteuil et la regarder. Quoi ? Non, pas la peine de savoir si c’est bien ou pas. Quoi ? Tu veux quand même savoir avant de t’y mettre (style, ta vie est trop courte pour perdre du temps). Bon allez d’accord, petite critique.

The Leftovers commence par un événement soudain et unique, mais d’ampleur mondiale. 2% de la population mondiale a disparu. Comme ça, pouf ! Comme un magicien fait disparaître la femme sexy derrière son rideau acheté chez IKEA. Sauf que là, même pas besoin d’un rideau. Juste la caméra qui se détourne une seconde et paf, voilà que la personne a disparu.

Vu comme ça, on peut dire que l’idée n’est pas inintéressante, mais il n’y a rien de bandant en soi, car on a déjà vu des séries exploiter ce genre de phénomènes comme Les 4400. Sauf que cette fois-ci, pas question pour les disparus de revenir. La série commence véritablement des années plus tard avec Kevin Garvey (Justin Theroux, fiancé de Jennifer Aniston à la ville). Ce dernier est le shérif d’une ville à proximité de New-York et l’on suit son quotidien, mais aussi celui d’autres personnes dont l’ancien Docteur Who et ennemi de Thor (jamais loin, les comics, je vous dis), Christopher Eccleston. On découvre aussi une secte assez spéciale qui a des parts chez OMO, un gourou dont on se demande s’il s’agit d’un charlatan ou non et de multiples personnages brisés par l’événement. Ma préférence va pour Nora Durst, au cœur d’un excellent épisode.

Un peu de Lost, un peu de Twin Peaks, un peu d’HBO. C’est ça, The Leftovers.

La particularité de cette série, c’est qu’on ne sait jamais trop où elle nous emmène. C’est ça qui est génial. Je n’avais pas ressenti ça depuis Lost et Twin Peaks. Chaque épisode qui passe nous emmène aux confins d’un mystère dont on se demande si on va en découvrir la teneur un jour. Sans oublier, la présence d’éléments fantastiques. Néanmoins, il faut souligner que ces éléments sont de nature suggestives, du coup, il est fort possible que ce ne soit qu’un produit de notre imagination. Il faut savoir que la série joue sur un phénomène lié à l’Apocalypse où Dieu rappelle les personnes pures (ces fameux 2% ?) au Paradis avant que l’Apocalypse ne se déchaine sur Terre. Si The Leftovers joue sur ce phénomène, reste à savoir si c’est vrai ou non ? On a des preuves du contraire, mais…

Néanmoins, il convient de souligner que la série fait le yoyo. Si certains épisodes sont excellents, c’est nettement moins le cas pour d’autres. De plus, la série est plutôt lente dans l’ensemble. Personnellement, ça ne m’a pas dérangé, car les personnages sont vraiment soignés et très intéressants à analyser, car ils échappent à tout conformisme et ce même quand il s’agit d’un rôle aussi cliché que celui de l’adolescente rebelle. L’autre point majeur concerne sa réalisation, c’est très propre et surtout le montage est parfait : car même si les rêves se mélangent à la réalité, on n’est jamais perdu. Cela joue beaucoup aussi sur l’ambiance troublante de la série.

Le tout s’achève sur un excellent épisode final The Prodigal Son Returns (débutant magnifiquement avec la chanson Ne Me Quitte Pas de Jacques Brel, mais interprétée par Nina Simone) qui boucle avec brio les intrigues de la saison tout en laissant une porte ouverte pour une deuxième qui s’annonce diablement excitante car point de réel cliffhanger ici, juste un immense champ de possibilités.

Par Christophe Menat, le .

Photo de la saison 1 de The Leftovers

« Mais qu’est-ce qu’il me raconte ce mec ? Il me dit qu’il s’appelle le Docteur, mais que le monde l’a oublié. C’est quoi déjà le numéro de l’asile ? »

Conclusion

Fort de bons acteurs, d’une ambiance de folie et d’une réalisation de haute volée, The Leftovers rappelle parfois les deux séries cultes Twin Peaks et Lost. Néanmoins, cette première saison connaît quelques creux dans sa première moitié avant de se sublimer. Ne manquez donc pas la nouvelle merveille d’HBO signée Damon Lindelof (Lost, Prometheus) et Tom Perrotta.

+– Ambiance intrigante
– Techniquement impeccable
– Acteurs tous excellents
– On ne sait jamais où on va
– Des longueurs dans la première moitié de la saison
8/10

Poster teaser de The Leftovers

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A propos de l'auteur : (2751 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Marc

    Bravo pour cette critique. Elle me donne clairement envie d’y jeter plus qu’un coup d’oeil. Le thème, le soin accordé aux personnages, me titillent pas mal. Merci !

    • Merci Marc, tu m’en diras des nouvelles.