"- Vous voulez un whisky? - Juste un doigt - Vous préféreriez pas un whisky d'abord?" (La cité de la peur)

[Critique|Test] Diablo III

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Le Hack’n Slash qui m’aimait

Fiche

Éditeur:Activision Blizzard
Développeur:Blizzard Entertainment (Starcraft, Warcraft)
Plate-forme:Mac, PCDate de sortie:15 mai 2012
Genre:Action, Hack’n slash, Jeu de RôleClassification:Déconseillé aux moins de 16 ans
Le jeu prend place dans Sanctuaire, le monde de type dark fantasy de la série des Diablo. Quelque vingt ans auparavant, une poignée de héros anonymes ont sauvé ce monde dans Diablo II. Les guerriers ayant survécu au massacre des armées des enfers sont devenus fous suite à leurs actions et c’est une nouvelle génération de héros qui doit faire face aux forces du mal menaçant le monde de Sanctuaire. Les joueurs auront l’opportunité de visiter des lieux familiers tel Tristram.
Cinématique de Diablo 3

Blizzard n’a rien perdu de sa magie pour ses cinématiques.
De loin les plus impressionnantes tout jeux vidéo confondu.
 

Critique

Je n’ai jamais été fan d’Hack’n Slash et ce n’est pas faute d’avoir essayé. D’abord avec le premier Diablo, après une cinématique géniale, j’ai vite laissé tomber, même pas fini le premier donjon à cause d’une interface trop laborieuse, faut dire que je l’ai essayé sur la première Playstation, pas trop l’idéal. Ensuite je suis passé au jeu de rôle Baldur’s Gate, j’ai fini le premier CD avant d’être lassé par les innombrables lignes de dialogue et une répétition trop dense. Il faut dire que j’ai été élevé par les Final Fantasy donc je suis habitué à bénéficier d’un jeu d’aventure AVEC une histoire à dose de cinématiques et de personnages charismatiques. Or les Hack’n Slash se singularisent par une personnalisation totale du héros. Ce qui est sympathique mais entraine irrémédiablement une histoire peu aboutie. Je passe les essais avec Champions of Norrath et Sacred 2 pour attaquer au nouveau morceau de Blizzard.

Tout commence avec une cinématique d’une qualité mettant sur le cul ! Bon, ça devient une habitude avec Blizzard à tel point que le baromètre d’envie d’un film Blizzard monte encore d’un cran. On crée son héros parmi cinq classes suffisamment différentes. Pour ma part, j’ai opté pour le chasseur de démons. Et paf, on est largué dans le jeu. On prend rapidement le coup le jeu étant très simple au début, un bouton pour attaquer et pour se déplacer, basta ! L’intelligence des développeurs est de complexifier le gameplay au fur et à mesure de la progression à tel point qu’on maîtrise tout le système à merveille sans difficulté et sans tutoriel s’il vous plait. On fait du level-up très facilement et sans choix cornélien tout simplement parce qu’on ne nous l’offre pas. A chaque montée de niveau, les compétences sont automatiquement débloqués de même pour le compagnon. Bon, il n’y a rien d’autre à dire, le gameplay est très équilibré et aucun pouvoir ne parait démesuré.

Graphiquement par contre, j’avoue avoir été déçu par les graphismes très simples, presque cartoon ne collant pas vraiment avec l’ambiance dark de Diablo. Ce qui peut passer pour Starcraft et Warcraft rend moins bien mais bon, c’est aussi une question de moteur. En tout cas, le jeu semble être ouvert à pas mal de configurations même celles plus basique. Ils ne sont pas fous chez Blizzard, on cible un max de monde. Par contre, la qualité des cinématiques arrache tout mais ça, je l’ai déjà dit.

L’histoire demeure traditionnel mais permet de traverser des environnements variés et de bénéficier de pas mal de boss, tous réussis au niveau du design global. On soulignera le bel effort pour approfondir le background de l’ensemble des personnages même les marchands. On se prend au jeu et on choisit son follower préféré. Je trouve dommage par contre qu’il n’y a pas eu davantage de prise de risques au niveau de la réalisation pour les cutscenes, quelques zooms à droite et à gauche, c’est tout?! Par contre, c’est avec un véritable plaisir qu’on lit les différents livres du jeu pour en connaître davantage sur ce monde.

Pour ma part, j’ai effectué l’ensemble du jeu en solo sauf pour le boss final où j’ai galéré comme un porc avant de me rabattre sur le coop pour pouvoir le défoncer comme il faut. Du coup, j’ai pu comparer les deux plaisirs de jeu et il en ressort nettement que les deux gameplays sont différents. Alors qu’en solo, on prend davantage le temps d’explorer la map, de réfléchir à des stratégies pour affronter les ennemis et surtout de s’imprégner l’histoire et de flipper de temps à autres (tout seul devant un boss démesuré).

La coop est tellement bourrine qu’on ne planifie pas vraiment, on se contente de cliquer comme un taré et ça marche. Alors que j’ai passé une heure à essayer de battre le boss final tout seul, je l’ai tué du premier coup en coop. Le jeu devient nettement plus facile car en général le barbare se prend tout dans la gueule et les autres le soutiennent. Les boss ont beaucoup plus de mal ne sachant pas trop qui attaquer (tout le monde se met sur un coin de l’écran). Donc je vous conseillerais de privilégier le solo pour une première partie afin de profiter de l’histoire avant de vous rabattre sur le multi donc d’utiliser la coop uniquement quand vous êtes bloqués.

Le jeu bénéficie de quatre actes, un acte correspondant à un univers. J’ai largement préféré le troisième nous déposant dans une zone de bataille rappelant beaucoup Le Seigneur des Anneaux. De plus, Diablo 3 offre un bestiaire très étoffé à tel point qu’à la différence de milliers de jeux, on n’a pas l’impression de retomber sur les mêmes ennemis avec des couleurs différentes. Vers la fin du jeu, ce sont des hordes qui déferleront vers vous, un véritable plaisir même si ça devient parfois brouillon surtout en coop à 4. Le pire, c’est quand on paume le pointeur de la souris.

Image de Diablo 3

Des effets spéciaux simples et spectaculaires malheureusement ils nuisent parfois à la lisibilité. 

Test

Graphisme : 8/10 – Autant le moteur du jeu paraît simple et n’a rien de novateur (celui de Starcraft 2 en légèrement amélioré), le design global des décors et du bestiaire est une pure merveille sans oublier les cinématiques. Comme quoi un jeu peut être moyen graphiquement mais attirant. A noter qu’il conviendra à la plupart des PC et évitera les lags en ligne. Tout est prévu.

Gameplay : 9/10 – On a rarement fait plus équilibré même si on pourra pester sur le level-up bloqué, au moins on pourra se rabattre sur les équipements configurables de différentes manières et vu le nombre des équipements proposées, il y a de quoi faire. En plus, les classes sont tellement différentes que commencer la partie avec une autre classe équivaut à jouer un autre jeu.

Durée de vie : 10/10 – Une quinzaine d’heures pour boucler le solo tout seul, c’est déjà excellent et en plus le multi offre tellement d’options supplémentaires sans compter que Blizzard à penser à doser les difficultés. L’acte I du niveau de difficulté Cauchemar est adapté au joueurs à partir du niveau 30. Pour débloquer tous les hauts-faits, il faudra une vie.

Histoire : 7/10 – Très classique mais merveilleusement mise en scène durant les cinématiques (pas pendant les cutscenes par contre). De plus, les dialogues avec les personnages permet réellement de les étoffer donc les rend attachant ce qui est très rare dans un Hack’n Slash.

Son : 9/10 – Une merveille, certaines musiques sont sublimes surtout vers la fin.

Son point fort - Le premier Hack’n Slash que j’ai aimé.

Son point faible - Graphiquement, ce n’est pas top.

Image de Diablo 3

Des hordes d’ennemis déferleront vers la fin du jeu. 

Conclusion

Diablo 3 a réussi la performance a être le premier Hack’n Slash à me captiver de bout en bout à tel point qu’il devient difficile de lâcher le clavier et la souris. Le pire, c’est quand on voit les heures défiler à une vitesse hallucinante. Quand on joue à Diablo 3, le monde se met sur pause et ça, c’est la marque des très grand jeux.
Trophée9/10

En bonus le court métrage disponible sur le net:

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Notez-le aussi:
Rating: 9.2/10 (6 votes cast)
A propos de l'auteur : (1331 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


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  • Blackstaff

    Il y a une tâche assez sérieuse dans l’introduction. En effet, Baldur’s Gate est autant un hack’n'slash que Diablo est une simulation d’échec…

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Ouais, c’est vrai mais à l’époque, je considérais les deux comme équivalent. Il s’agissait de prendre un mec de l’équiper et d’aller buter des gars en cliquant comme un taré dessus. Mais où s’arrête le Hack and Slash et où débute le jeu de rôle?

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