"What happened to the american dream? It came true. You’re lookin’ at it." (Watchmen, Le Comédien au Hibou 2)

[Critique] Lock Out

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Le nanar sympa du 21ème siècle

Fiche

Réalisateur(s):James Mather, Stephen St. Leger
Scénariste(s):Luc Besson (Arthur et la guerre des deux mondes), James Mather, Stephen St. Leger
Acteurs:Guy Pearce (Le Pacte), Maggie Grace (Faster), Vincent Regan (Ghost Rider : L’Esprit de Vengeance), Joseph Gilgun (la saison 4 de Misfit), Lennie James (Colombiana), Peter Stormare (L’Imaginarium du Docteur Parnassus), Jean-Jacques Ido (comme Jacky Ido), Tim Plester
Titre original:Lockout
Pays:FranceDate de sortie:18 avril 2012
Genre:Action, Science fiction, ThrillerDurée:1h36
Budget:30 000 000 $
MS One est une prison spatiale expérimentale où les 500 criminels les plus dangereux au monde sont maintenus dans un sommeil artificiel. Chargée d’une mission humanitaire, la fille du Président des Etats-Unis, Emilie Warnock, arrive à bord de la station. Une mutinerie d’une rare violence y éclate. Emilie et l’équipe du MS One sont prises en otage par les détenus. Le Président décide d’y envoyer l’agent Snow avec pour seule et unique mission de sauver sa fille et personne d’autre…
Photo de Lock Out

« C’est jouable! Je bute tout le monde, je récupère la blonde et je serais de retour pour Recherche appartement ou maison avec Stéphane Plaza. » 

Critique

EuropaCorp, c’est pas mal de films de gros bourrins mais on arrive quand même à pêcher quelques perles comme Taken, Les Petits mouchoirs, L’Homme qui voulait vivre sa vie, Haute Tension mais bon, c’est surtout beaucoup de bouses aguicheuses comme Banlieue 13, Columbiana, Les Rivières Pourpres 2. En fait, un film produit par la société de Luc Besson, c’est un peu comme au loto. Sauf que là, le bonhomme qui se marie avec ses actrices principales s’est mêlé au scénario, ce qui n’est jamais bon signe. Vous ne me croyez pas ? Allez, sur imdb.fr et regardez dans les films dont il a écrit/coécrit le scénario.

Bon, je ne vais pas vous mentir le générique d’ouverture est superbe, très drôle et avec une bonne idée concernant l’affichage des noms (seulement, c’est déjà vu dans la bande annonce). Guy Pearce est excellent dedans dans un ersatz de John McLane dans l’espace : clope au bec, mitraillette en main et répliques qui tuent, il va se charger tout seul comme un grand de se débarrasser des méchants terroristes qui ont envahi Nakatomi Plaza et kidnappé la belle Holly… merde, je me suis gouré de synopsis. Je me reprends, clope au bec, mitraillette en main et répliques qui tuent, il va se charger tout seul comme un grand de se débarrasser des méchants prisonniers qui ont envahi MS One et kidnappé la belle Emilie. Mince, il n’y a pas grand-chose qui change, fais gaffe Luc Besson, on va encore t’accuser de plagiat. Bref, cette blague moisie mise à part (je n’ai pas pu m’en empêcher), le film a plus à voir avec Fortress (le nanard culte avec Christophe Lambert) que Die Hard.

Photo de Lock Out

Une blonde avec un fusil à pompe, ça promet. Guy Pearce est en danger extrême.
Schwarzy aurait dit : « Erreur monumentale! ».
 

En regardant Lock Out, il faut être sacrément indulgent du côté des effets spéciaux surtout le passage à moto où le seul moyen pour masquer la pauvreté visuelle a été d’accélérer la vitesse de lecture, rendant non seulement l’ensemble presque illisible mais aussi indigeste. Bon, ben, c’est une production française, ils n’ont pas trop les moyens, on est indulgent et puis bon, il fallait les avoir ces couilles pour pondre un truc du genre dans le milieu frileux du cinéma français. Puis bon, 30 millions pour un truc qui normalement coûte le triple minimum, on s’y attendait.

Au moins les scènes d’actions sont rythmées, la réalisation est à la limite du bordel visuel mais ça reste matable. Surtout, au bout de quelques minutes vient la révélation du film : Joseph Gilgun. Le remplaçant de Nathan dans la série phénomène anglaise Misfits incarne ici le bad boy. Truffé d’artifices pour le rendre effrayant (tatouages, balafres, cicatrices, dent en fer, œil de verre, coiffure bordélique, oui vraiment la totale), il en devient classe et surtout quel style. Un méchant qu’on adore à tel point qu’il éclipse tout le reste du casting même Guy Pearce pourtant dans une grande forme. Comme par hasard, le film devient beaucoup moins intéressant dès qu’il sort de l’écran (et malheureusement, ce n’est pas le grand big boss).

Faut dire aussi que tous les meilleurs moments sont dans la bande annonce et le film tente de combler comme il peut les trous (plus on avance dans le film, plus l’intérêt décline et les rails du genre se mettent en place avec clichés à gogo). Quelle idée aussi d’avoir tout condensé niveau répliques dans la première demi-heure, à tel point que Guy Pearce ne récite plus que des banalités. Maggie Grace, bon, bon… Nan, je n’ai pas envie d’en parler. En fait, il n’y a pas grand-chose à dire sur ce film, on peut passer directement à la conclusion qui résume bien le trip. Juste une dernière phrase pour souligner ma déception concernant la fin bien bâclée.

Photo de Lock Out

Rien que pour lui, Lock Out mérite le visionnage. 

Conclusion

Lock Out, c’est typiquement le nanar sympa du 21ème siècle : quelques bonnes idées, de l’action bien emballé, des personnages marrants, des répliques cultes mais aussi beaucoup de creux (on réussit à s’emmerder alors que ça dure une heure et demie). Et comme pour tous les nanars du 21ème siècle, on a le résumé parfait de ce qu’il faut voir dans la bande annonce. Ce ne sont même plus des bandes annonces mais un moyen de voir ce qu’il faut voir d’un film sans payer la place de cinéma ou le DVD.
+- Joseph Gilgun
- Guy Pearce imite John McLane
- la première demi-heure
- fun
-- les effets spéciaux
- l’intérêt décline exponentiellement après la demi-heure pour aboutir à un final bâclé
5/10

Affiche de Lock Out Poster de Lock Out
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A propos de l'auteur : (1335 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


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