Critique : Seul sur Mars

Seul au Monde 2

Fiche

D’après le roman d’Andy Weir
Titre:Seul sur Mars
Réalisateur(s):Ridley Scott
Scénariste(s):Drew Goddard
Acteurs: Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Michael Peña, Sean Bean, Kate Mara, Sebastian Stan, Aksel Hennie, Chiwetel Ejiofor, Donald Glover
Titre original:The MartianDate de sortie:21 / 10 / 2015
Pays:États-UnisBudget:109 000 000 $
Genre:Aventure, Drame, Science fictionDurée:2h 24

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Pour Noël, le petit Matt Damon avait souhaité vivre tout seul. Et comme un certain Kevin McCallister, son vœu a été exaucé. Le con, il aurait quand même dû attendre de rentrer sur Terre avant de faire ce vœu.

Critique

Au départ, j’avais ricané en lisant le pitch de Seul sur Mars. Il faut dire que se payer le luxe de devoir ramener à nouveau Matt Damon depuis une planète déserte après un certain film de Nolan. La blague commence à coûter cher. Déjà, qu’il a fallu le sauver dans Il faut sauver le soldat Ryan (je ne vous rappelle pas le coût humain, hein). Ensuite, le film de Nolan (avec tout un univers à traverser à bord d’un vaisseau au prix immensurable). Et maintenant, paumé sur la planète rouge parce qu’il a raté son train. La prochaine fois, Matt, tu te démerdes pour rentrer, hein ?

Au début, j’ai bien eu du mal à ne pas avoir des flash-backs de Prometheus. Encore plus durant la grosse tempête où c’est limite, si je n’ai pas eu l’impression que l’équipage allait tomber sur un œuf d’Alien. Ce démarrage mis à part, Seul sur Mars n’a rien à voir avec Prometheus (sauf pour la réalisation, Ridley Scott oblige). Au contraire, c’est plutôt du côté de Seul au Monde qu’on se dirige.

Mais où est donc Wilson ?

Par contre, grosse déception, pas de Wilson en vue. Mais pour se remonter le moral, on bénéficie à la place d’un impressionnant casting avec pas mal d’acteurs issus (ou qui vont faire partie) de l’univers Marvel. Le Soldat de l’Hiver (Sebastian Stan), la Femme Invisible (Kate Mara), le best friend d’Ant-Man Luis (Michael Peña) et Baron Mordo de Doctor Strange (Chiwetel Ejiofor). Comme vous pouvez vous en douter, un tel casting signifie que le sentiment de solitude est totalement absent du film du jour. À la place, on préfère multiplier les points de vue. C’est un parti-pris qui change. Ça permet un rythme solide sans temps mort, et ce, malgré, les deux heures et vingt minutes qui composent la durée totale.

Néanmoins, c’est Matt Damon qui tient le film. Notamment, grâce à un ingénieux procédé permettant de palier à la regrettable absence de Wilson. D’après mes sources, Wilson n’a pas fini à temps son 40ème tour du monde sur l’eau et n’a donc pas pu se libérer pour participer au projet. Bref, au lieu de parler à un ballon de Volley, le personnage de Matt Damon parle aux caméras composant son habitat dans l’optique de laisser un héritage : son journal. Ainsi, il multiplie les répliques hilarantes dont une renvoyant à un personnage Marvel très connu.

Un côté plan-plan

Ce qui transpire aussi de Seul sur Mars, c’est la sensation de réalisme. À aucun moment, on a l’impression qu’ils en font trop. Tout semble crédible de bout en bout. Et c’est justement ce point qui rend l’aventure passionnante. Même les péripéties ne sont pas excentriques.

Malgré tout, j’avoue être sorti de la salle avec une pointe de déception. Très légère, je vous rassure vu le plaisir que j’ai pris, mais présente quand même. En fait, je m’attendais à un peu plus de la part du long-métrage. Au final, en vulgarisant, il ne s’agit que d’une simple histoire de naufragé. Sauf qu’au lieu de l’océan, on est sur une autre planète. Aussi, aucune tension ressentie durant le visionnage. Aucun stress. Même pas durant le climax. Alors que pourtant… En fait, je n’avais aucun doute quant à l’issue. Mais vraiment aucune. C’est dommage.

Par Christophe Menat qui en a marre de ramener Matt Damon, le .

« Faites gaffe, les gars. Avec ce Ridley Scott, je me méfie. Donc si vous voyez un alien, ne vous fiez pas à la tagline ‘Dans l’espace, personne ne vous entendra crier’ et hurlez ! »

Conclusion

Je n’ai pas vu les deux heures vingt passer durant le visionnage de Seul sur Mars. Très solide, le nouveau film de Ridley Scott offre une histoire passionnante de bout en bout avec pas mal d’humour et d’espièglerie. Le tout dans un emballage se voulant le plus réaliste possible. L’ensemble du casting est remarquable. Malgré tout, je regrette le côté plan-plan de l’aventure.

+

  • Photographie magnifique, comme toujours chez Ridley Scott
  • L’humour léger
  • La multiplication des points de vue permettant d’éviter de rentrer une histoire en solitaire soporifique

  • Pas vraiment surprenant
8/10
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A propos de l'auteur : (2814 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Silferaw

    C’est bon, tu m’as convaincu, dès la semaine prochaine, je vais le voir 😛