Critique : The Knick – Saison 1

Les origines de la médecine moderne

Fiche

Titre:
The Knick
Créateur(s): Jack Amiel, Michael Begler
Réalisateur(s):Steven Soderbergh
Acteurs: Clive Owen, André Holland, Jeremy Bobb, Juliet Rylance, Eve Hewson, Michael Angarano, Chris Sullivan, Cara Seymour, Eric Johnson
Titre original:Saison:1
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:10
Genre:DrameFormat:52 mn
Diffusion d’origine:8 août 2014Chaîne:Cinemax

Le staff de l’hôpital Knickerbocker de New York, des chirurgiens aux infirmières, doit repousser les limites de la médecine au début du 20ème siècle, à une époque où le taux de mortalité a soudainement augmenté et où les antibiotiques n’existent pas encore…

« Hé, tu connais le jeu de la barbichette ? Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, toussa… »

Critique

The Knick. Avec ce titre qui me faisait davantage penser à l’équipe de basket de New-York, plutôt qu’un hôpital, j’ai longtemps cru que Steven Soderbergh et Clive Owen allaient tourner ensemble une série racontant les origines des Knicks de New-York. Eh ben non… C’est encore une série se déroulant dans l’univers hospitalier. Comme s’il n’y en avait pas assez…

Une fois, la déception intégrée, j’ai découvert en The Knick une série plutôt intéressante car au lieu de rester dans le monde moderne, on change de siècle pour découvrir les prémices de la médecine moderne. Grâce à ça, on apprend plein de choses. On se cultive, comme on dit. Le tout en bénéficiant d’une excellente réalisation/photographie (merci, Steven Soderbergh) et des bons acteurs, notamment Clive Owen et Andre Holland (qui y est pour beaucoup dans ma sympathique pour la série, car il permet de suivre la destinée d’un médecin noir dans un New-York raciste). Sans oublier, une ambiance tout à fait exceptionnelle. Le cadre de la série est époustouflant, on a vraiment l’impression que les acteurs se baladent au début du XXe siècle. Surtout grâce à la présence d’une multitude de petits détails accentuant ce sentiment de réalisme.

Le meilleur épisode de la saison est l’épisode sept, Get the Rope. Un petit bijou qui détonne dans une saison au rythme légèrement monotone malgré quelques fulgurances. Dans cet épisode, on découvre le racisme primaire des New-yorkais et surtout, j’ai été surpris par la façon dont les choses peuvent dégénérer aussi vite. C’est sûr que c’était une autre époque, quoique…

L’autre point fort de la série, c’est l’ultra-réalisme des opérations chirurgicales. Alors que la plupart des séries du genre ont tendance à édulcorer ces séquences, Steven Soderbergh nous plonge la tête en plein dedans et en plus, il rend les choses le plus réaliste possible. Il ne m’est jamais arrivé de me dire : « Ouais bof, ça ne le fait pas trop. ». Âmes sensibles s’abstenir, donc. Ce constat s’étend aussi aux relations entre les protagonistes et leurs bienfaits/méfaits. Le summum étant atteint avec la femme du docteur Gallinger. La découverte du contenu de la poussette et les répliques de la femme pour le justifier. Brrr, je ne m’en suis toujours pas remis.

Après, dans l’ensemble, ça reste une série médicale et comme j’en ai déjà pas mal soupé avec Urgences et Grey’s Anatomy, j’ai parfois eu du mal à m’emballer pour The Knick. En particulier pour la partie relation amoureuse entre docteurs et infirmières. Ou encore, l’emprise de la drogue sur le docteur Thackery, même si le dernier plan de la saison est ce qu’on peut faire de mieux en terme d’humour noir.

Par Christophe Menat, le .

« Hé, tu connais le jeu du Docteur Maboul ? »

Conclusion

The Knick est une bonne série qui brille par son ultra-réalisme et son humour noir. Néanmoins, il faut faire preuve de volonté pour s’y immerger surtout après avoir eu des séries médicales à toutes les sauces.

+

  • Le réalisme
  • Les acteurs
  • L’humour noir

  • Encore une série médicale
7/10
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A propos de l'auteur : (2751 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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