Nick la critique : Passengers

Affiche française du film Passengers avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt

Une histoire de réveil

Fiche

TitrePassengersTitre VO
RéalisateurMorten TyldumScénaristeJon Spaihts
ActeursJennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen, Laurence Fishburne, Andy Garcia
Date de sortie28 / 12 / 2017Durée1h 56
GenreAventure, Drame, Romance, Science fictionBudget110 000 000 $

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Qui n’a pas rêvé de s’envoyer en l’air dans l’espace ?
Personne ? Y a personne ? Eh ben, si. Il y a Jennifer Lawrence (X-Men) et Chris Pratt (Guardian of The Galaxy) qui ne sont plus à présenter.

Pourquoi ce film ?

C’est la question que l’on se pose à chaque fois qu’on fout des euros en l’air.
Mais pourquoi Passengers ? Passengers nous raconte l’histoire d’un passager puis de deux passagers, tous deux enfermés dans un gigantesque vaisseau de la compagnie Headstone. Headstone que je traduirai ici, littéralement par tête de pierre ou tête en pierre voire tête défoncée par une pierre. Je m’explique, parce que vu le film que j’ai regardé.

Le réveil de Jim

Tout débute dans l’Avalon. Jim Preston (Chris Pratt) est réveillé par un choc stellaire. Tout d’un coup, lève-toi et marche. Son frigo taillé sur mesure tombe en panne et du coup, il se retrouve dans un vaisseau avec 5 000 produits surgelés. Il est l’ « élu » du dieu Headstone. Le nouvel homme dans une planète volante qui se tape la discute avec un robot (Martin Sheen) dans un bar à vin. Le serpent originel ?
En effet, Jim vit seul dans le vaisseau et on ne le voit jamais aller aux toilettes dans ce grand habitacle. On ne pisse pas dans l’espace ? Et il reste comme ça pendant un an et trois mois.
Bien entendu, Jim n’est pas resté sans manger. Et c’est là que le film perd de sa saveur.

La lutte des classes aussi dans l’espace

Au moment du repas, Jim ne faisant pas partie d’une certaine classe ne peut pas bénéficier d’un type de repas plus confortable. Et le comble, pour tout couronner, dans l’enchaînement de sa panique, il va utiliser l’appel SOS, il se retrouve à payer environ 6 000 dollars pour un message que n’arrivera que dans 19 ans.
Eh oui, l’idée originale était d’effectuer un voyage de colonisation sur une autre planète headstonienne durant 120 ans et le tout dans un frigo.
Déjà, le SOS à 6 000 dollars m’a foutu par terre. Il quitte le merdier pour en retrouver un autre. Mdr !!!
Entre nous, quand t’as vu des tas de films de science-fiction qui traitent de l’hyper espace, c’est à se demander si les scénaristes sont au courant qu’on a déjà vu un film ou une série qui parle du même sujet.

Le réveil de Aurora Lane

Un passage assez biblique-like, je trouve. Le serpent originel prend l’allure du cyborg barman. Genre, vas-y bois et fais ce que tu dis et tout ira bien même si c’est mal.
Jim tombe amoureux d’une frigorifiée qui s’appelle Aurora (J.Lawrence). Il ne veut pas ouvrir le frigo, mais il finit par craquer. La tentation ! (ça m’a rappelé une île)
Effectivement, je suis resté jusqu’au bout.
Aurora Lane est une hystérique comme J.Lawrence sait bien les interpréter et franchement, elle m’a bien fait rigoler par moment.
Tantôt intelligente et tantôt naïve, on a quand même envie de la gifler avec Jim malgré cette parfaite alchimie.

Le réveil de Gus Mancuso

En effet, vous avez constaté que ma critique ne parle que de réveil. Vous savez ce qui vous attend. Un conseil : portez un oreiller et un réveil avec vous. Ça peut servir.
Le réveil de ce fameux Gugus (Laurence Fishburne), qui est assez déique se solde en maladie. Un ange porteur de message pour ce couple Jim/Aurora qui s’est clashé auparavant. Tous deux unis dans la catastrophe, il a fallu que Gus se réveille et meure pour réconcilier les amants dans la destruction partielle du vaisseau par un vulgaire caillou de l’espace. Pour tout couronner, Jim est mécano.

Par , le7 janvier 2017.

Conclusion

En résumé, quand Headstone se prend un caillou, ça fait bouyou-bouyou dans l’espace. Ce film, c’est plutôt on a du budget et on va en mettre plein la vue. Et là-dessus, rien à envier à la qualité artistique des graphistes. Mais malgré l’énorme performance des acteurs de ce film, le caillou ne peut que rester en travers de la gorge une fois sorti de salle. Et en toute honnêteté, un remake de Passengers avec des lézards aurait plus de succès :

The very definition of lounge lizards

These guys would have killed that Titanic scene 😔

Publié par Metro sur mercredi 4 janvier 2017

+

  • Plans réussis
  • Le jeu des acteurs est convaincant
  • Quelques touches d’humour
  • Recommandé pour les insomniaques

  • Les scènes d’actions sont très lentes
  • L’univers est parfois ennuyeux
  • L’effet de surprise est raté
3/10
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A propos de l'auteur : (17 articles)

Avatar de l'auteur Nick SongsComédien étudiant le théâtre à l'atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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