"Houston, nous avons un problème." (Apollo 13, 1995)

[Critique|Test] Binary Domain

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Les androïdes rêvent-ils de jeux vidéos ?

Fiche

Éditeur:Sega
Développeur:Sega
Plate-forme:Playstation 3, PC, Xbox 360Date de sortie:27 avril 2012
Genre:Action, Third-person shooterClassification:Déconseillé aux moins de 18 ans
L’histoire se déroule dans le Japon futuriste, à Tokyo, en 2080. C’est la stupeur après avoir découvert un simulacre, un robot à l’apparence humaine (un peu comme le Terminator). Le joueur incarne Dan un Casseur, soldats ayant pour mission de faire respecter la Convention de Genève qui limite la robotique. Il est envoyé au Japon, soupçonné d’avoir créé ces robots.
Image de Binary Domain

Une équipe internationale (américain, anglais, chinois). 

Critique

Quelle surprise ce Binary Domain. L’arrivée d’une nouvelle franchise est toujours un évènement à l’heure actuelle où les studios sont de plus en plus frileux à tenter le pari. En plus, si c’est pour tomber sur des bons jeux comme ça, on en redemande.

Déjà, le meilleur point concerne le scénario qui, à défaut d’être original, tente de concilier des réflexions philosophiques à la Metal Gear Solid (lorgnant plus sur Blade Runner ici) et le grand public via des répliques bien senties n’ayant rien à envier aux meilleurs buddy movies. En s’installant dans un futur où les robots font partie de la vie courante et où la Terre a subi un cataclysme, Binary Domain permet au joueur de découvrir un nouveau monde, excitant son côté aventureux et sa soif de nouveautés. De plus, il prend le soin de bien détailler les contours politiques et philosophiques de l’aventure via la présence des simulacres, robot à la peau humaine (ignorant être des robots), infiltrés parmi nous depuis des années. Le jeu démarre avec la découverte d’un de ces simulacres, s’enchaîne ensuite la découverte du héros Dan et de son compagnon Bo, deux soldats envoyés dans la nation japonaise soupçonnée d’avoir donné naissance à ces simulacres.

Dan est un pur cliché du héros américain, fort, pas sérieux pour un sou et rien dans son look ne permet de le différencier des autres héros qui émaillent dans les jeux du genre, on est même déçu de sa banalité. Mais ce n’est que le premier sentiment, par la suite, on s’amuse bien à le diriger et à le voir balancer des blagues surtout avec son pote, un tank humain, me rappelant un des héros de Crysis. La prise en main est immédiate, le jeu étant très classique. On s’éclate alors à bousiller les robots ennemis dont les membres se brisent au contact des balles. Une euphorie s’empare de nous lorsqu’on voit les bras tomber, les armures se désagréger laissant alors transparaître le corps nu des tas de ferrailles (on se surprend à hurler « Tatatatatatata, take it mother fucker! »). Un très bon point qui permet de contrebalancer le classique de l’ensemble et des ennemis peu variés. Aussi on soulignera des QTE toujours bienvenu et des armes suffisamment varié.

Binary Domain est excellent dans sa première partie et sa dernière mais beaucoup moins dans sa deuxième. Avec l’arrivée de très nombreux personnages sans le temps de les développer (à la manière d’un RPG), ça se dilue un peu. Dommage de ne pas avoir supprimé des personnages et d’avoir pris le temps de tous les approfondir correctement. Pour les cinématiques, on sent l’influence de Metal Gear Solid mais bon, ce n’est pas l’équipe de Kojima, elles sont sympathiques mais se font descendre par la maestria de celles des aventures de Snake.

De plus l’histoire semble avoir été oubliée un moment, contrairement à un Metal Gear Solid qui pense à développer épisodiquement son intrigue. Du coup, on subit un enchainement de situations n’ayant plus réellement de tensions. On ne fait que traverser une ville. Toutefois y a du bon (surtout dans la base des rebelles) mais du moins bien aussi. Heureusement, la fin de l’intrigue offre de multiples rebondissements et permet d’effacer la déception.

Les boss sont plutôt sympathiques, démesurés, ils rendent les combats presque mythologiques. Mention spéciale à celui sur l’autoroute par sa taille (même si c’est un des plus faciles).

Image de Binary Domain

Le premier simulacre à apparaître aux yeux du monde. 

Test

Graphisme : 7/10 – Seul les textures pêchent par leur pauvreté. Sinon, il n’y a pas grand chose à reprocher au jeu. J’adore les détails sur les robots, les voir se désagréger au rythme des impacts des balles est une délice dont on ne se lasse jamais. Dommage qu’il n’y ait pas la même chose pour les zombies.

Gameplay : 8/10 – Du TPS classique, maniable et rythmé. Notons aussi une notion RPG avec la présence de customisation d’armes et de nanomachines, toutefois ça reste très rudimentaire et ne permet pas beaucoup de choses, dommage.

Durée de vie : 5/10 – 8h de jeu, ce n’est pas beaucoup mais ça reste dans la moyenne du genre. A noter la présence d’un mode multijoueur.

Histoire : 8/10 – J’ai beaucoup apprécié l’effort des développeurs d’insérer un background et du développement des personnages. On sent l’héritage de Metal Gear Solid et de Blade Runner, deux références absolues. Ça permet de contrebalancer un peu avec les jeux du genre qui se contente un peu de faire du pan-pan. Aussi, Binary Domain a pas d’humour.

Son : 7/10 – C’est efficace sans être transcendant, les musiques n’ont rien d’extraordinaires. Par contre les voix françaises, argh!

Son point fort - Son histoire.

Son point faible - Les textures à la ramasse.

Image de Binary Domain

Admirez les impacts de balles sur les robots. C’est un régal. 

Conclusion

Binary Domain est un bon jeu qui pêche par ses textures un peu vieillottes mais propose une aventure efficace et défouloir sans oublier une histoire intéressante.
Trophée8/10

VN:F [1.9.22_1171]
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Rating: 7.8/10 (4 votes cast)
A propos de l'auteur : (1327 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


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