Critique : Miss Pérégrine et les enfants particuliers

Affiche de Miss Pérégrine et les enfants particuliers

Les X-Men de Tim Burton

Fiche

D’après le roman de Ransom Riggs

TitreMiss Pérégrine et les enfants particuliersTitre VOMiss Peregrine’s Home for Peculiar Children
RéalisateurTim BurtonScénaristeJane Goldman
ActeursEva Green, Asa Butterfield, Ella Purnell, Chris O’Dowd, Allison Janney, Terence Stamp, Rupert Everett, Judi Dench, Samuel L. Jackson
Date de sortie05 / 10 / 2016Durée2h 07
GenreAventure, Drame, FantastiqueBudget110 000 000 $

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Photo de Miss Pérégrine et les enfants particuliers avec Eva Green et Asa Butterfield

« La preuve que je ne suis pas un lapin, je suis à l’heure. »

Critique

Durant ma jeunesse, Beetlejuice, Batman: Le Défi, Edward aux mains d’argent, Mars Attacks et Sleepy Hollow faisaient partie des films dont je ne me lassais jamais de revoir (encore aujourd’hui, je pourrais me les refaire si je trouvais le temps, mais là est une histoire pour une autre fois 😀 ). Autant dire que je tenais Tim Burton en haute estime. Toutefois, cette dernière avait sévèrement chuté ces dernières années entre un Alice au pays des merveilles que j’avais trouvé mauvais, un Dark Shadows passable et un Frankenweenie vite oubliable (je ne compte pas Big Eyes vu qu’il marque une rupture dans sa filmographie en étant plus « classique »). Toutefois, avec Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers (ça, c’est du titre à rallonge), le mec aux cheveux jamais coiffés revient au top.

Je ne sais pas pourquoi, mais il y avait quelque chose dans ce Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers (que je qualifierais par la suite de Miss Pérégrine tout court pour écrire plus vite – ouais, je sais CTRL+C et CTRL+V, mais non) qui m’attirait inexorablement au point de vraiment m’exciter lorsque je suis allé voir le film et visiblement, je ne suis pas le seul si on se fie à ses très bons scores au box-office.

Eva m’a reconquis

Pourtant, la perspective de retrouver Eva Green en tête d’affiche était loin de m’emballer, n’appréciant que modérément l’actrice (pour tout vous dire, c’est elle qui m’a fait lâcher la série Penny Dreadful) même si elle m’avait subjugué dans Casino Royale (je crois même bien que j’en étais tombé amoureux). Eh bien, je renoue avec le James Bond, car dans le film du jour, je me suis régalé avec l’actrice (mais nooon, je ne l’ai pas bouffé). Elle fait des étincelles dans le rôle de Miss Pérégrine (là, c’est le nom du personnage, pas du film). Un de ses meilleurs rôles sans aucun doute.

Les qualités ne s’arrêtent pas à Eva Green. Je reconnais aussi au film de Tim Burton, sa capacité à me surprendre grâce à une foule d’idées qui permettent de donner naissance à un univers captivant. Parmi les idées, je pense notamment aux enfants particuliers. Leurs pouvoirs et leurs contextes sont certes classiques (en fan de Marvel, j’ai pensé très fort aux X-Men – je m’attendais presque à voir Miss Pérégrine hurler le cri de guerre de Charles Xavier revisité : « Venez à moi, mes Enfants Particuliers. »), mais ils sont si uniques, si « particuliers » qu’ils captivent dès le premier regard posé sur eux. Mon préféré ? Après moult hésitations, je penche pour la petite fille à la force herculéenne.

Photo de Miss Pérégrine et les enfants particuliers

Est-ce nous qui regardons un film ou est-ce eux ? … … Ouh là, j’ai mal à la tête.

Quand Tim refait du Burton

L’ensemble est contenu dans des décors envoutants, notamment la fameuse école de Charles Xavier – euh pardon, je voulais dire l’hôtel particulier de Miss Pérégrine. Le tout sur un impeccable rythme qui permet aux deux heures sept de passer sans qu’on ne les voie. Il faut dire qu’il y a tellement à raconter qu’on ne s’ennuie pas un instant. De plus, l’histoire n’hésite pas à parfois aller dans le terrifiant malgré son statut de film pour la famille (on retrouve ainsi un des points forts des meilleurs Tim Burton).

Autre point fort, la prestation de Samuel L. Jackson en grand méchant. Alors là, le mec m’a tué durant le climax. Alors que j’étais déçu du côté assez sage de la dernière partie du film malgré quelques bonnes idées, l’interprète de Nick Fury a essuyé cette déception en faisant ce qu’il sait faire de mieux : cabotiner. Avec un ratio impressionnant d’hilarantes répliques à la minute, le mec m’a bien fait rire.

Tim Burton à son top… Grâce à une Goldman ?

Si le film est une réussite, je pense que c’est avant tout dû au talent de la fidèle collaboratrice de Matthew Vaughn, Jane Goldman (normal, c’est une Goldman). Faut dire que la dame aux cheveux colorés et aux énormes obus (regardez les photos, c’est assez impressionnant) a un talent fou. Elle a signé les scénarios de Stardust, le mystère de l’étoile, Kick-Ass, X-Men: Le commencement, La dame en noir et Kingsman: Services secrets. Tiens donc, comme par hasard, j’ai adoré tous ces films. Jane Goldman arrive toujours à insuffler à ces histoires un rythme rapide, des répliques marquantes et des personnages hors du commun. Pour réussir un film fantastique et atypique, vaut mieux l’embaucher.

Par qui espère que son gosse sera particulier, le4 octobre 2016.

Photo de Miss Pérégrine et les enfants particuliers avec Asa Butterfield et Ella Purnell

Vol au dessus d’un ado.

Conclusion

Quel plaisir de retrouver le Tim Burton que j’aime avec Miss Pérégrine et les Enfants Particuliers. Grâce au talent de Jane Goldman (Kingsman) au scénario, le réalisateur signe un de ses meilleurs films de ces dernières années. Ok, ok, la concurrence n’était pas rude, mais il n’empêche que j’ai retrouvé tout ce que j’aimais dans les vieux films du réalisateur : un univers fort, des personnages atypiques (pour ne pas dire particuliers) attachants et une histoire montée sur un bon flow.

+

  • Eva Green et Samuel L. Jackson
  • Univers fourmillant de bonnes idées
  • Adorables enfants particuliers
  • Méchants qui font… méchants (oh)

  • Climax pas fou fou par rapport au reste du film
Trophée8/10

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A propos de l'auteur : (2714 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Yanis SOUILLARD

    A enfin une critique positif de Mr. Marvelll qui nous rassure, car en lisant les autres critiques, je pensé que Tim Burton était mort ! Heureusement que tu es là pour sauver la mise ! En tout cas, sa donne envie, j’adore l’univers burlesque, kitch et de poésie qu’il donne à ses films !

    • Ah ouais ? Elles sont si mauvaises que ça, les autres critiques ?

    • icarus

      Perso j’ai vu un bon 80% de critiques positive sur ce film sur le net (et j’en ai lu pas mal). Tim Burton est de retour d’apres ce qu’on dit

  • Petite précision qui ne critique en aucun cas le travail de la scénariste : Miss P. est avant tout une trilogie (peut-être même que quadrilogie), donc il faut aussi féliciter l’auteur. 😉
    (les copines qui ont lu Miss P. ont adoré l’ambiance et l’ambivalence du roman ; elles m’ont précisé que la fameuse miss y est autant une protectrice qu’une sorte de… gardien de prison ; car les mômes sont loin d’être inoffensifs – je ne sais pas si ça a été conservé dans le film car Tim Burton a adapté très librement pour apporter sa propre patte).
    J’espère pouvoir le voir car il est peu probable que je lise les romans.

    • Tout à fait, mais n’ayant pas le livre, je ne pouvais pas féliciter l’auteur, car je ne sais pas trop ce qu’il a fait. Mais ton commentaire m’a fait penser à un truc. Je l’ai vérifié et c’est confirmé. Jane Goldman n’a jamais signé de scénarios originaux ! A chaque fois, c’était soit une adaptation d’un roman, d’un comic ou un remake. Là est donc son vrai talent, réussir à sortir la moelle de l’œuvre d’origine pour l’adapter sur grand écran.

      Concernant le côté ambivalent de la Miss, ce n’est pas exactement ça, mais on n’en est pas loin 😉

      En tout cas, je t’encourage à foncer le voir.

      • Adapter un roman (ou tout autre support) pour en tirer un scénario, c’est un métier à part entière (à titre perso, je qualifierais même ça d’art à part entière, c’est bien pour cela que je ne remettais absolument pas en cause le travail de Jane Goldman et que j’ai préféré le préciser ; d’ailleurs, accessoirement, j’ai préféré le film Stardust au roman (mais chuuut, il ne faut pas que je le dise trop fort, au cas où il y aurait des fans de Gaiman dans la salle)).
        Sinon, je confirme que j’espère bien voir Miss P., surtout que sur le papier, en particulier dans la chronique ci-dessus, il y a tout pour me plaire…
        Je me planifie ça pour le 15 octobre.

  • Captain Cook

    Yep bien sympa je trouve.

    Ensuite….c’est pas un grand film je trouve….ni un grand Burton….(ils y en a encore qui espère ^^).

    Mais trés franchement j’ai trouver sa trés sympa….largement mieux que c’est dernier films….et juste en tant que film….vraiment bon.

    Pourtant j’ai eu du mal au tout début du film (au moins 10 a 15 minutes avant que je rentre dans le truc), mais ensuite….trés cool.

    J’ai surtout adoré les gosse (certain trés Burtonien 😀 ), comme par exemple celui qui donne vie au chose mortes ou inanimé !!!

    Et Eva Green…..rahhh….je suis pas trés objectif pour elle….je l’avoue 😛 .

    Mais ouep ma pas ennuyer….au contraire.

    Donc au final (sans doute par ce que j’en attendais rien), passer un bon moment.

    7,5/10

  • Silferaw

    J’ai vraiment adoré, bien que les enfants présents avaient peur et faisaient du bruit, ça faisait longtemps que je n’étais pas sorti d’une salle de cinéma aussi enjoué. J’ai adoré, l’univers, les personnages, les quelques références.

    • Tu m’étonnes que les gosses aient flippé. Ça, c’est le Tim Burton que j’aime, celui qui me faisait flipper quand j’étais petit.

      • Silferaw

        Les musiques m’ont fait penser à Charlie et la Chocolaterie (à certains moments), et pour une fois, c’est bien de pas avoir Jonnhy Depp, il m’a pas manqué le bon bougre.

        • C’est clair que Depp chez Burton, ça tournait en rond. Le mec faisait toujours la même chose.

  • De retour sur le sujet… Alors voilà, j’ai été voir le film le week-end dernier et j’ai vraiment hésité à venir donner mon avis car je ne partage pas l’enthousiasme général. J’en attendais sans doute trop.
    J’avoue que j’ai été plutôt déçue par Miss P., si j’ai apprécié l’esthétique, que j’ai trouvé Eva Green juste parfaite, j’ai aussi trouvé qu’il y avait trop d’incohérences et d’absurdités dans le scénario, tout du long.
    [attention, spoilers !]
    Un détail tout con ? La nénette qui arrive à nager façon petite sirène alors qu’elle a ses chaussures lestées aux pieds et qu’elle devrait donc se déplacer comme un scaphandrier… Comment peut-on laisser passer un détail pareil alors que juste avant, quand elle plonge, elle se sert justement de ces mêmes chaussures comme lests ?
    Puis au sujet du bateau… sa remontée à la surface et le reste, ça m’a achevée bien avant l’apparition des squelettes. J’attendais mieux d’un film tiré d’un roman (dois-je en déduire que ce dernier ne vaut pas mieux ?)
    Bref, ce genre de détails m’a un peu gâché le film et pas permis de m’y immerger complètement.
    Mon conjoint, de son côté, a carrément détesté… Pour lui, Burton, c’est terminé, il n’ira plus jamais en voir un.
    (pour vous donner une idée, il a préféré le dernier Bridget Jones, auquel il a été juste pour me faire plaisir et qui n’était vraiment vraiment pas sa tasse de thé ; ça en dit long, quand même)

    • Ah, ah, ouch. Franchement, je ne m’attache pas trop à ce genre de détails, car vu le film, je ne m’attends pas à un film sérieux. Dès lors, ça ne m’a pas vraiment choqué, car ce n’est pas ce qu’on appelle un film réaliste 😀

      Pour la fille qui nage dans l’eau. On pourrait dire que ses vêtements mouillés (c’est lourd quand même une chemise mouillée) lui permettent de rester stable dans l’eau.

      • Il est certain que chacun s’approprie le film comme il veut. 😉

        Ma prochaine séance cinéma devrait être plus « joyeuse », car j’espère voir le film du Palma Show (j’ai impérativement besoin de voir quelque chose qui me fasse rire, urgemment ^^ ).