"Je vais lui faire une offre qu'il ne refusera pas." (Le Parrain, 1972)

[Critique|Test] Gabriel Knight : Sins of the Fathers

gabriel-knight-sins-of-the-fathers banniere
La naissance d’un anti-héros

Fiche

Éditeur:Sierra
Développeur:Sierra
Écrit par:Jane Jensen
Plate-forme:PCDate de sortie:1994
Genre:Aventure, Point & Click, Thriller
Gabriel Knight, écrivain et propriétaire de la librairie Saint George’s Books située dans le carré français de la Nouvelle-Orléans, est hanté chaque nuit par de sombres cauchemars. Il va progressivement découvrir que ces rêves sont liés à la mystérieuse histoire de ses ancêtres.

Dans ce premier opus, Gabriel, qui cherche un sujet de roman, va enquêter sur une série de meurtres dont la mise en scène laisse à penser que les coupables seraient liés aux pratiquants du Vaudou. Aidé dans ses recherches par son ami l’inspecteur Franklin Mosely, qui est chargé de l’affaire en question, et par son assistante Grace Nakimura, Gabriel s’engouffrera dans une aventure dangereuse, chargée de révélations inattendues sur son propre passé.

Image de Gabriel Knight : Sins of the Fathers

Dès le départ, Gabriel en prend pour son grade avec Grace son assistante qui refoule « gentiment » une de ses conquêtes. 

Critique

Après les deux épisodes de Phantasmagoria, je voulais revenir sur un autre point & click qui m’avait marqué. La saga Gabriel Knight ne pouvait pas mieux tomber tant sa mythologie est devenue culte à tel point que des années après, les joueurs de l’époque en parlent encore.

Chacun des trois épisodes de la trilogie Gabriel Knight aborde un thème particulier. Le vaudou pour le premier, la lycanthropie (loups garous) pour le second et les vampires pour le dernier. Pour ma part, mon préféré a toujours été le second mais ce premier épisode a des arguments pour lui.

Déjà graphiquement, il est pratiquement indémodable malgré des pixels horribles. Une fois assimilé ces bouillies, on sera subjugué par la qualité graphique de l’ensemble, les décors sont très riches, tellement riches qu’il devient parfois difficile de trouver tous les objets qu’on peut récupérer du premier coup d’œil. Les animations ne sont pas en reste, j’adore quand Gabriel met son manteau en sortant de la boutique.

Toutefois, le gros point fort de Gabriel Knight demeure son écriture, son histoire. Sous l’égide de Jane Jensen, Gabriel Knight bénéficie d’un scénario développé pour notre époque où plus les jeux deviennent performants, plus la longueur du script s’amenuise. Sans compter les multiples dialogues où Gabriel fait preuve de beaucoup d’humour surtout lors de ses échanges avec les personnages féminins du jeu. Les passages les plus drôles sont à décerner à la voix off capable de sortir des perles. Le voir draguer est un pur délice. Gabriel Knight : Sins of the Fathers est aussi un excellent polar avec son intrigue policière retorde et bourrée de rebondissements.

Image de Gabriel Knight : Sins of the Fathers

Des beaux artworks parsèment les passages les plus marquants du jeu.
Ici la cérémonie de Vaudou.
 

Le mythe du Vaudou y est particulièrement développé via des extraits de journaux et des conférences. On assiste même à une cérémonie vaudou! On sent le travail qu’il y a eu derrière et nul doute que cet art assez méconnu deviendra plus clair. Notons l’excellente idée d’avoir basé son intrigue à la Nouvelle-Orléans, état des USA connu pour le Vaudou justement.

Au niveau du gameplay, le jeu est dur car l’aide n’existe pas, pas d’objets en surbrillance, décors très nombreux (on peut aller jusqu’à dix lieux dès le départ) et certains actions sont franchement peu évidentes. Typiquement le genre de jeu où vous allez sortir la soluce plus que de raison. Aussi du fait de son âge, il n’y a pas encore la possibilité de zapper les déplacements, ce qui rend les recherches parfois énervantes. On ne peut pas aller parcourir rapidement les différents endroits du jeu pour vérifier si on n’a rien oublier surtout vu la lenteur de Gabriel.

Image de Gabriel Knight : Sins of the Fathers

La fin est proche, le mystère est bientôt élucidé mais vous allez devoir faire face à un puzzle tordu mais toutefois logique. 

Test

Graphisme : 6/10 – Le jeu a beaucoup vieilli surtout via ses pixels énormes mais conserve suffisamment de charme pour subjuguer le joueur surtout avec les animations.

Gameplay : 4/10 – L’interface est simple mais les déplacements sont lourds (pas de possibilités de zapper ce qui rend les recherches fastidieuses).

Durée de vie : 7/10 – Le jeu est long et surtout il est incroyablement tordu. Comptez 6 à 7 heures avec la soluce et le double sans.

Histoire : 9/10 – Le Vaudou n’aura plus de secret pour vous. Le jeu pose aussi un des personnages les plus cultes de l’univers vidéoludique, Gabriel Knight le chasseur d’ombres. Prenant, drôle, c’est un jeu qui se savoure comme un bon livre.

Son : 6/10 – La musique est simpliste mais les voix de bonne facture.

Son point fort - Un scénario développé, des personnages attachants, une intrigue avec rebondissements et des dialogues agréables à suivre surtout grâce à l’humour pince sans rire.

Son point faible - Les déplacements sont énervants.

Conclusion

Du fait de son âge, Gabriel Knight : Sins of the Fathers souffre d’un gameplay vieillot (notamment via l’impossibilité de zapper les déplacements par exemple) mais bénéficie d’une telle qualité d’écriture avec une intrigue policière efficace, de l’humour et de la culture (vaudou) qu’il serait dommage de passer outre. Typiquement le genre de jeu où on en sort moins con.
Trophée8/10
Couverture de Gabriel Knight : Sins of the Fathers Arrière de la couverture de Gabriel Knight : Sins of the Fathers

VN:F [1.9.22_1171]
Notez-le aussi:
Rating: 8.0/10 (1 vote cast)
A propos de l'auteur : (1332 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


Articles similaires:
[Critique|Test] Phantasmagoria 2 : Obsessions Fatales
Je ne serais pas forcément objectif avec ce Phanstamagoria 2 vu l'impact qu'il a eu dans ma jeunesse mais je le préfère largement au premier. Certains lui reprochent sa grande ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Machinarium
J’étais en vacances et durant les temps morts, je ne savais pas trop quoi faire. Avec ma tablette sous Android récemment acquise, je me suis baladé dans Google Play et ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Yesterday
Les Point & Click sont devenus trop rares pour en faire l’impasse dès qu’un nouveau sort. Yesterday est développé par le studio au nom de pendule, déjà derrière une trilogie ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Phantasmagoria
En cette période où les bons jeux se font plus rare que l'eau dans le désert, je me suis dit que c'était peut-être le moment d'accomplir ce que je voulais ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Batman Arkham City
Le premier était une pure bombe, sa suite aussi. Reprenant tout ce qui a fait le succès d'Arkham Asylum en l’améliorant point par point, on dispose alors d’une suite surpassant ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Game of Thrones : Le Trône de Fer
Quand on adapte un livre aussi populaire et surtout une série reconnue mondialement en jeu vidéo, on s’expose à de sérieux risques mais à la décharge des développeurs, ils avaient ...
Lire la suite...
[Critique|Test] Portal 2
Les puzzle-games n’ont jamais été ma tasse de thé. Soit parce que ça finit par me gonfler, soit parce qu’il n’y a pas d’histoire (donc ça finit par me gonfler). ...
Lire la suite...
Bannière de Darksiders 2
Le retour de War... ah non, il est dans la mouise après avoir tué tous les humains de la Terre. Du coup, quand on a des problèmes, c'est qui qu'on ...
Lire la suite...
Bannière du jeu vidéo Deus Ex Human Revolution
Le jeu est situé en en 2027, 25 ans avant les événements de Deus Ex, à l'avènement de la cybernétique et du transhumanisme. L'homme peut désormais remplacer les membres de ...
Lire la suite...
Bannière du jeu vidéo Bioshock Infinite
Avec le sous-titre Infinite, ce nouveau Bioshock laissait craindre le pire surtout en voyant la qualité moyenne des épisodes spin-off des autres sagas.
Lire la suite...
[Critique|Test] Phantasmagoria 2 : Obsessions Fatales
[Critique|Test] Machinarium
[Critique|Test] Yesterday
[Critique|Test] Phantasmagoria
[Critique|Test] Batman Arkham City
[Critique|Test] Game of Thrones : Le Trône de Fer
[Critique|Test] Portal 2
[Critique|Test] Darksiders II
[Critique|Test] Deus Ex : Human Revolution
[Critique|Test] Bioshock Infinite
[Critique|Test] Gabriel Knight : Sins of the Fathers, 8.0 out of 10 based on 1 rating
  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Si tu veux encore plus de point’n'click je te recommande de faire un saut sur UAE. L’amiga disposait d’exclues qui valent le détour. Une bonne liste par ici avec screens et vidéos de gameplay http://www.lemonamiga.com/games/list.php?list_genre=Adventure&list_sub_genre=Point%20and%20Click

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Je jetterais un coup d’œil à l’occasion, là j’ai le deux et trois à finir. Merci pour le lien.

Wikio - Top des blogs - Multithématique
Prix du Jury TV Pixmania
bonial – promos, horaires et catalogues zero papier
Powered by WordPress | Designed by: Free MMORPG Games | Thanks to Browser Games, Game Music and RPG Reviews